Indonésie

Danse kecak, singes voleurs et danseurs : bienvenue au temple d’Uluwatu à Bali

Bali. Ces quatre lettres sont synonymes de vacances danse le monde entier. L’île de Bali est tellement connue qu’on oublie un peu que cette île fait partie de l’Indonésie.  Moi le premier. Lorsqu’on m’a annoncé qu’on allait à Bali pendant ce voyage indonésien, j’avais la carte postale toute faite en tête : superbes plages, surf, hôtels somptueux… pas forcément ce que je recherche dans un voyage mais tout de même, je ne vais pas me plaindre. Et bien à Bali, ce qu’il y a de plus magique, ce sont ses temples.

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Indonésie

6 choses à faire à Jakarta

Mesdames et messieurs nous sommes toujours à 11 586 km de Paris, la température extérieure n’a pas changé, toujours 32°C, avec un taux d’humidité de 70% (oui votre chemise est déjà bien humide) votre blog voyage Vol 714 n’a pas bougé l’île de Java, et on vous lâche au milieu de Jakarta, capitale de l’Indonésie. A vous de vous démerder. 

Non bon, puisque je suis plutôt du genre sympa, je vais vous donner quelques bons tuyaux pour découvrir Jakarta, au milieu de cette grande fourmilière de 8.8 millions d’habitants. Des choses à voir, à manger, à apprendre… Oui des conseils car j’y ai eu la chance d’y passer quelques jours en mai avec l’équipe de l’office de tourisme d’Indonésie.

Balade dans le Vieux Batavia

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Je vous en parlais dans mon précédent post, le quartier historique de Jakarta vaut le détour : la place Fatahillah, le musée d’histoire de la ville, le café Batavia… bref de beaux bâtiments historiques, une ambiance moins étouffante que le centre ville moderne… un must do à Jakarata.
> mon article complet ici

Découvrir le Musée National d’Indonésie

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Sans conteste le plus beau musée d’Indonésie. Une collection complète sur 4 étages qui vous fera voyager dans tous les temps de l’Indonésie. La richesse de ce musée en fait un véritable trésor pour qui veut découvrir un peu de l’histoire de l’Indonésie. Prévoyez deux bonnes heures pour découvrir ce superbe musée.
> site internet 

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S’offrir une nuit de rêve au plus beau palace de Jakarta

Ok faudra un peu casser la tirelire mais si vous avez envie de passer une nuit de rêve dans un palace 5 étoiles, direction le Dharmawangsa. Mariage parfait entre les traditions indonésiennes et le luxe contemporain, vous succomberez aux deux superbes piscines de l’hôtel, aux myriades de services qui font de vous une star et à l’un des 4 restaurants dont un gastronomique.
> mon article complet sur le Dharmawangsa

Prendre le large aux 1000 îles

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L’une des choses les plus sympa à Jakarta ? C’est sa mer. Oui à 45 km par bateau, 76 îles, presque vierges, vous tendent les bras et leurs plages de sable fin. Snorkling, farniente, rencontre avec les tortues… bien loin des bouchons de Jakarta, l’Indonésie comme on l’aime.
> mon article complet sur les 1000 îles

Dîner au Kembeng Goela

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Pas évident de trouver un bon restaurant facilement à Jakarta. Nous avons eu la chance de passer une délicieuse soirée dans le restaurant Kembeng Goela. Un service aux petits oignons, une cuisine indonésienne traditionnelle (mais la carte est encore plus large) et notre dîner était vraiment délicieux. Comptez 20€ pour repas complet ce qui est relativement élevé pour le pays. Mais ça vaut le coup.

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Plaza Sentral, Jl. Jend. Sudirman Kav. 47-48,
Jakarta – Indonesia

Le Monumen Nasional

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Passage quasi obligé pour les habitants de Jakarta, la place Merdeka, la 2ème plus grande place au monde, vaut la balade, ne serait que pour admirer la monument dédié à l’indépendance du pays, le Monumen Nasional. L’entrée est payante pour pouvoir accéder tout en haut des 137 m de cette tour. Superbe vue garantie tout en haut. Attention plus de montée après 16h.

Alors que pensez-vous de cette petite sélection ? S vous connaissez la ville, j’aurais oublié des visites sympa ?

Je referme donc cette escapade à Jakarta avec cet article. Direction Bali…

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Vol 714 a 10 ans

Ambiance dinosaure aujourd’hui puisque je fête les 10 ans de mon blog voyage, le valeureux Vol 714. Le décollage de ce vol un peu spécial (un aller simple depuis 10 ans !) s’est fait au retour de mon premier voyage en Asie du Sud Est. Un roadtrip qui m’a emmené sur les rives du Mékong du Vietnam au Laos, en passant surtout par le Cambodge.. Et depuis ce vol n’a pas changé de destination : ne pas oublier mes voyages, voyager plus et partager. Vous avez remarqué pas question d’argent, de monétisation, de contenu optimisé, d’ebook, de pop up… J’ai d’autres sites internet pour cela. Non ici, c’est photos, des impressions, des écrits que je relis des années plus tard pour repartir un peu dans les coins que j’ai adoré.

J’ai même pu voyager plus grâce au blog et les divers propositions de voyage de presse que je reçois toujours avec autant de surprise : « oooohh trop cool je vais à …. ». Comme un gamin. D’ailleurs ce qui est marrant avec le blog voyage, c’est qu’on fait des rencontres de pays, de gens du coin, de guides mais on se fait aussi de solides amitiés parmi les blogueurs.  

Pour fêter ces 10 ans, pas de concours, pas de soirée, même pas un gâteau avec des bougies. Non des souvenirs. Puisque c’est le thème ici. Mes 10 meilleurs souvenirs, les 10 meilleurs voyages que j’ai pu partager sur mon carnet de voyage digital. Attachez vos ceintures, Vol 714 décolle pour un voyage dans le passé !

#1 Voyage en moto au Cambodge

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Certainement mon plus beau voyage. Totalement libre de mes mouvements, de mes envies dans un pays qui me passionne de part son peuple, sa lumière, son histoire. La moto m’a permis de découvrir des coins très éloignés des guides touristiques et surtout de rencontrer un peu plus des cambodgiens qui petit à petit au fil des années repeuplent leur campagne. J’avais aussi la joie de partager ce périple avec Van et Ro qui étaient en plein tour du monde en moto. Un voyage épique (serrer un moteur de moto en pleine cambrousse c’est toujours spécial), fort, libre. J’en ai des images plein la tête et plein le blog. Un voyage que je n’ai pas encore fini de raconter ici-même…
> mes articles sur mon voyage au Cambodge

#2 Blog trip au Pays de Galles

C’était déjà il y a fort longtemps mais à ce jour c’est le « meilleur » blog trip jamais fait. Attention, je ne dis pas que le pays de Galles est le plus beau pays mais il y avait une énergie dans ce road blog trip de dingue : 40 blogueurs du monde entier, 4 équipes qui traversent le pays de Galles de long en large sur des thématiques différentes (j’étais dans la team adventure) pour se retrouver en fin de semaine à Cardiff pour une soirée mémorable. Des émotions toute la semaine, des rencontres, des rires, des efforts, des peurs… inoubliable. L’un des challenges était de faire une vidéo… voici la notre (on aurait dû gagner Sandrine).
> mes articles sur mon blog trip au pays de Galles

#3 10 jours à Tokyo

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J’ai passé 6 mois d’échange universitaire à Tokyo mais comme je ne l’ai pas partagé ici, ça ne compte pas 🙂 Mais tout de même, juste après le tremblement de terre et Fukushima, j’ai maintenu un petit voyage de 10 jours à Tokyo chez un ami. Cette ville est dingue. J’adore m’y perdre, m’y noyer : pas de nom de rue compréhensible, pas de numéro de rue, une ville qui ne dort jamais dont les nuits sont vraiment dingues, des découvertes culinaires et délicieuses à tous les coins de rue… pffff tiens quand est-ce que je retourne à Takanobaba ?!
> mes articles sur Tokyo

#4 Le canal du midi en bateau

Grâce au blog, j’ai eu la chance d’avoir pour moi un bateau pour une semaine sur le canal du midi. Du coup j’ai invité quelques amis pour me faire ma croisière s’amuse à moi. Outre l’aventure que propose un périple en bateau qu’on conduit, ce canal du midi, historique et majestueux m’a permis de découvrir des coins, des villages dans une région que je connais pourtant très bien. J’en ai encore des images plein la tête. Et une vidéo.
> mes articles sur le canal du midi

#5 Blog trip Rêves de dunes en Tunisie

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Le départ d’une grande aventure pour moi avec la Tunisie que ce roadtrip d’une semaine à travers toute la Tunisie. De Tunis à Djerba, en passant par Tozeur, Matmatah et surtout la découverte du désert du Sahara. J’étais plutôt dans la team jmenfou quand on me parlait des sensations du désert. Après une seule nuit au milieu des dunes, des étoiles, du sable et du silence j’ai changé de team. Une soirée inoubliable et de belles amitiés.
> mes articles sur mon blog trip en Tunisie

#6 8 jours en Israël

Un pays fascinant. De la mer morte au lac de Tibériade, de Acre à Tel Aviv, jusqu’à Jérusalem, ce petit pays en surface est un livre d’histoire à ciel ouvert. Bien sûr l’histoire des religions mais aussi des romains (la forteresse de Massada), des croisades et l’histoire contemporaine… un voyage marquant. Vidéo un peu merdique mais elle a le mérite de donner un petit aperçu du voyage.
> mes articles sur mon voyage en Israël


Sous le Soleil de Terre Sainte par jef69

 

#7 Voyage en sac à dos dans le Yunnan (Chine)

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Le Chine c’est grand (j’ai toujours été assez doué en géographie). J’ai eu la chance de découvrir Shanghai, Xi’an et son armée de terre cuite mais surtout cette superbe région du Yunnan, à l’extrême sud de la Chine, qui touche le Laos. Entre la forêt de pierre de Kunming, les paysages tropicaux du Xishuangbanna, l’incroyable village de Dali pour finir aux portes du Tibet, on a l’impression de voir 10 pays différents. J’ai malheureusement beaucoup trop peu parlé de ce voyage ici.
> mes articles sur mon voyage au Yunnan

#8 Blog trip à Berlin

Berlin est la capitale européenne que je préfère. Longtemps divisée en deux par la guerre froide, une capitale qui reste le milieu symbolique entre l’Europe de l’ouest et de l’est avec des coins encore en friche qui donne cette atmosphère unique à Berlin. C’était aussi l’occasion de tester le dernier train Paris-Berlin de nuit, une expérience à lui tout-seul, stoppé depuis.
> mes articles sur mon voyage à Berlin

#9 Blog trip en Indonésie

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Moi de toutes façons dès qu’on m’emmène en Asie je suis content. Là c’était pour me faire découvrir une archipel, l’un des pays les plus peuplé d’Asie, l’Indonésie. Un peu comme en Chine, en 8 jours j’ai eu l’occasion de découvrir des paysages, des cultures totalement différentes. Un voyage passionnant que je n’ai pas encore fini de partager ici.
> mes articles sur mon voyage en Indonésie

#10 City trip à Istanbul

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Là on est dans la ville mythique. Trait d’union entre l’Asie et l’Europe, Istanbul est passionnante. Nous étions hébergés dans un bel appart dans le quartier Taksim juste en face de la colline où Ste Sophie, la mosquée bleue, la splendide citerne basilique s’offrent à vous. Là encore je suis surpris à quel point j’en ai peu parlé ici…
> mes articles sur mon voyage à Istanbul

C’est surement ça le revers de la médaille d’avoir un blog voyage pour le plaisir et de l’autre côté avoir peu de temps : il y a des priorités (comme travailler pour manger :p) qui font que je n’ai pas pu écrire sur certains voyages comme je le voulais. Je vais essayer de rattraper le temps dans les 10 prochaines années !

Indonésie

Les 1000 îles aux trésors

Parfois quand on arrive à Jakarta, on n’a qu’une envie : c’est d’en partir. Je vous rassure ce n’était pas mon cas mais je peux le comprendre : 8,8 millions de personnes, presqu’autant de voitures et de bouchons, de buildings… ce n’est pas tout à fait la carte postale d’Indonésie. Alors que font les jakartais (ou les touristes qui lisent Vol714) le week-end pour prendre une bouffée d’air ? Ils se font 1000 îles. Gourmands les jakaratais.

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Vous quittez ça…

 

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…. pour arriver à ça !

 

76 îles plus ou moins sauvages

Direction la mer de Jakarta à 45 km de la capitale. Les 1000 îles, Kepulauan Seribu en indonésien, sont en fait 76 (les indonésiens auraient ils des ancêtres marseillais ?). De toutes tailles, elles ne peuvent pas toutes accueillir des touristes. Celle qui attire le plus de monde est aujourd’hui Pulau Bidadari. Un peu trop m’as-tu-vu, un peu trop polluée et développée, nous avons coupé nos smartphones sur l’île de Pulau Putri, beaucoup plus sauvage pour notre plus grand bonheur.

Sur Pulau Putri, on y passe volontiers une journée. Une belle journée. Snorkling, plongée, farniente, nature, eaux turquoises, plage de sable blanc… la carte postale est bien là.

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Un petit air de Robinson Crusoë

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Faut avouer ce paysage repose. Ok il y a bien un resto sur l’île mais vous pouvez facilement vous isoler sur une des plages et vous la jouer Robin Crusoë. Ne rien faire. Juste la musique des vagues pour vous bercer et Wilson qui vous regardent.

Snorkling et découverte de la faune aquatique

Si vous avez la bougeotte, vous pourrez faire une petite balade en snorkling à découvrir les coraux. Je dois vous avouer honteusement que c’est ma grande première en masque et tuba (et palmes). Le monde du silence est effectivement assez incroyable. Même si les plus expérimentés de notre groupe trouvaient le site un peu pauvre. Pour rentrer dans l’eau, pour un frileux comme moi, on le fait sans réfléchir… elle est tellement bonne. J’ai pris beaucoup de plaisir pendant cette séance de snorkling.

Sinon, vous pourrez toujours jeter un oeil au mini jardin zoologique de l’île avec par exemple de superbes étoiles de mer… bleues.

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Ou encore admirer l’art local… un peu kitchouille quand même cette fontaine…

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Question faune, si vous n’êtes pas fan du snorkling, vous pourrez tenter l’aventure dans le tunnel sous-marin au milieu d’un aquarium naturel géant. Les photos de poissons à travers n’étant pas top, voici le tunnel.

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L’autre option c’est le bateau à fond transparent. Même si les eaux ne sont pas limpides, on croise tout de même quelques beaux spécimen. Comme des blogers en folie.

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Olivier et moi

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Si vous allez à Jakarta, les 1000 îles sont une excursion incontournable, ne serait-ce que pour sortir la tête des embouteillages monstres de la capitale indonésienne. 

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Si vous aimez les tortues, rendez-vous à l’île Pramuka où vous pourrez voir naître des bébés tortues et surtout les libérer vous même dans la mer. Un moment exceptionnel que j’aurais bien aimé vivre.

Pour la plongée, privilégiez Peniki, Matahari, Gosonglaga, Kotok, Papa Théo.

Pour prendre le bateau, rendez-vous à la marina de Jaya Ancol. Des départs tous les jours, le trajet dure entre une à deux heures. La meilleure saison pour se prélasser dans ces îles va de mars à août.

 

 

Voyage de presse organisé par Wonderful Indonesia. Et c’est vrai que c’est Wonderful.

Indonésie

Balade dans le vieux Batavia de Jakarta

Mesdames et messieurs nous sommes à 11 586 km de Paris, la température extérieure est de 32°C, avec un taux d’humidité de 70%, vote blog voyage Vol 714 vient d’atterrir sur l’île de Java, à Jakarta, capitale de l’Indonésie. Vous pouvez détacher votre souris et commencer votre voyage dans cet article.

Suite de mes aventures indonésiennes avec une escale de deux jours dans une fourmilière géante de 8.8 millions d’habitants. Un bouillon de vie et de culture mais avec les eaux de la mer de Java pour prendre une belle bouffée d’air (à suivre dans un prochain article).

Au milieu de ces 66 ha de folie urbaine, il existe une ville dans la ville. Une vieille ville dans la cité, le vestige d’une autre époque pour l’Indonésie, le Vieux Batavia. Sortez votre costume du XVIIème siècle, votre perruque à boucle blanche et votre petite pinte d’Amstel, petit voyage dans le temps dans la capitale néerlandaise de l’Indonésie colonisée.

A ne pas louper en fin d’article, les 2 détails insolites du Café Batavia.

Batavia, la capitale des Indes Orientales Néerlandaises

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Plan du port de Java et de Batavia de 1628, musée de Jakarta

 

Si vous n’êtes pas bien à jour dans vos cours d’histoire, vous avez peut-être loupé que les hollandais s’étaient invités sur l’archipel indonésien au début du XVIIème siècle. Sur les ruines fumantes de l’ancienne capitale Jayakarta, les hollandais construisirent leur capitale bien carrée, bien européenne, à eux, Batavia (en 1619 à 17h12 pour être précis – à 18h12 il l’inaugurait avec en prenant n petit apéro bière). Pour la petite histoire, les architectes de la ville installèrent la première pierre sur un champ de salade Batavia. La capitale des Indes Orientales Néerlandaises.

Carrefour commercial en plein essor (seuls les néerlandais avaient le droit d’y vivre), la Reine de l’Orient comme on l’appelait à l’époque (oui je m’en souviens encore) était l’étape obligatoire avant l’Europe pour tout un tas de denrées exotiques : noix de muscade, poivre, thé, café, céramiques, tissus etc.

Le rayonnement de ce quartier (appelé aussi Kota Tua Jakarta) d’une capitale qui s’était largement étendue, s’éteignit à la fin du XVIIIème siècle : les épidémies (paludisme en tête), le manque d’entretiens des canaux, le besoin de place firent partir la population vers le sud.

L’indépendance de l’Indonésie dans les années 50 acheva un quartier de plus en plus délaissé notamment à cause d’une forte croyance aux… fantômes. Rien que ça (c’est sûr croiser un néerlandais de 300 ans avec sa vieille perruque blanche ça fait réfléchir). Mais il y a un peu plus de 10 ans, un véritable plan de rénovation fut lancé. Et on peut dire qu’ils ont bien fait.

La place Fatahillah

C’est le spot du Vieux Batavia. Ce large carré préfigure de la rigueur architecturale des bataves : un joli carré bien taillé. Les chariots de marchandises ont laissé la place à un horde d’écoliers jouant avec des vélos multicolores. Ouais le mec exagère toujours, ça fait trop carte postale photo Instagram son truc. Et bien je vous assure, regardez.

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On est donc tout de suite sous le charme de cet espace de vie et d’histoire. Le siège administratif de la compagnie hollandaise des indes orientales (qui deviendra plus tard l’hôtel de ville ) a laissé place au musée de la ville, qui vous allez le voir, renferme quelques surprises.

Le musée d’histoire de Jakarta

Aussi appelé Fatahillah Museum histoire d’être raccord avec la place (pas con), ce musée retrace l’histoire de la ville des temps préhistoriques jusqu’à l’indépendance du pays en 1945 en passant par la fondation de la ville de Jayakarta en 1527 par le prince Fatahillah de Banten.

Les boiseries et le mobilier du musée rappellent le faste du pouvoir néerlandais à Batavia. Tout comme les cachots, inondés la plupart du temps pour agrémenter le séjour des esclaves rebels. Classe.

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Certaines pièces m’ont tout particulièrement intéressé. Comme cette stèle en sanskrit, où à la manière de Vishnu, le courageux (dit l’inscription) roi Punawarman signe avec ses pieds.

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Bon ben là, c’est directement un éléphant qui a signé. Enfin c’est l’éléphant Airavata, dont Vishnu se sert pour voyager, qui est représenté ici.

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Dans la religion hindouiste, Airavata (en sanskrit ऐरावत airāvata ou ऐरावण airāvaṇa, en thaï เอราวัณ Erawan) est un éléphant blanc qui porte le dieu Indra. Il fait partie des produits merveilleux créés par le barattage de la mer de lait.

 

 

On croise aussi de jolis sourires indonésiens dans les couloirs du musée. Pas évident de demander aux indonésiens de poser devant l’appareil. D’une parce que j’ose pas trop et de deux, en voyage de presse, on est tous à se précipiter sur le moindre enfant. Tout le monde fait la même photo. Vaste débat vous allez me dire. Bref j’étais en tête à tête avec ce joli couple qui visitait le musée. Même si la petite fille trouve que j’ai une tronche un peu bizarre. Bon c’est pas faux d’ailleurs.

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Le Café Batavia façon Winston

Sur cette place Fatahilla, ne loupez pas le Café Batavia pour votre repas juste en face du musée. Ambiance vintage à souhait dans cette maison coloniale qui a plus de 200 ans. On s’imagine agent secret des années 50 en train de siroter un Martini (et de commencer à draguer la correspondante locale) ou grand reporter du bout de monde dans les années 30 en train d’écrire un carnet de voyage au rythme lent des ventilos de plafond. Figurez-vous qu’on appelle ça un bar style Winston Churchill. Il a même été élu par Newsweek International en 1996 meilleur bar du monde. Bon pour l’Apéro du Jeudi en Indonésie ça.

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Arriverez-vous à trouver dans cette galerie de portraits une personnalité française ? Réponse dans quelques lignes !

 

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On y mange très bien autant des plats indonésiens que des plats occidentaux. J’ai évidemment opté pour la version indonésienne du repas. Que du plaisir.

 

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Ce midi là j’ai eu le plaisir de goûter au nasi goreng avec calamar sauce soja caramélisé. Le nasi goreng qui veut littéralement dire riz frit est assaisonné de son kecap manis (sauce soja sucrée), d’échalotes, d’ails, de tamarin et de piment. C’est le plat emblématique de l’Indonésie ! En dessert, soupe buah ala, comme le dessert « 3 couleurs » que j’adore dans mon quartier de Belleville (Paris) : lait coco, gélatines de fruit. Ca fait fuir certains. Moi ça m’attire !

 

A noter quelques détails insolites au Batavia Café. Tout d’abord cet urinoir avec miroir. Je dois avouer je n’ai pas compris le concept. Une comparaison avec les collègues ? Vérifier si on a un point noir sur le visage tout en urinant ? Prendre un selfie ? Non j’ai pas trouvé…

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Et le portrait de tonton. Oui François Mitterrand dans l’escalier du Batavia, c’était la personnalité à découvrir plus. Sacré déco.

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A noter que le Batavia est aussi très sympa pour prendre un verre le soir. Les cocktails nous a-t-on dit sont délicieux. Va falloir qu’on revienne tester.

Mais le vieux Batavia ne se résume pas à la place Fatahilla. Nous n’avons malheureusement pas eu le temps de pousser un peu plus la visite de ce quartier historique. Quelques points que j’aurais aimé découvrir et qu’il ne faut pas louper : l’ancienne cour de justice qui abrite le musée des beaux arts, la Gereja Sion (église du XVIIème, la plus ancienne de Jakarta) ou encore le pont-levis de Kota Intan (seul pont-levis hollandais encore debout en Indonésie). D’ailleurs si vous avez des bons plans à partager, n’hésitez pas à commenter l’article ! Prochain voyage, on prend le large sur une des nombreuses îles à quelques coup de rames de Jakarta.

Voyage de presse organisé par Wonderful Indonesia. Et c’est vrai que c’est Wonderful.

Paris, terminus

Plongez sous le Trocadéro dans l’Aquarium de Paris

Si vous vous baladez du côté du Trocadéro à Paris vous serez sans doute fasciné par le tour Eiffel, le Palais de Tokyo, le musée de l’Homme… Mais savez-vous ce qu’il se cache sous le Trocadéro ? 5.3 millions de litre d’eau. Non, ce n’est pas la réserve en eau potable de la ville de Paris ni une piscine construite pour Zlatan Ibrahimovic. C’est l’Aquarium de Paris ! Et oui, appelé aussi Cinéaqua, c’est 43 bassins, 10 000 poissons et végétaux dont 38 requins qui se cachent au coeur de la colline Chaillot et que je suis allé découvrir la semaine dernière.

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L’aquarium dont Jules Verne s’est inspiré

C’est en organisant l’Apéro du Jeudi au Taisho, la terrasse éphémère de l’Aquarium que j’ai vraiment pris conscience de l’existence de ce petit océan en face de la tour Eiffel. Totalement enterré, l’aquarium est invisible de l’extérieur. Un aquarium qui ne date pas d’hier. Dès 1867, l’Aquarium du Trocadero ouvre ses portes. Le plus grand du monde à l’époque. Il inspira même Jules Verne pour 20 000 lieux sous les mers. Après des travaux, des fermetures, bref plus de 139 ans de vie, l’Aquarium de Paris, rebaptisé Cinéaqua réouvre ses portes en 2006 dans sa configuration actuelle.

Son nouveau nom, Cinéaqua fait référence à tout l’équipement vidéo installé : salles de cinéma pour documentaires, équipement vidéo pédagogique à côté des bassins, le spectacle est principalement dans les bassins mais pas que.

Pour bien commencer la visite, nous avons commencé par le brunch de l’Aquarium. Manger en tête à tête avec les poissons est vraiment reposant malgré l’ambiance très familiale animée par les bambins. Car oui, l’aquarium est vraiment tourné vers les enfants.

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Le gang de requins du Cinéaqua

Pour ne rien vous cacher nous n’avons pas vraiment suivi le parcours proposé par l’Aquarium. Nous avons préféré papillonner, enfin nager un peu à contre courant et nous balader dans ce vaste espace bleu où tout semble un peu plus calme qu’à l’extérieur. L’une des fiertés de l’aquarium c’est le bassin à requins. Et on comprends vite pourquoi. A les voir nager avec les autres poissons, on sent tout de suite une certaine « majesté », une prestance, un regard que les autres poissons n’ont pas. Même si on n’est pas en face de requins blancs de 15 m, on est impressionné.  Le plus facile à identifier c’est bien entendu l’amiral Ackbar (remarque so geek) le requin marteau. Mais il n’est pas seul : 30 requins sont présentés (15 pointes noires, 5 gris, 5 marteaux, 2 nourrices, 3 zèbres requins).  Pas évident à prendre en photo les loustics.

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Le balais hypnotique des méduses

Je ne pensais pas être autant intéressé par l’aquarium. Pour un musée on parle de muséographie : la mise en place des collections, l’animation, la présentation… la muséographie de l’Aquarium est riche, vivante, pertinente… bref passionnante.
L’espèce qui m’a peut-être le plus fasciné ce sont les méduses. L’aquarium vient d’inaugurer son Medusarium (et oui) (février 2016)  et la beauté des bassins m’a scotché. On est plus proche de l’oeuvre d’art que de l’observation d’une espèce maritime.

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Le royaume sous-marin des enfants

Comme je vous le disais, l’Aquarium a beaucoup été pensé pour les enfants. Et bien pensé. Il y a des petites surprises, des attentions un peu partout. Chaque salle a son navire en Lego par exemple, une des salles reprend l’univers du Nautilus (la boucle est bouclée : Jules Verne s’étant inspiré de l’aquarium pour son 20 000 lieux sous les mers) avec notamment une barre à tourner. On a aussi bien apprécié la diversité des angles de vue (qui permettent de renouveler la curiosité des petits et des grands) : 55 points de vision différents sont répertoriés sur le site. En dessous, dessus, dedans… le top restent ces bulles qui vous mettent « dans » le bassin des requins. La sensation est vraiment spéciale, mon petit garçon ayant même eu un peu de mal à se mettre dedans.

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L’expérience insolite et très bien vue pour les enfants (et même pour les adultes) est aussi le bassin où l’on peut venir caresser les poissons. Oui, oui les poissons viennent vous voir et vous pouvez vraiment les caresser. Les enfants sont bluffés. Nous aussi.

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Et dans le coin des mers chaudes, les fan de Disney ne louperons pas Nemo, le poisson clown.

Mais pour les enfants, la vraie sensation sera peut-être ce spectacle aquatique où une sirène et un prince plongeur se rencontrent au milieu des poissons. Là aussi la bonne idée : on propose aux enfants de se faire prendre en photo avec la sirène dans l’aquarium.

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On passe donc un excellent moment (comptez 2 heures pour la visite), hors du temps, au milieu des poissons et dans les entrailles du Trocadero, à s’émerveiller devant ce que la nature peut nous offrir de plus beau. Pour ceux qui veulent tout apprendre de cette faune maritime, les panneaux pédagogiques, les films, les vidéos, les schémas vous accompagnent parfaitement dans votre soif de savoir.

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Merci à l’Aquarium de Paris pour cette belle invitation.

Indonésie

A l’école de l’Angklung d’argent

Si le centre de Bandung peut paraître un peu trop urbain, sa région réserve quelques surprises que nous avons découvert avec intérêt. L’Indonésie avec ses 250 millions d’habitants, ses 17 000 îles, ses 700 langues est une incroyable mosaïque culturelle. En un petit voyage, vous ne pouvez que picorer, goûter quelques bouts de cette culture indonésiennes aux facettes quasi infinies. Ce jour là nous sommes allés picorer un peu de cette culture pas loin de Bandung, à l’école Saung Angklung Udjo.

 

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L’école Udjo

Cette école est l’une des fiertés de la région. Depuis 50 ans, elle remet à l’honneur un instrument de musique devenu patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco depuis 2010, l’angklung. Crée par les soundounais à l’ouest de Java, l’instrument s’est popularisé dans toute l’Indonésie et même dans une partie de l’Asie du Sud Est. Un drôle d’instrument de musique en bambou : un cadre avec des morceaux de bambou creux. Si, si ça fait de la musique. Mais qu’une seule note. Du coup soit tu joues avec plusieurs angklung (level pro) soit vous êtes plusieurs à jouer d’un angklung différent chacun (level touristes, vous allez nous voir à l’oeuvre).  C’est pas tous les jours qu’on joue avec du patrimoine de l’Unesco.

Petit tour à l’atelier de fabrication. Pas si facile que ça à fabriquer l’angklung (à prononcer non plus remarque) : tout est végétal et l’instrument se fabrique à l’oreille. Ce sont les tiges à l’intérieur du bambou qui émettent en se cognant la note. On retrouve l’angklung dans toutes les fêtes traditionnelles de la région.

A l’Ecole Udjo on fait plein de choses : bien sûr une école pour les enfants, une boutique souvenir, des cérémonies de mariage… mais bien entendu, elle propose surtout un superbe spectacle destiné aux touristes. Des touristes qui viennent d’Indonésie, d’Asie ou des pays occidentaux.  On s’assoit et on regarde.

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Les marionnettes, Wayang Golek

Lyon a Guignol, Bandung a le Wayang Golek. Enfin c’est dans tout l’ouest de Java que ce spectacle de marionnettes est populaire. De superbes marionnettes en bois finement travaillées.

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On retrouve les wayang golek sur Java dès 1580 (j’étais trop jeune pour connaitre). Le dalang se cache derrière une table pour faire jouer seul toutes les marionnettes. Il parle en Bahasa Indonesia ou en Soundanais et change sa voix pour différencier les personnages. Derrière, l’orchestre du Udjo l’accompagne sur une musique Gamelan avec notamment un chanteur. Ce qui est assez rigolo c’est que tout l’orchestre participe aussi au spectacle en invectivant les méchants ou en riant ouvertement aux blagues des marionnettes (qu’on ne comprenait évidemment pas, n’ayant pas pris le Bahasa en LV2 – oui je sais à quoi me sert l’allemand aujourd’hui). Un peu largué sur les dialogues le spectacle devient un peu long. Et pour cause, le wayang golek tenait à l’époque de la performance puisque le spectacle pouvait durer plusieurs heures. Une heure nous suffira ce jour là. Une vidéo vaut mieux que tous les discours :

Un tourbillon de danses indonésiennes

Se suivent ensuite plusieurs tableaux où les élèves de l’école Udjo dansent en tenue traditionnelle. C’est le même sentiment que dans le centre ville de Bandung : l’énergie de cette jeunesse fait plaisir à voir. Les regards qu’on croise, leurs sourires, leurs rires quand ils se plantent (certains petit danseurs n’avaient pas plus de 6 ans).

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Queen version angklung

Mais le clou du spectacle c’est bien évidemment l’angklung. Là aussi plusieurs tableaux avec notamment des enfants mais surtout deux moments forts. L’un où l’orchestre (!) en tout cas, une 20 aine de musiciens qui viennent sur scène avec un angklung multi notes (un peu quand tu passes de l’iPhone 4 au 6S). Sur un portique, chaque musicien doit jouer de plusieurs angklung pour pouvoir jouer plusieurs notes. Si le répertoire est plutôt classique, l’orchestre s’amuse à revisiter quelques tubes contemporains dont Mama de Queen. Très sympa !

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Mais figurez-vous que je suis devenu joueur d’angklung. Ceux qui me connaissent doivent être un peu surpris : JF avec un instrument de musique, WTF ! Rassurez-vous : mon instrument n’avait donc qu’une note, aucune chance que j’en fasse une fausse 🙂 Le procédé est simple et génial : un angklung est distribué à chaque personne du public. En fonction de votre emplacement on vous donne un angklung bien précis marqué d’une couleur. Au centre, le chef d’orchestre : en fonction du signe de la main, vous devez jouer secouer votre angklung. Le résultat est assez magique puisque le chef nous fait jouer au final de jolies mélodies. Il faut juste secouer votre angklung quand on vous le dit 🙂 Ca vous le dit de le voir en live ? Si, si, ça vous dit.

Le spectacle se finit dans un tourbillon de danses, rappelant les kermesses de fin d’années dans les écoles, où les touristes sont gentiment invités par les danseurs et danseuses à partager cette bonne humeur festive (par respect pour cette belle culture indonésienne, j’ai préféré leur éviter mes pas de danses). Une joie communicative qui au delà de la musique et de l’angklung reste dans la tête…

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Dans cette photo souvenir des journalistes et blogger se cachent, saurez-vous les reconnaître ?
Paris, terminus

Paris Venise

Après les trains qui s’arrêtent, les centrales nucléaires qui ne tournent plus, Adil Rami sélectionné en Equipe de France, voilà le déluge sur Paris. Non pas que ce soit plus important que dans le Loire et Cher, mais Paris c’est là où j’habite. Et puis voir Notre Dame titillée par la Seine, ça a quelque chose de spécial.

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C’est vrai que cette semaine là, il y avait un petit côté fin du monde sur les quais de Seine. Paris sous l’eau. La Seine a redessiné le centre de Paris à sa façon. Les ponts ressemblent à des passerelles juste posées sur l’eau, les escaliers plongent sous l’eau et les voies sur berges ne ressemblent plus à rien.

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La mémoire collective, principalement les médias, nous replonge volontiers dans la crue centennale de 1910. J’aurais voulu en faire plus, mais voilà une petite photo 1910 vs 2016. Avec Notre Dame en guest star.

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Faut avouer, on a peut être saouler le monde entier avec nos photos de la Seine qui déborde sur Facebook mais je n’avais qu’une envie : coucher sur le numérique quelques clichés de cette crue que je ne reverrais probablement plus jamais. Les clichés d’un Paris d’Armageddon (ou presque), comme un petit frisson de fin du monde, en ayant évidemment une pensée pour tous ceux qui galèrent, à Paris ou ailleurs, les pieds dans l’eau.P1170751

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Là dans ce petit square du Vert-Galant, au pied du pont Neuf, 802 ans plus tôt, le dernier des templiers était sur le bûcher. Il aurait bien apprécié cette crue…

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Bien heureusement la Seine a enfin baissé et repris son niveau normal. Ces paysages éphémères sont donc partis pour le plus grand soulagement des péniches qui animent la Seine. La Capitale a retrouvé sa superbe et s’offrir un petit week-end parisien plus classique dans l’un des multiples hôtels haut de gamme qu’elle recèle est aujourd’hui possible les pieds au sec. Le dimanche vous pourrez même retourner au contact de la Seine sur des voies du barges débarrassées de l’eau… et des voitures.

Resterons donc quelques photos ici et là… Je suis un peu déçu des mes photos, du coup voici d’autres clichés, bien plus beaux que les miens qui vous feront découvrir Paris sous les eaux.

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Photo Matthieu Plante

 

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Photo Loic Lagarde

 

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En espérant que l’été commence vraiment maintenant !

 

 

Embarquement pour l'Asie

Bandung, le Paris perdu de Java

Sur l’île de Java, en Indonésie, il existe un Paris. Un Paris perdu depuis des générations, le Paris von Java comme l’appelaient les hollandais, à l’époque où l’Indonésie était encore les Indes Néerlandaises… bienvenue à Bandung, kilomètre 0 de ce nouveau voyage.

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Le Paris von Java perdu

Bali, Jakarta, Java, Sumatra, oui… mais Bandung, connaissiez-vous le nom de cette ville ?

Et pourtant, Bandung n’est pas tout à fait la petite bourgade du fin fond de l’Indonésie. Ex-capitale des Indes Orientales Néerlandaises, principal noeuf ferroviaire du pays, 4ème ville du pays, ville très étudiante, et capitale du angklung. Ang quoi ? Oui, l’angklung je vous en parle au prochaine article. Nos charmantes accompagnatrices :

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Aux temps de sa splendeur coloniale, les hollandais surnommaient leur capitale « la Paris de Java ». Bien poétique ces bataves mais difficile de retrouver ce petit air de Paris dans l’ancienne ville. Quelques bâtiments coloniaux sont encore là, des hôtels des années 50 arts déco aussi, mais le coin n’est pas tout à fait romantique.

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Scènes de rue : en haut à gauche un « service à injection » (en français), à droite un service de ramen à la minute, en bas à gauche les serveurs de Google Indonésie et en bas droite la petite cantine locale.

 

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La Conférence de Bandung

Une rangée de drapeaux vous indique que vous êtes tombé sur une bâtiment important. Oui le Gedung Merdeka. Le bâtiment qui en 1955 accueilli la première conférence des pays non alignés. Ca n’évoque peut-être pas grand chose pour vous, mais pour le féru d’histoire contemporaine que je suis, c’est un lieu quasi mystique. C’est ici que les pays du tiers monde, les pays ne faisant ni parti du bloc de l’ouest ni l’est (nous étions en pleine guerre froide), les pays issus souvent de la décolonisation, affirment leur existence et font entendre leur voix. Egypte, Inde, Chine, Viet-Nam, Cambodge, Syrie, Turquie, Japon, Libéria, Soudan parmi les 29 participants. Le musée est fermé à ce moment là mais…

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…  au final au coeur de Bandung, ce n’est pas forcément les vestiges du passé qui sont le plus intéressant. Non, à Bandung, ce sont les indonésiens qu’on a plaisir à rencontrer. On s’aperçoit vite, dès l’aéroport, qu’il n’y a pas beaucoup d’occidentaux. Du coup, les regards se tournent beaucoup sur notre passage. Ok au début je me suis dit que j’allais encore faire des ravages avec mon corps d’athlète et ce charme qui irradie tout sur mon passage. Mais non. Les occidentaux sont rares par ici. Du coup, les indonésiens sont curieux de nous. Les plus jeunes osent nous demander des photos. Et quand on croise une nuée de collégiens, le moment est magique.

Une petite vidéo d’ambiance de rue avec ces fameux collégiens au top de leur forme.

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Vous ne trouvez pas que ça manque un peu de nature ? Et bien, next time, je vous emmène découvrir quelques pépites dans les alentours de Bandung qui valent le détour.

Bien loin des superbes sourires de ces jeunes indonésiens avec Solène on a décidé de se faire les photos les plus dégueulasses possibles. Notre tout premier essai ci-dessous en guide de panneau à suivre. C’est cadeau.

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Merci à Wonderful Indonesia pour ce voyage.

 

Embarquement pour l'Asie

A 380 pour Singapour

Quand on arrive sur Vol 714 on pourrait penser arriver sur le blog d’un passionné d’aéronautique. Perdu. Même si je suis fasciné par le gigantisme des avions de ligne et que je ne déteste pas traîner mes guêtres au salon du Bourget, je n’ai pas fait les mines ni l’aéronavale (même si j’avoue me prendre de temps en temps en fin de soirée pour Tom Cruise – mais je vous rassure il n’y a que moi qui y croit). Bref vous ne m’avez jamais vu parler sérieusement d’avion ici. Et pourtant, il faut que je vous parle de mon vol en A 380.

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Jeudi matin aéroport Charles de Gaulle Paris. CDG pour les intimes. Après un réjouissant Gare du Nord – CDG en RER B (grève + panne du train et changement donc à St Denis – un jour normal quoi), me voilà dans les couloirs du temps du deuxième plus gros aéroports européen. Le temps du voyage.

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Vol 714 pour Singapour

Direction Singapour pour mon voyage en Indonésie. Et quoi de mieux que Singapore Airlines pour faire escale à Singapour ? Rien. Bien que n’ayant encore jamais pris cette compagnie, j’avais un a priori très positif. Surement le fruit de campagnes marketing réussies mais aussi de commentaires très positifs que j’entendais ici et là. J’allais me faire ma propre opinion.

L’embarquement s’effectue sans problèmes. Je m’installe donc pour 12h de vol, sans trop faire gaffe où je pose les fesses. Plutôt concentré sur mon collègue de voyage, je n’ai pas eu la curiosité de savoir sur quel type d’appareil je partais. Je commence donc la causette avec mon voisin, Vincent de Oopartir. On papote puis soudain je m’aperçois que nous sommes en pleine phase de décollage. Plus précisément que nous sommes déjà en vol. Dingo. Je me suis à peine aperçu du décollage.

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J’indique à mon Vincent ma surprise en lui disant que cet avion est vraiment très silencieux.
« Ah les A380 sont connus pour ça. »
Sans déconner. T’es train de me dire que je suis à bord du A380 ? Et c’est là où je me rends compte que je voyage moins qu’avant. Et que je suis un peu gland. Ca fait presque 10 ans (2007) que Singapore Airlines a inauguré son premier vol A380 entre Singapour et Sydney. 10 ans que l’A380 est le plus gros avion civil. 10 ans qu’on fait la fête dans les airs sans moi. Il fallait que ça cesse.

Du coup je m’intéresse à tous les petits détails. Et ils sont nombreux.

D’abord le son. Enfin le bruit. J’y suis particulièrement sensible et les cabines de l’A380 sont incroyablement insonorisées. On entends bien qu’on est en vol mais on peut aisément chuchoter avec son voisin. Ouais pour lui dire des mots doux par exemple. Ou pour lui dire d’arrêter de ronfler aussi.

Ensuite ce qui m’a le plus impressionné c’est la connectivité du siège.

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Prise USB sur l’écran pour recharger son smartphone, prise électrique sur l’accoudoir pour alimenter son ordinateur… si vous êtes un peu équipé geek vous serez aux anges. Avec la prise USB, vous pourrez même faire défiler vos photos et vidéos sur votre écran.

Côté écran donc, chacun a le sien. Avec le catalogue KrisWorld, vous avez des heures de films devant vous. Et pas le Père Noël est une Ordure. Par exemple je pouvais choisir The Revenant, House of Cards, Deadpool, Spotlight… Franchement de quoi passer des heures de voyage. Seul bémol sur l’aller et le retour il a fallu rebooter plusieurs fois l’écran (15 minutes d’attente). Bon du coup on a vu l’hôtesse plus souvent. On perds pas au change.

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L’espace, le luxe

Côté espace, là aussi excellente surprise. Mon premier long courrier, j’avais 16 ans (au siècle d’avant) et je me faisais un petit Paris – Los Angeles. Je me souviens m’être senti bien à l’étroit mais l’excitation du voyage avait du prendre le dessus.

Cette fois-ci, même si je suis toujours excité par une aventure long courrier, j’étais à l’aise. Oui Blaise. A l’aller un peu moins qu’au retour. J’imagine une différence de configuration mais au retour je pouvais carrément croiser les jambes. Relax. Oui Max.

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L’escalier qui mène au pont supérieur

D’ailleurs en ce moment, vu la méforme commerciale de l’A380, Airbus conseille à ses clients de rationaliser au maximum l’espace en mettant le plus de sièges possible. J’ai donc eu de la chance sur mon retour. Car oui malgré l’incroyable confort que propose l’A380, il peine un peu sur le marché de l’aéronautique civil. Très gros, très cher, le gros porteur n’a pas trop la quotte.

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La classe First

 

En général vous ne verrez pas bien plus de l’A380 que sur la photo ci-dessous. Avec son embarquement sur les deux ponts, le jumbo jet est caché par les multiples passerelles qui le nourrissent de passagers.

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Le Selamat Datang (bienvenu en indonésien) de l’aéroport de Singapour. vol-airbus-A380 (8)

Aux tableaux plus de Starsbourg, Munich ou Glasgow mais du Mumbai, du Koh Samui et du Jakarta…

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Mais l’aventure ne faisait que commencer… la première d’être elle est un rendez-vous raté avec Singapour…
A suivre…

 

 

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Ta Prohm, le temple de ma mère

Suite de mon voyage en moto au Cambodge ! C’est le 3ème temple le plus visité à Angkor. Angkor Vat, le Bayon et… le Ta Prohm. Mais ce que les touristes aiment probablement le plus dans ce temple de ce bon vieux Jayavarman VII, roi  d’Angkor, c’est sa destruction. Fin XIXème, l’école d’extrême orient française, décide lorsqu’ils découvrent le temple au milieu de la jungle de ne pas le dégager. D’une c’est compliqué, mais de deux c’est surtout fascinant : les Ceiba pentandra, alias les arbres fromagers, ont pris possession des lieux. Ils ont tout envahi, poussé à travers les murs, sur les toits. On a l’impression que les arbres dégoulinent de partout. Tout un symbole que les archéologues nous ont légué : la nature a repris ses droits sur la mégalopole khmer du XIIIème siècle après des centaines d’années d’abandon par les hommes.

Point route de mon voyage en moto au Cambodge

– Jour 6 de notre périple moto au Cambodge
– Toujours entre Siem Reap et Angkor
– Nombre de km : 0.5 km

Le temple de ma mère

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Avec Pagnol, nous avions le Château de ma mère, avec Jayavarman VII, c’est le Temple de ma mère. Bien que son nom signifie grand-père Brahma, ce temple fut consacré en 1186 à sa mère à travers l’idole principale, Prajnāpāramitā, la personnification de la sagesse. Môman je t’aime. Mais attention, Jaya n’a pas juste fait plaisir à sa maman chérie : le Ta Prohm fait partie des temples de la métropole qu’il a passé sa vie à créer, Angkor Thom.

Angkor, la plus grande ville du monde

Ne vous y trompez pas : c’est juste la plus grande ville du monde. 1 million de personnes peuplait Angkor Thom. Une capitale d’un empire Khmer devenu gigantesque et qui domine toute l’Asie du sud-est :  le Cambodge bien sûr, tout le sud du Vietnam, le Laos, la Thaïlande et certains territoires de la presqu’île de Malaisie et de la Birmanie. Huge.

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Les khmers n’ont surement jamais imaginé qu’un jour, leur capitale, leurs temples seraient avalés par la jungle. Imagine-t-on Notre Dame de Paris défoncée par les arbres fromagers ?

Il faut bien avouer que le Ta Prohm est fascinant avec ses arbres fromagers : la plus grande ville du monde vs la jungle. Qui a gagné ? En se baladant dans les ruines du Ta Prohm, on s’attend à tout moment à entendre la musique d’Indiana Jones ou de le voir surgir avec son chapeau et son fouet. Une nature hostile, une civilisation qui a régné sur le monde aujourd’hui disparue… talatinnnn tatala tatatiiiiinnn tatala ta tala… (vous l’entendez ?)

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On ne peut pas s’empêcher de garder un petit souvenir mais…

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… avec l’impression bizarre d’être observé… surement un guerrier de Jayavarman VII qui s’est laissé surprendre par un arbre…

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12 000 personnes au Ta Prohm

Si vous pensiez qu’un temple à l’époque angkorienne, c’est 3 moines qui méditent dans un coin avec de l’encens et un profond silence, vous allez être surpris. Une inscription indique que 12 640 personnes servaient dans ce seul temple. Elle rapporte aussi que plus de 66 000 fermiers produisaient plus de 2 500 tonnes de riz par an pour nourrir la multitude de prêtres, de danseuses et d’ouvriers du temple. On est loin des 3 moines.

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Un autre des moines du temple : Romain le surfer

 

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Le dernier empereur

Jayavarman VII sera le dernier grand roi d’Angkor. Ses rêves et ses ambitions avec sa métropole, ses temples (Angkor Vat, le Bayon) ont probablement précipité la perte d’un Empire séculaire condamné. Les coûts exorbitants de construction mais surtout d’entretien (vous vous rappelez 12 600 personnes qui servent au Ta Prohm) des temples mais aussi du réseau hydraulique vont peser lourd dans les finances de l’Empire. Et quand je disais condamné, les dernières études montrent que le climat aurait eu raison de toute façon de cette civilisation (hein le réchauffement quoi ?!). Après des années de sécheresse qui a mis à mal les cultures de riz à la base de l’alimentation du petit million de khmers, les pluies diluviennes ont entrainé des inondations qui ont totalement mis par terre le réseau hydraulique, à l’origine du succès de la mégalopole.

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Un dernier coup d’oeil aux ruines du Ta Prohm. Quand je reviendrais les fromagers auront surement un tout petit peu avancé dans leur entreprise de destruction. J’irais quand même saluer mon bon vieux soldat prisonnier des arbres…

Les voyages en assiette, Paris, terminus

Bonne année du singe !

C’est depuis de nombreuses années devenue une tradition pour moi : fêter le nouvel an chinois. Et à Paris on est plutôt gâté : entre le 13ème arrondissement et le quartier de Belleville, la communauté chinoise nous offre une semaine de festivité avec pour point d’orgue le défilé. Bon sauf que cette année, Belleville a déclaré forfait et a annulé son défilé. La division en 4 arrondissements de ce quartier n’aide pas beaucoup à la cohésion et aux organisations de fêtes. Du coup, nous avons immigré du côté du 13ème arrondissement le temps d’un dimanche, le temps de fêter cette nouvelle année du singe.

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La table du nouvel an chinois

Pour ne rien vous cacher, le nouvel an chinois (fête du Têt pour les Vietnamiens) , c’est d’abord une histoire de table. L’occasion pour les familles asiatiques (et pour moi) de se retrouver autour d’un repas de fête. Et nous notre repas de fête on l’a fait dans LE resto où les chinois parisiens vont pour faire la fête : le Chine Massena.

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Un restaurant chinois (avec quelques plats vietnamiens et laotiens – boeuf Loc Lac, Bo Bun, Pho) dans le style des restos cantonais teochew qu’on retrouve là-bas notamment à Hong-Kong. Ce n’est pas seulement la fresque du fond qui reprend le quartier de Central et ses buildings qui me fait dire ça, c’est surtout le chariot de dim-sum qui se balade dans le resto. J’adore. Choisir ses raviolis vapeurs « en live », en les ayant sous les yeux (ok sans pour autant savoir ce qu’il y a dedans), c’est vraiment sympa.

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Quelques uns de nos choix (retrouverez-vous les pattes de poulet ?).

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On enchaîne sur quelques plats classiques. Vous en reconnaissez certains ?

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Allez dans l’ordre : boeuf Loc Lac, crevettes sautés, Pho et porc laqué. On s’est vraiment régalé.

Bon vous l’avez compris, on est pas dans le petit resto de famille mais plutôt le grand restaurant de famille pour mariage… et nouvel an. Ambiance vraiment dépaysante.

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Le dragon est dans la rue

Et l’ambiance est tout autant dépaysante dans la rue, sur cette avenue de Choisy ou même le Mc Do est écrit en chinois. Bien entendu comme on était tellement bien à table, on a un peu loupé le défilé. Mais il y a toujours un dragon à la parade dans le coin.

Si jamais vous voulez l’année prochaine vivre à fond ce nouvel an chinois dans le 13ème arrondissement autant vous prendre un hôtel à Paris. 

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En effet pour une petit offrande (10€) , le dragon dansera pour vous histoire de vous porter chance pour cette année du singe. D’ailleurs en rentrant à Belleville, on est tombé sur une danse de dragon pour un commerce, en l’occurrence un bar à billard.

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N’hésitez pas à vous offrir un petit dîner au Chine Massena, ça sera toujours moins qu’un billet d’avion pour la Chine.

Chine Massena
13, place de Vénétie
75013 Paris
http://www.chinemassena.fr/

Bohême

De la mine aux cimes

Ce qui me plait souvent dans mes voyages, ce sont les contrastes. Contraste avec mon pays ou même contraste à l’intérieur du pays que je découvre. Lors de mon escapade en République Tchèque nous avons fait le grand écart question nature. Vous allez voir.

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Paris, terminus

Voyage en musique et vaisseau spatial au Philarmonie

Nous y voilà. Des mois que je voulais découvrir ce nouveau temple de la musique. Des années que je voulais écouter un concert de musique classique. Nous y voilà au Philarmonie de Paris. Je travaille depuis plusieurs années porte de Pantin. Autant vous dire que je l’ai vu partir de rien le vaisseau spatial de Jean Nouvel. D’ailleurs pour être franc je ne l’ai pas vu arriver non plus : alors que le bâtiment était terminé, je pensais que la construction en était à la moitié.

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Une architecture ultra contemporaine

La bâtiment ne laissera personne indifférent. Du périph on ne peut pas le louper et la question que j’imagine la plus récurrente est : « mais qu’est ce que c’est que ce truc là ! ».  Une architecture contemporaine sans concession : des lignes brutes, des angles, ave encastré au milieu une sorte de bouillon (de culture) tout en arrondi, comme une mélodie enfermée dans ce carcan de béton et de fer.  Le coin supérieur droit devait recevoir des inscriptions au laser : programmation, annonces, on devait le voir de loin mais aussi du périph. Je trouve l’idée excellente, malheureusement ça n’a pas l’air d’être encore en place.

La Philharmonie vaut le voyage à elle toute seule si vous êtes de Province et Paris propose l’une des plus importantes offres hôtelières au monde. La Philharmonie est située au nord-est de Paris, vous pouvez soit opter pour un hôtel au centre de Paris et prendre la ligne 7 du métro jusqu’à porte de Pantin (comptez une vingtaine de minutes à peine du centre de Paris) ou bien vous offrir une petite nuit tout proche de la Philharmonie. Campanile a plusieurs hôtels tout près par exemple.

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Jean Nouvel, papa contrarié

Les lumières de la ville mariées aux lumières du Philarmonie donne une ambiance toute particulière au lieu. Si il ne fait pas trop de vent, on est un peu en hauteur, on y reste volontiers pour admirer cet atmosphère. Je vous disais que l’affichage laser n’est pas en place mais pas mal de choses ne sont pas en place. Outre les petites cicatrices de jeunesses avec ici ou là des travaux qui continuent, on a été totalement dérouté par la signalitique et les voies d’accès. Car au Philarmonie tous les chemins ne mènent pas à Rome. Pour aller au restaurant le Balcon, c’est une petite aventure. Pour sortir de la Grande Salle, ça l’est aussi. J’imagine qu’une fois qu’on est familier avec les lieux, c’est autre chose mais pour une première expérience c’est spécial.

D’ailleurs Jean Nouvel n’a pas l’air très content du résultat. Il a porté plainte contre la Philarmonie pour la réalisation du bâtiment : elle ne respecte pas ses plans selon lui. Il a été débouté. Ceci étant dit, il faut rendre hommage au culot et la liberté de la Mairie, de l’architecte et de toutes les parties prenantes pour avoir lancé un tel navire très contemporain. Qu’on aime ou pas, ce bâtiment participe à l’identité culturelle de Paris et la renouvelle (jeu de mot inside). Cela me rappelle un peu le centre Georges Pompidou dans les années 70 (j’étais pas né hein) même si il y a eu bien moins de polémiques pour la Philarmonie.

Mais la Philarmonie, ce n’est pas seulement de l’architecture, c’est aussi et peut-être surtout, de la musique. En l’occurrence Casse-Noisette de Tchaïkovski interprété par l’Orchestre de Paris avec à la baguette Jonathan Darlington. Nous voici dans l’antre du vaisseau, le coeur du bâtiment.

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Mon premier concert de musique classique

On sent tout de suite l’atmosphère particulière d’un concert de musique classique. Tout en subtilité. Dans l’attente de l’évènement. Les courbes qui découpent la salle entre les différentes catégories de sièges vous plongent déjà dans un univers d’ondes, d’ondes de musique. L’accoustique est incroyable : on entend une page qui se tourne sur la scène.

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Pour le concert, j’ai prévu d’en parler plus longuement sur Vu Sur Scène mais je peux vous dire que le Tchaiko, et l’orchestre de Paris m’ont fait voyager loin. Au temps de cette petite fille allemande du XIXème et de son rêve de Casse-Noisette. La puissance des cuivres, la douceur des harpes, la mélodie des violons… plusieurs jours après la musique habite encore ma petite tête. Magique je vous dis.

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Au royaume de Bohême

Pas tous les jours qu’on vous propose un week-end en Bohême. Oui ma Bohême. Enfin leur Bohême, oui aux tchèques. Ce même pays de l’Europe centrale qui alors que je commençais à avoir du poil au menton et que j’avais un regard plus appuyé sur mes copines de classe, s’appelait encore Tchécoslovaquie. Moi, j’avais rendez-vous dans la première partie, le Tchéco- , enfin la République Tchèque, qui à peu de choses près reprend les contours du royaume de Bohême disparu à la fin de la première guerre mondiale et né au XIème siècle.

Tiens d’ailleurs, mon blog, Vol 714 (titre d’un des albums de Tintin) retrouve un peu Hergé avec ce voyage. Le Sceptre d’Ottokar qui s’inspire directement de la Bohême (Ottokar le premier roi de Bohême). Voilà parenthèse BD terminée.

Premier déjeuner ensoleilé dans une auberge pour entrée en matière. Connaissant un peu les presstrip (genre vieux de la vieille, j’étais le plus vieux blogueur – 2006) , je me dis que je vais commencer mollo surtout le lendemain d’un Apéro du Jeudi. On me demande ce que je veux boire. Water please, osais-je. Petit sourire gêné de la serveuse et de notre guide. Euh, here… it’s a country of… beer.  Ok j’aurais résisté 10 secondes à la bière. Ok, one beer please. Ca donne le ton du voyage.

Pas de récit chronologique pour ce voyage, je préfère la jouer thématique. Aujourd’hui nous irons du côté aristocratique de la Bohême. C’est au XIVème siècle que le royaume de Bohême connut son apogée. Que Prague devint une capitale européenne magique et que de nombreux châteaux et seigneuries se sont développées à travers le pays. Notamment celle de Ploskovice.

Le château de Ploskovice, le petit Versailles de la Duchesse

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Ploskovice est d’abord connu pour son chevalier Dalibor de Kozojedy, le robin des bois tchèque du XVème. Il mena la révolte de sujets opprimés par le pouvoir local. Quelques siècles plus tard, au XVIIIème, c’est Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg, par ambition personnelle et fortune démesurée, désira faire de son château de Ploskovice, un petit Versailles. Même si le château est depuis passé entre de nombreuses mains (notamment celle de la Gestapo pendant la 2ème guerre mondiale), on a l’impression à notre entrée que le temps s’est suspendu ici et qu’on pourrait tout à fait croiser la duchesse (fort laide parait-il). Ou plutôt celle du dernier habitant des lieux, l’ancien empereur d’Autriche et dernier roi de Bohême à avoir été couronné, Ferdinand V de Habsbourg (XIXème).

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On ne va pas se mentir. Les châteaux du XVIIIème, XIXème et la vie des aristocrates d’Europe centrale n’est pas forcément ma tasse de thé. Mais en faisant la visite guidée, on retrouve des petits bouts de vie de cette époque où les Habsbourg rayonnaient.

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Les Gala de l’époque

Tiens par exemple cette pièce, symbole fort des besoins frivoles des hautes sphères de la société européenne. La duchesse avait fait placarder dans cette chambre les esquisses des jardins, des châteaux, des habits de la cours le plus en vue d’Europe à l’époque… celle du roi soleil, celle de Louis XIV. Les Gala et Voici de l’époque.

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Comme ce portrait : peu importe où vous vous trouvez dans la pièce, le regard vous suit… à droite…

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… à gauche…

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Allez me trouver ce canapé chez Ikéa tiens. Le parfait canapé mondain pour papoter avec toutes ses copines comtesses.

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Dorures et restes d’un dynastie déchue nous accompagne durant toute la visite.

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Prochaine étape dans mon royaume de Bohême, le château baroque de Děčín !

Les voyages en assiette, Passer le périph

Diner dans un tableau de Renoir

Ah les guinguettes. Un temps que les moins de 150 ans ne peuvent pas connaître. Ces lieux de fêtes du XIXème où le vin bon marché, les bons petits plats populaires et les bals rendaient les soirées plus belles. D’autant plus belles, que ces guinguettes se trouvaient en dehors de Paris (au delà des barrières de l’octroi) et étaient dispensées de quelques taxes, donc bon marchés. Mon quartier de Belleville (à l’époque un village en dehors de Paris) était l’un des spots des guinguettes. L’Apéro du Jeudi en est d’ailleurs peut-être un peu un arrière arrière arrière petit fils. Mais lorsque Belleville fut intégrée à Paris en 1859, il a fallu aller boire des canons plus loin.

Pourquoi pas les jolies rives de Seine si bucoliques dans l’ouest parisien ? Avec le développement du train, il fallait à peine 30 petites minutes pour rejoindre de la gare St Lazare par exemple Chatou. Rapidement, cette ligne devint la ligne des trains de plaisir, c’est dire. Du coup les canotiers se font plaisir aussi. Par exemple Mr Fournaise, charpentier de bateau voit sa petite activité se développer. Sa femme décide d’ouvrir un restaurant atenant à l’atelier dès 1860. Un restaurant qui va devenir mythique.

2015. 45 minutes séparent Belleville de Chatou. Périph et A86. Moins glam que le train du plaisir. L’été est passé par là, la nature n’est plus très verte. Cette petite île au milieu de la Seine a l’accueil plutôt sec. Goudron, barrière, coin désert. Gloups.

Quelques pas incrédules et nous tombons sur la Maison Fournaise. Oui la maison d’Alphonse le canotier de Chatou. Et soudain tout s’éclaire. Une péniche s’amarre pour débarquer un mariage, les lampions de couleur accrochés à la terrasse s’allument et le Déjeuner des canotiers de Renoir s’anime sous nos yeux.

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Car oui, c’est sur la terrasse de la Maison Fournaise, là où nous nosu apprettons à passer à table, que Renoir a posé ses pinceaux pour peindre la belle vie façon guinguette. La beauté d’Alphonsine, la fille du patron, cette jeune fille au fond à gauche qui fascinait tout ce petit monde, le patron lui-même avec son chapeau accoudé sur la gauche, journaliste, actrices, comédiens… les amis et modèle de Renoir. Un instantané d’un moment de plaisir. D’une époque de plaisir dont l’imaginaire populaire est éternellement nostalgique.

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L’endroit est superbement préservé. Les fresques et les poèmes aux murs trahissent une histoire plus que centenaire. Le doux parfum des fêtes de canotier flotte dans l’auberge.

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Bien sûr la Maison Fournaise s’est un tout petit peu embourgeoisée. Mais un petit plat – dessert à 33€ reste tout à fait abordable. Surtout que c’est bon.

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Je vous présente la terrine de foie gras de canard maison, gelée au miel et thym (17.50€). On dit bonjour Madame.

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Duo de lotte et gambas en Tandoori (25€). On dit bonjour Monsieur.

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Et filet de bar poêlé aux oignons confits & potiron  (22€). On dit merci Madame.

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J’ai passé un délicieux moment. Surement rien à voir avec l’ambiance des fêtes de Renoir et ses amis mais cette fraicheur, cette petite terrasse, ces bons plats m’ont donné l’impression d’avoir dîner hors du temps, dans un tableau d’impressioniste.

 

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Maison Fournaise
Ile des Impressionnistes
3, rue du Bac – 78400 Chatou
email : lamaisonfournaise@yahoo.fr
Tél : 01 30 71 41 91
http://www.restaurant-fournaise.fr/

Japon 2002

Souvenirs d’Hiroshima

2002. Coupe du monde de football au Japon. Et du coup échange universitaire là-bas pour votre serviteur. Oh pas que pour le ballon rond tout de même (quoique…) : à l’époque je n’étais jamais allé en Asie, encore moins au Japon, qui est plutôt à part en Asie. Et l’Asie m’avait toujours attiré. Et depuis Albator, les Cités d’Or ou encore Cobra, je sentais bien qu’il se passait des choses là-bas, au pays du Soleil Levant.  J’ai vécu 6 mois très intenses. Totalement perdu dans une culture incroyablement riche et complexe. Un séjour passionnant que je n’ai jamais raconté ici. Profitant de ce jour spécial, j’ai décidé de m’offrir (et de le partager avec vous), un voyage dans le temps et l’espace, un voyage au Japon en 2002, que je commence par Hiroshima.

Hiroshima n’a été qu’une étape pour moi sur mon voyage intérieur au Japon juste avant que je rentre en France. Une tournée d’adieu, histoire de goûter au maximum au Japon avant de retrouver mon poulet de Bresse à Lyon. Je me suis donc offert un « train trip » : un billet de 7 jours avec le Shinkansen, le TGV japonais. Le mien ressemblait clairement à un ornithorynque. J’ai souvent eu l’impression de vivre dans un manga au Japon. Je voyageais donc en ornithorynque sur rails ultra rapide.

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Silencieux, toujours à l’heure (dans une émission j’entendais récemment qu’en 20 ans d’exploitation, le Shinkanzen reliant Tokyo à Osaka (de mémoire hien) n’avait jamais été en retard, jamais), avec de la place… la vitesse exacte s’affichait (c’est arrivé peut-être 10 ans plus tard chez nous ?). Mon périple ? Plein sud : Kyoto, Nara, Osaka, Kobe, Himeji et son château pour finir par l’île de Miyajima et Hiroshima donc.

Hiroshima est redevenu l’un des principaux centres industriels du Japon. D’ailleurs quand on y pense c’est fou : de 1945 à nos jours, la ville a réussi à passer de 0 ou quelques milliers à … 1.1 millions d’habitants. On y retrouve par exemple les usines du constructeur automobile Mazda. Après s’être pris un cataclysme en pleine tronche, il a fallu seulement 50 ans à la ville, pour repartir de 0 et redevenir ce centre industriel. Les usines d’armement chimiques en moins. C’est pas plus mal.

Car oui avant de devenir une cité de la paix (distinction officielle apparemment), Hiroshima était l’un des plus gros centres militaires du pays : armement chimique donc mais aussi toute la défense et l’armée de terre du sud du pays était concentrée ici. C’est Kyoto qui avait été choisie pour cette grande première macabre. Mais l’un des colonels américains avait fait sa lune de miel là-bas : subjugué par la beauté de cette ville, ses centaines de temples, un héritage culturel et architectural rare au Japon, il avait décidé de dévier la cible sur Hiroshima. On aurait préféré qu’il range son fusil. Même si les américains ne voyaient plus la fin de la guerre à commencer par les kamikases qui causaient d’effroyables pertes humaines alors que la messe était dite. Vaste débat. Mais bon on aurait quand même préféré qu’Enola Gay ne décolle jamais.

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Du coup on se retrouve là au parc de la paix. Un peu sonné. A la verticale du point 0, dans la moiteur du juillet japonais, à regarder dans le ciel et s’immaginer 67 ans plutôt, 587 m plus haut, la première bombe atomique explosait.

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On photographie le Genbaku Dome seul batiment dont les structures ont survécu au souffle dévastateur de Little Boy.

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En fait j’ai été sonné toute la journée. Et j’étais content d’être seul face à cela. Pour le digérer. Le parc de la paix, au centre de la ville est une sorte de pellerinage. Ici l’Histoire s’est écrite. Et elle s’est écrite dans l’horreur. 75 000 personnes exterminées d’un coup, 50 000 quelques semaines plus tard. En tout on estime à 250 000 âmes rayées de la carte par Little Boy. Vous prenez ces chiffres en pleine tronche mais pas que : le musée vous entraîne dans un exposé difficile à suivre. Photos des milliers de blessés, des enfants, des vieillards, le regard perdu, les témoignages, les explications… si après ça vous n’êtes pas pacifiste… Même la nature s’est faite avoir : ces arbres n’ont pas connu un jardinier un peu fou. Ils ont eu le malheur d’avoir croisé la bombe et ses rayons.

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Le cénatophe qui reprend les noms de toutes les victimes connues.

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Evidemment avec une telle saloperie, la mort s’amuse des années après à frapper où elle veut. Comme chez cette petite japonaise de 12 ans, Sadako Sasaki, qui en 1955 fut atteinte par la leucémie. Une légende dit que si on fabrique 1000 grues en origami (l’oiseau hein pas l’engin de chantier), notre voeux est exhaussé. Elle et sa famille se sont mis alors frénétiquement à créer des grues de papier. La 664ème fut la dernière pour Sadako. L’histoire émue tout le pays : les 1000 grues ont été atteinte avec l’aide de pleins d’écoles et des fonds furent récolter pour le monument ci-dessous. Il est devenu l’un des symboles pour tous les enfants mort à cause de la bombe.

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Je partais pour la magnifique île de Myajima le lendemain. Une nuit dans une petite auberge de jeunesse en banlieue et ses bains publics plus qu’agréables en ce mois de juillet dégoulinant allaient conclure cette lourde journée.

Les voyages en assiette, Lyon, départ imminent

Jols et Joli

Lyon est certes la capitale incontestée de la gastronomie en France (et dans le monde ? bon ok je me calme) mais quand on décide d’aller au restaurant à Lyon, on pense plutôt cuisine bourgeoise (Beaucuse, Léon) avec sauce et volailles, cuisine contemmporaine (Tête d’Oie dont je vous reparle bientôt) mais rarement, voir pas du tout, fruit de mers et poissons. Et pourtant, les Halles ont de très beaux rayons très frais venant de l’Atlantique et la Méditerranée toute proche, les brasseries (la Georges en tête) vous font de superbes plateaux fruits de mer. Mais si je devais citer un spécialiste des fruits de mer et poisson à Lyon, c’est bien Jols.

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Des années qu’en sortant de Gerland, je « rêvais » de me faire un petit dîner d’après match à Jols : un joli contraste avec l’ambiance populaire du stade de foot. Calme, huîtres et vin blanc. Oui mais voilà, je n’étais pas le seul à avoir envie de dîner dans cet ancien marché couvert, reconvertit en 2001 en restaurant. Toujours blindé.

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Quelle belle surprise, lors de ma dernière escapade lyonnaise, me baladant sur les quais de Saône, l’odorat aux aguets à la recherche d’un bon restaurant, quelle bonne surprise de tomber sur le tout nouveau petit frère de Gerland, le Jols St Antoine. Ni une, ni deux, je proposa à ma petite troupe parisienne de s’installer chez Jols.

La petite terrasse sur le quai St Antoine étant prise d’assault, les portes (automatiques) du Jols s’ouvrirent devant nous : climatisation, calme, lumière, design, espace. On est déjà bien.

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Encore mieux quand on nous propose (nous étions 8) une table ronde un peu isolée (attention tout de même à la caméra de surveillance).

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Je vous laisse découvrir la carte ici mais nous étions plusieurs à nous laisser séduire par ce petit menu à 32€. Alors ce n’est pas tout à fait ce qui est sur leur site internet. En entrée, la gelée de Cabillaud m’a choisi. Plutôt fin, l’entrée se voulait être une ouverture sur encore meilleur.

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A noter la petite déception de Max et Perrine sur leur planche de Jols à 15€ qui pensait pouvoir partager à deux. Erreur. Le tarama maison de Pingsy était vraiment excellent. Une finesse rare.

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S’en suit mon bonheur du soir : le Tataki de saumon mi-cru servi froid, avec salade de cebettes et coriandre, sauce soja et riz blanc japonais. La tuerie. La finesse, le fondant de ce saumon ont quelque peu perturbé mon cerveau gauche. Et ses touches d’Asie ont achevé mon voyage.

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De son côté Pingsy a été surprise par la paëlla aux fruits de mer façon Jols avec son riz bouilli. Surprise mais ravie de cette excellente paëlla.

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La Lotte de Bretagne rôtie piquée à l’ail et au thym m’avait elle aussi fait de l’oeil. Un superbe « morceau » à absolument tester pour les connaisseurs.

Bon question dessert, on pourrait se dire qu’un resto de poisson et fruits de mer a baissé pavillon. Que nenni. Je suis tombé amoureux du mi-cuit choco-caramel, glace au lait. Amoureux je vous dis.

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Evidemment avec un bon vin, on tombe d’autant plus facilement amoureux. Le St Veran, cave de Prissé (27€) ne m’a laissé aucun doute : un vin blanc parfait pour un dîner de poisson.

Mais je ne compte pas en rester là avec Jols. Leurs plateaux de fruits de mer m’envoient des SMS pour qu’on se rencontre. Je vais surement succomber…

Jols St Antoine
30, quai St Antoine
69002 Lyon
Tél.: 04.78.42.42.62

Accueil


Si vous avez besoin d’un hôtel pour dormir à Lyon, voici une petite sélection ici

Les bons plans voyages

Activités à faire à Rome hors des sentiers battus

Rome est un centre historique incontournable lorsque l’on voyage en Italie ou en Europe. L’architecture, la nourriture, le romantisme italien, pas étonnant donc que des milliers de touristes se précipitent chaque année à Rome. On connaît évidemment la fontaine magnifique de Trevi ou les escaliers espagnols, à Rome tout est beau. Mais n’avez-vous jamais eu envie d’en voir plus, voici 15 visites et balades à Rome en dehors des sentiers battus :

Une balade à cheval sur le chemin de l’Appian

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La voie Appienne relie le centre ville de Rome avec la campagne voisine. Rien de mieux que d’aller prendre un bon bol d’air frais à cheval non ? 350 kilomètres de chemin, fait de vieilles pierres, évidemment impossible de le faire en une journée sans risquer de ne plus pouvoir s’asseoir pendant un long long moment mais ce serait quand même sympa d’essayer. Un jour héhé.  En attendant, faire une petite balade sympathique, dépaysante, sans partir de Rome avec un local super drôle et cultivé qui vous fera oublier votre mal de fesses !

Un cours pour apprendre à faire une glace italienne

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La glace italienne est aux romains ce que le fromage est aux français, un peu comme l’oxygène pour nos poumons. Indispensable. Le meilleur moyen de devenir incollable sur la préparation d’une glace italienne, reste de vous rendre en Italie et de profiter des conseils d’un vrai artisan glacier.  Comment choisir les ingrédients, les différentes méthodes selon le parfum ect…

Faire copain copain avec des chats

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Miaow. Rome un petit nid pour chat sans maison ? Vrai ! Largo Argentina est un sanctuaire pour chats abandonnés ou vivant dans la rue, Ouvert au public vous pourrez vous relaxer dans ce beau parc, entouré de ronrons, vous pourrez câliner, raconter votre super journée … Les personnes ayant des chats savent qu’ils sont doués pour la conversation !

Découvrir un marché aux puces

Rome est connue pour ses créateurs de mode comme Armani, Prada, Gucci et Versace, mais on est toujours surpris des trésors vintages qu’on trouve dans les marchés aux puces. A quelques pas du Colisée, se trouve le Monti Market un cocktail entre marché vintage, bonnes affaires et design chic. Ces objets n’attendent que vous pour leur donner une seconde vie !

Boire un vrai Espresso italiano

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Les italiens connaissent leur café et on ne vous parle pas d’un café chez Starbucks. En  1945 Achille Gaggia a inventé la machine à Espresso à Milan (on dit merci qui ?). On s’en doute déjà, un véritable succès international ! Rendez-vous donc au café de Sant’Eustachio ouvert depuis 1938, ils servent des cafés qui vous donneront un bon coup de punch !

La chasse aux … Graffitis

Le quartier de Pigneto est un terrain de chasse privilégié pour tous les amoureux d’art urbain. De nombreux artistes de rues émergent dans les rues de Rome, et les graffitis en font partie. Alors évidemment on aime ou pas, mais certaines pièces feront certainement chavirer un peu votre petit cœur tout dur … pour vous faire changer d’avis illico !

Le musée des âmes au Purgatoire

Situé dans l’église du sacré coeur, un endroit où très peu de touristes vont et cela reste dommage. C’est un magnifique musée à visiter.

Les oeuvres de Caravaggio

Caravaggio artiste baroque, vous invite à découvrir ses oeuvres. A la gallerie Borghese vous pourrez vous régaler avec des pièces d’arts magnifiques et d’autres artistes bien connus comme Titian. Surtout pour les connaisseurs mais c’est un endroit très relaxant pour ceux qui sont débutants en art.

Apprendre à faire des pâtes avec une famille italienne

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Qui n’aime pas les pâtes ? Il y en a pour tous les goûts ! Tagliatelle, farfalle, fusilli, spaghetti, fettuccine… Cela sonne comme une poésie non ? Et en plus c’est bon, c’est sain, c’est un vrai incontournable pour les foodies ! Si tu vas en Italie, des pâtes tu mangeras ! Des pâtes rondes, des carrées, des petites, des longues … De quoi rendre heureux ton estomac après avoir visité cette ville magnifique et quoi de mieux que de le faire en compagnie d’une famille italienne ? Moi je ne vois pas !

Se prendre pour Audrey Hepburn et passer un vrai week-end d’italiens

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Manger, visiter, mettre sa main dans la “bouche de la vérité “ et attendre de voir si on se la fait manger, partager des souvenirs avec les locaux … Vous ne repartirez pas avec un golden globe mais des souvenirs plein la tête, et ça, ça n’a pas de prix.

Observer la vie romaine

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S’asseoir à la terrasse d’une pizzeria pour regarder les gens qui passent, écouter les romains parler au bar du coin de leur vie quotidienne, et pourquoi pas, partager un morceau de conversation avec eux. C’est une des choses gratuites que l’on peut toujours faire en voyage et en plus, c’est aussi une des meilleures.

Déguster des huiles d’olives

Un petit apéro avant un bon repas italien? Pourquoi ne pas vous essayer à la dégustation d’huiles d’olives qui sentent bon le soleil et les vacances. Un petit morceau de pain et du bon gras.

Alors pourquoi attendre ? Rendez-vous seul ou en famille à Rome, profiter des activités avec des locaux, loin du brouhaha des touristes, hors des sentiers battus …Qui ne rêve pas de découvrir une ville dans le calme et l’authenticité ?

Cet article a été écrit par trip4real en partenariat avec Vol74.

 

Cambodge

Pour un sourire du Bayon

Comme je me plais à le rappeler souvent, l’une des choses qui me frappent le plus au Cambodge, et qui me fascine, c’est le sourire des cambodgiens. Il a été omniprésent pendant mon voyage. Et mon petit doigt me dit que cette culture du sourire n’est pas récente. Enfin mon petit doigt, c’est plutôt l’un de mes temples préférés d’Angkor qui me le dit, le temple du Bayon.

Point Route

– Jour 5 de notre périple moto au Cambodge
– toujours entre Siem Reap et Angkor
– Nombre de km : 0.5 km

Cambodge 172

Le temple le plus étonnant

Surement le temple le plus étonnant d’Angkor. De loin, en arrivant en tuk-tuk ou en moto, vous apercevez un bâtiment un peu difforme avec de petites tours qui s’élancent vers le ciel. Lorsque vous vous rapprochez vous commencez à rapidement dicerner des visages. 148 visages géants sculptés dans la pierre pour être précis. La sensation est unique et vous vous surprenez à contempler ces doux visages khmers, sortis de la nuit des temps (enfin du XIIème siècle pour être précis). Qui regarde qui au final ? Le petit touriste français devant une oeuvre khmer ou ce khmer millénaire et son sourire énigmatique qui contemple ces milliers de touristes ?

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D’ailleurs en parlant de touristes, pour trouver un hôtel à Siem Reap, évitez les trop grosses structures pour ne pas vous retrouver au milieu de 10 cars chinois.

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Plan d’Angkor Thom du site Temples Angkor

Le pouvoir du sourire

C’est donc Jayavarman VII, le dernier grand roi d’Angkor, qui a bâtit le Bayon. L’une des dernières théories avancées par les archéologues propose l’idée suivante : chaque souverain construisait son temple pour régner de son vivant mais une fois la mort venue, le temple devenait la demeure funéraire du souverain. Ce qui expliquerait le nombre important de temples à Angkor. Le Bayon serait donc la dernière demeure de Jayavarman VII. Mais cette théorie est toute récente, elle reste encore à étayer.

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Des 54 tours, il n’en reste que 37. Avec donc un visage à chaque point cardinaux, c’est à dire 4 visages pour chaque tour, qui regardent dans toutes les directions du royaume. Si le message est très certainement religieux et que ces visages représentent différents bouddha, il y a une des théories qui entourent des visages qui ont gardé une bonne part de mystère, qui me plait. Angkor Thom étant la capitale du royaume (une mégalopole pour l’époque), le Bayon étant son principal temple, on parle ici de pouvoir. Et générallement pour imposer son pouvoir, l’Histoire nous apprend que l’homme utilise souvent la puissance, la force, l’arme. Ici, ce sont 4 visages doux et protecteurs, avec ce sourire marqué. Des visages qui veillent sur les 54 provinces du royaume (d’où les 54 tours) avec bienveillance. Oui c’est ça avec bienveillance. La loi de l’Empereur doit bien entendu régner mais avec un certain égard pour son peuple.

Mise à jour 21/01/16
Il ne faut pas oublier que Jayavarman VII est arrivé au pouvoir après une guerre civile particulièrement sanglante. Assez traumatisante pour que le nouvel Empereur veuille immortaliser cette guerre atroce sur les murs de son temple. « Nous n’oublierons pas » devaient-ils se dire. Quand je disais bienveillant au-dessus de ce paragraphe… ça remet en perspective !

Au sujet des visages, l’une des théories très en vogue en ce moment serait que les visages du Bayon soit en fait tous ceux du roi Jayavarman VII. Ces visages allaient avec la nouvelle religion que venait d’imposer à son royaume Jaya (pour les intimes) : le bouddhisme mahayana avec la notion de toute puissance, de contrôler le monde entier. Certains chercheurs comme le professeur Fletcher (université de Sydney) avancent que le changement de religion a un but bien précis : l’éradication de toute une aristocratie hindoue qui avait la main mise sur le pouvoir. On change de religion, on fait table rase du passé et on s’affranchit de tout entrave à son pouvoir.
Fin de la mise à jour

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Bien entendu inutile d’idéaliser une civilisation qui avait certainement recours à la force et qui n’en fissait pas de concquérir et de combattre ses voisins Chams ou Viet. Mais tout de même reconnaissons une philospohie du pouvoir toute particulière à travers ces visages de pierre et leur sourire. 

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Les murs du Bayon sont une véritable BD de pierre : les exploits militaires du roi, les scènes de vie quotidiennes, les dieux… vous avez là tout l’univers des Khmers au XIIème siècle.

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Les nombreux remaniements du temple dûs aux changements de religion rendent peu lisible son architecture. Et l’endroit devient vite un jeu d’escaliers, d’étages, de mini terrasses, cavités, salles où la lumière distille quelques moments de grâce. Le meilleur moment pour visiter ce temple si particulier est bien entendu au lever ou coucher du soleil. Pas encore ou plus envahi par les cohortes de touristes chinois et japonais (les plus désagréables à Angkor), avec cette lumière fascinante qui donne vie aux petites danseuses de pierre, les Aspara… le lieu est magique.

angkor_temple_bayonL’enfer c’est les autres ? Oui surtout quand ils sont en car.

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Cette sculpture représente la forme de Shiva la plus puissant, le lingam Shiva

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Ces visages de pierre m’accompagnent encore aujourd’hui. Et je passerais encore des heures devant les bas reliefs du Bayon, véritable livre ouvert sur la vie de l’Empire khmer.

Cambodge

Angkor Thom, sur la route du Bayon

Après ce réveil aux aurores et ce lever de soleil sur Angkor Vat, mon premier souhait était de revenir (6 ans après) au Bayon. Un temple plein de mystères et de magie. Mais sur la route du Bayon, il y a les vestiges de la cité peut-être la plus importante d’Angkor (qui n’est pas une cité en tant que telle mais un vaste espace) : Angkor Thom. Et pour comprendre un peu ce que représente le Bayon, il faut un peu comprendre ce qu’est Angkor Thom.

Point Route

– Jour 5 de notre périple moto au Cambodge
– de Siem Reap à Angkor
– Nombre de km : 5 km

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Cela fait déjà deux ans que ce voyage au Cambodge en moto a eu lieu. Je manque terriblement de temps pour pouvoir écrire ici mes souvenirs et ne pas les perdre. Mais je m’accroche. Hors de question que je laisse partir dans les méandres de ma mémoire poussive, les images, les rencontres… surtout pas celles d’Angkor.

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Angkor Thom, la plus grande cité du monde

Le temple du Bayon est en fait le centre géographique d’une cité, celle d’un des plus grands roi de l’empire Khmer, Jayavarman VII (essayez de le prononcer à haute voix pour voir). Ce bon vieux Jaya (permettez moi d’employer ce diminutif affectif et pratique) vient de reconquérir son empire envahi par les Chams. Les ennemis préférés des khmers avec les Da Viet, les futurs vietnamiens. Car voyez-vous à cette époque (fin XIIème siècle), l’empire Khmer c’est le Cambodge, le sud du Laos (jusqu’à Vientiane tout de même), une grande partie de la Thaïlande, et quelques régions du Viêt Nam, Birmanie et Malaise. Un véritable empire quoi.

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Donc fort de cette reconquête le jeune souverain décide de donner à son empire, la capitale qu’il mérite : Angkor Thom. Alors c’est vrai qu’on s’y perds un peu : entre Angkor Vat, tous les temples qui sont à Angkor, les résidences royales…  Mais Angkor Thom c’est une cité au milieu d’un vaste espace où des temples, parfois déjà à moitié détruits et oubliés,  sont érigés. Angkor Thom c’est 1000 km2 pour un million d’habitants. A la même époque, Paris compte 50 000 habitants. Angkor Thom est en fait le centre urbain le plus vaste de tous les temps avant la révolution industrielle (fin XIXème). Et ouais.

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Une cité bien délimitée avec ses portes, ses fortifications. L’entrée la plus célèbre est celle de la porte sud. 54 géants,  des yakṣa qui tiennent le serpent fabuleux, le nâga montant la garde devant les quatre grands rois. Avouez ça a plus  de gueule que l’allée de votre jardin.

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On a envie (déjà) de rester des heures sur cette incroyable chaussée monumentale qui enjambe un canal, canal faisant parti du réseau de distribution d’eau, très perfectionné pour l’époque. J’ai fait beaucoup de photos mais aucune n’arrive à retranscrire la magie du lieu. Je reste fasciné par la lumière du crespuscule au Cambodge.

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Les beaux gosses sur leurs fidèles destriers.

 

 

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Selon une autre interprétation, cette chaussée est bordée d’un côté par des génies bienfaisants (les deva) et de l’autre par les démons (asura) qui tirent ensemble sur Vâsuki le roi des Nagas lors du Barattage de la mer de lait.  Car il faut vous dire que notre Jaya est plutôt du genre croyant. Il instaure même une religion d’état : le bouddhisme mahāyāna venu du nord de l’Inde. Ce qui explique nombre de détails architecturaux et de représentations de divinités.

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Les fortifications n’ont pas toutes tenues et en se baladant en moto dans des chemins un peu reculés des circuits touristiques (quel pied !), vous pourrez tomber nez à nez en pleine jungle avec l’une des 4 portes. Des lieux qui m’ont fait pensé à des décors de BD, notamment par exemple Thorgal qui  se perds souvent dans des mondes inconnus.

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Angkor Thom c’est aussi de vastes espaces pour les défilés militaires du roi. Avec notamment la terrasse des éléphants d’où le roi donc appréciait la démonstration de force. Aujourd’hui les petits rois d’Angkor Thom ont pris la relève de Jayavarman VII.

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Même si le chemin est beau, cela reste notre chemin. Car mon but, et j’y suis revenu plusieurs fois dans mon séjour (là aussi le bonheur d’être libre avec la moto), était de revenir au Bayon. Car j’avais fait tout ces kilomètres pour un sourire du Bayon…

 

Les voyages en assiette, Lyon, départ imminent

Après le gastro, le burger

Souvenez-vous, il y a quelques temps j’avais eu la chance de m’offrir un dîner chez Bocuse. Oui au restaurant gastronomique Paul Bocuse à Collonges au Mont D’or tout à côté de Lyon. Et bien figurez-vous qu j’ai remis ça. Oui je me suis offert cette fois-ci un déjeuner chez Bocuse. Je ne sais pas si c’est la crise ou autre, mais cette fois-ci j’ai testé le burger, pas le gastro.

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Oui je suis allé faire un tour à l’Ouest Express, le fast food de Paul Bocuse. Oui c’est le petit dernier, enfin ouvert maintenant depuis quelques années. Le dernier d’un petit empire : bien sûr il y le restaurant 3 étoiles, pierre angulaire de l’Empire. Il y a la salle de réception, l’abbaye de Collonges, qui accueille entre autre les banquets de mariages. Il y a les quatre brasseries Bocuse : le Nord, le Sud, l’Est et la petite dernière l’Ouest. Si vous passez à Lyon, n’hésitez pas à vous offrir un repas dans l’un de ces brasseries. Un excellent rapport qualité prix et un service aux petits oignons. Et il y a donc enfin, la nouvelle pousse, l’Ouest Express.

Si jamais vous n’êtes pas sur Lyon, il existe des services de logement temporaire sur Lyon avec services hôteliers bien pratiques quand vous n’êtes que de passage. Le site vous propose une sélection de 70 appartements, de vrais apparts lyonnais en centre ville. Pratique pour sortir et découvrir facilement les plaisirs de Lyon et notamment de quoi pouvoir tester tous les Bocuse.

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Revenons en à nos burgers. L’Ouest Express est de son temps et de son rang : il est adossé au complexe de cinéma Pathé de Vaise, un quartier en pleine explosion à Lyon avec notamment de nombreuses entreprises qui y ont élu domicile. Bref à première vue ce n’est qu’un fast-food ciné. Mais une fois la porte poussée, on ne reconnait pas tout à fait l’ambiance du grand clown jaune et rouge. Ambiance feutrée et design. Les lignes conçues par les architectes Yves Bourcharlat et Pierre-Yves Rochon sont pures. Une immense horloge tourne : même si c’est design et feutré, le temps ici est compté.

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Une immense banque circulaire attend votre commande. Menu sur des panneaux lumineux au-dessus (classique) mais ce qu’il est moins ce sont ces grands présentoirs vitrés qui vous montrent salades et desserts tout prêts. A vous de choisir directement. Car question propositions, l’Ouest n’en manquent pas. Et tout est frais ! Par exemple : la salade de l’Ill (salade verte, Spätzle, écrevisses marinées, légumes confits, sésame grillé, menthe) ou encore les soupes de l’été ou même les pâtes fraîches.

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Mais pour ma part, j’avais hâte de tester le burger de Bocuse, qu’ils appellent ici « César ». J’ai craqué pour une burger du jour, qui n’est donc pas sur la carte : un burger Rossini. Rien que ça. Un joli fois gras donc dans un burger assez énorme, très moelleux et proprement délicieux.

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Les autres « Césars » restent assez classiques avec chacun leur caractéristique : bacon pour le César Bacon, chèvre pour le Provençal, poulet curry pour le Colombo. Car comme souvent avec Bocuse, l’important n’est pas l’originalité, mais la qualité. Et il faut bien le dire c’est délicieux. Même si la salade prise par la personne qui m’accompagnait lui a paru un peu quelconque, je vous conseille fortement d’aller vous offrir un petit Mac Bocuse car même le prix est digne d’un fast-food:  en moyenne 10€ pour un menu.

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Et puis vous pourrez toujours dire que vous avez mangé chez Bocuse…

La France à tire d'aile, Les week ends, Paris, terminus, Passer le périph

Vaux-le-Vicomte

Suite de mes dimanches « passer le périph ». L’Ile-de-France regorge de trésors. Le château de Vaux-le-Vicomte dans le sud fait parti des plus beaux. Ca fait longtemps que je voulais aller découvrir la petite maison de Nicolas Fouquet. Non rien à voir avec le resto des Champs Elysées. L’histoire de Fouquet est liée à son château. Il en est peut-être même le symbole. Petite visite dans la vie de Nicolas Fouquet et son château.

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Le ministre soleil

Nous sommes en 1653. Nicolas Fouquet a gravi toutes les marches du pouvoir. Il est resté fidèle au roi pendant la Fronde, il a bien manoeuvré, profité de quelques coup de chances. Il est au top de sa carrière. Il est le surintendant des finances (l’équivalent de notre ministre) du tout jeune roi Louis XIV. Et il vient de se payer un petit bout de terrain, pile poile entre le château de Vincennes et de Fontainebleau, deux propriétés royales. Le mec sait ce qu’il fait. Il fait raser le petit village de Vaux, détourne une rivière et lance les travaux. Alors que Louis XIV n’a pas encore mué, Nicolas est déjà un petit roi soleil.

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La team de Versailles

Car Nicolas a réuni une petite team pour construire sa masure : Louis Le Vau, 1er architecte du roi, le peintre Charles Le Brun, fondateur de l’académie de peinture, le paysagiste André Le Nôtre, contrôleur général des bâtiments du roi et le maître-maçon Michel Villedo. La petite team je vous dis. Cette même team qui s’occupera de Versailles quelques années plus tard.

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C’est qui le patron ?

10 ans plus tard, Nicolas fait la fête. Et il fait bien la fête. Il invite le roi qui depuis s’est trouvé une copine officielle et toute sa cours. 1000 couverts, feux d’artifices, spectacle d’eau… Molière est même de la partie avec sa nouvelle pièce, les Facheux. Le château de Vaux-le-Vicomte est ze place to be. Et Nicolas Fouquet est le patron.

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La fête de trop

Oui mais voilà faire de l’ombre au king, ce n’est jamais bon. Surtout quand on pique dans la caisse depuis quelques années, qu’on s’est carrément construit une petite flotte de guerre dans son île de Belle-Ile et que Louis XIV veut devenir le monarque absolu, le plus grand roi de France, le roi soleil. Bref mauvaise pioche pour Nicolas qui va finir sa vie en prison en Italie. Mais qui nous laisse en héritage ce joyau de l’architecture classique du XVIIème. Merci Nico.

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A la chasse aux oeufs

Pour ma part, en 2015 donc, je suis allé à la chasse aux oeufs dans les jardins de Le Nôtre. On a trouvé que ça serait mieux que les trottoirs de Belleville pour le petit. Après une grosse demie heure de queue, nous finissons par batifoler dans les écuries puis le jardin.

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Le château est vraiment superbe : un équilibre remarquable de lignes, de perspectives, de pierres, de pelouse, de bosquet. Un repos pour les yeux, une oasis de bon goût. Nous avons décidé de ne pas passer par la case « intérieur » du château : je suis moins touché par les meubles et les peintures et mon petit a une capacité de concentration et maîtrise peu compatible avec une véritable visite de musée.

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Par contre nous n’avons pas oublié les oeufs. Lui non plus d’ailleurs. Même si Léonidas et l’organisation du château avait bien fait les choses, on a préféré zappé la petite queue supplémentaire de 30 minutes qui nous tendait les bras. On a caché nos propres petits oeufs dans les bosquets de Le Nôtre. Et el bambino s’est régalé.

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Pour ne rien vous cacher, je reviendrais à Vaux-le Vicomte pour leur soirée aux chandelles. Un excellent concept que j’adorerais tester…

Les voyages en assiette, Lyon, départ imminent

La Maison Larivoire à Rillieux

Rillieux-la-Pape. Ville de la banlieue lyonnaise, à la frontière de l’Ain. Au mieux vous la connaissez pour son champion du monde de boxe Hacine Cherifi, son footballeur devenu célèbre Loic Rémy (actuellement à Chelsea), les Majorette, les petites voitures qui ont été fabriquées là-bas jusqu’en 2001 (avec le siège social), la société Lejaby qui y avait aussi son siège social… au pire pour ses quartiers un peu chaud et quelques voitures brûlées, les fusillés juifs de 1944, le terroriste Khaled Kelkal. Accessoirement c’est ma ville natale où j’ai vécu les 24 premières années de ma vie.

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Mais peut-être que si vous êtes lyonnais, vous connaissez Rillieux pour un restaurant. Un restaurant qu’il faut chercher, tout près du Rhône, du côté de Crépieux, la moitié de la ville collée à l’un des bras du Rhône. Un digne héritier des guinguettes lyonnaises qui accueillait au début du XXème siècle les familles lyonnaises qui allaient à la campagne : le restaurant Larivoire.

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Pour moi, même si je retourne à Rillieux très souvent, Larivoire c’était au mieux une sorte de légende urbaine : un restaurant (anciennement) étoilé à Rillieux ?! Au pire ce panneau rose vieillot que je vois depuis que je suis né, sur le côté de la route de Genève. Bref je n’y étais jamais allé et ça ne cadrait tellement pas avec l’image que je me fais de ma ville que je doutais presque de son existence.

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Après avoir vécu 36 ans de l’ignorance, je peux dire aujourd’hui : « je sais ». Je sais qu’il existe un petit coin de paradis où on ressortirait volontiers les petits chapeaux de pailles, les boules de pétanque lyonnaises, où l’assiette vous emmène loin, loin… Le restaurant Larivoire c’est d’abord une Maison. La Maison Larivoire ma bonne dame. Une histoire commencée en 1871, une famille qui tient le restaurant, des traditions, une cuisine bourgeoise lyonnaise, une belle maison de maître à la façade rose pâle. Larivoire c’est un peu tout ça, mais c’est surtout un régal pour les papilles.

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Dans une ambiance feutrée que seuls les grands restaurants vous offrent, les très belles assiettes ont atterri sur notre table. Sous vos yeux gourmands, mon entrée : magret de canard en aiguillettes, pomponnette de cuisse confite avec tomate au caviar d’aubergines et crêpes parmentier. <3

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Une autre très belle entrée : millefeuille de pommes cristalline au crabe tourteau.

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Le temps de descendre un peu dans le menu…

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… et d’arriver au plat qui me fait toujours envie (même le matin au lever) : la fricassée de volaille de Bresse au vinaigre de vieux vin. Je vous un culte à ce plat. Et mon église, c’est Larivoire.

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Quelques verres plus tard avec des vins conseillés par un meilleur ouvrier de France…

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… nous tombions nez à nez avec les desserts.

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Et quand je vous parle dessert de Larivoire, je vous parle de desserts concoctés par un champion du monde de pâtisserie. Cette maison, c’est donc des plats divins pour un rapport qualité/prix qui ferait rougir plus d’un parisien (le premier menu est à 51€) mais aussi une atmosphère, une histoire, une institution.

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Nous avons eu la chance de discuter en fin de repas avec Chantal Constantin, gardienne du temple. Elle me fait penser aux célèbres mères lyonnaises réputées pour tenir d’excellents bouchons. A une différence près : Mme Constantin n’est pas derrière les fourneaux puisque c’est Bernard Constantin, « héritier » d’une tradition rillarde commencée en 1871.

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« Nous faisons toutes nos sauces. » C’est la passion qui nous parle. Qui nous parle de l’Histoire de Larivoire, son étoile Michelin perdue, son ambiance bourgeoise au sens « qualité » des mets. On écouterait des heures Mme Constantin. Sur les murs les cartes postales anciennes, notes, tableaux raconte aussi la Maison Larivoire et l’histoire des îles de la Pape. Très très loin des barres HLM de la ZUP.

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On finit par la première addition du restaurant. La nôtre était un peu plu salée, mais rien par rapport au plaisir que nous avons pris ce soir là.

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« Chez nous chaque client est unique, il devient un ami. » Chère Chantal, nous espérons revenir bientôt en ami…

Galères de voyageurs, Le petit voyageur

Comment louper son avion en 5 expériences

J’aurais pu aussi appeler mon post : le top 5 de mes conneries avec l’avion ou encore mes 5 tentatives pour louper mon avion… bref vous l’avez compris, séance divan psychanalytique pour votre serviteur. Il s’agit ici d’une opération qui me vise à me faire prendre conscience de ma connerie question aéroport. J’attire votre attention sur le fait que je connais les solutions pour éviter ce genre de mésaventures… mais que voulez vous ? les voyages me sembleraient trop fades, trop faciles si il n’y avait pas un brin d’aventure, un soupçon de retard, une once de danger… prêt ? inutile d’attacher vos ceintures, vous n’êtes pas sûr de décoller.

n°1 (haut la main) : j’ai loupé mon retour de Seoul (Corée) à Tokyo (Japon)

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C’est l’été, un français et un japonais découvre lors de la coupe du monde 2002, la Corée. Envie d’une petite visite dans un méga musée à 1h30 de train de la capitale ? ben oui… sauf qu’on prenait l’avion le soir même et qu’avec les bouchons, le retard… ben on est même pas allé à l’aéroport. +500€ dans la tête pour un retour au pays de la Mazda et 2 jours de plus à Séoul (mais ça c’est sympa).

> solution :
– éviter de partir loin de l’aéroport le jour même de votre départ
– arrêter d’être con

n°2 : arriver 15 min après l’heure du décollage pour mon vol Bangkok – Saigon

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J’avais rendez-vous avec Sylvain ce jour là à Saigon et j’ai bien failli louper mon rendez-vous; des bouchons de ouf à Bangkok, un départ un peu trop cool de mon hôtel : résultat je cours comme un dératé dans l’aéroport. Heureusement la liaison Bangkok – Saigon n’est pas le TGV Paris-Lyon à l’heure de pointe. Il y a tellement peu de passagers qu’on les attend quand ils sont en retard. J’aime.

> solution :
– prendre large pour aller à l’aéroport et se renseigner sur le trajet
– arrêter d’être con

n°3 : perdre son passeport à Berlin 2 jours avant le retour en avion à Paris

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Berlin, coupe du monde 2006 (décidément les coupes du monde, ça me met dans tous mes états). Et 1, et 2, et 3 – 0 contre le Brésil et une fête de ouf. La bière coule à flot et je décide de donner sa liberté à mon passeport (qui l’a bien mérité). 3h du mat, frais comme un gardon, direction le commissariat : personne ne l’a ramené évidemment. Direction l’ambassade de France pour avoir un sauf conduit et un grand merci à Johann qui a pu témoigner devant le fonctionnaire que j’étais bien moi même (Johann aurait pu être farceur).

> solution :
– ne pas prendre son passeport pour un animal de compagnie sympathique et le ranger au plus profond de son sac
– arrêter d’être con

n°4 : faire réouvrir le check in pour mon vol Paris – Canton

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Un départ un peu mou, une petite panne électrique pour mon RER à la gare du nord et me voilà quelque peu à la traine pour le check in. J’avoue ne pas avoir paniqué plus que ça mais quand j’entends qu’on demande si il y a un passager pour Canton dans la queue et que l’hôtesse d’accueil appelle quelqu’un pour lui demander : « on le prend ? » . J’avale doucement ma salive et une petite goutte de sueur perle sur mon front.

> solution :
– ne pas faire confiance à la SNCF, même si vous êtes censé être à 35 minutes de l’aéroport maxi et rafistoler ma caisse avec ce site (ou un autre d’ailleurs)
– arrêter d’être con

n°5 : sortir une balle d’AK47 à l’aéroport de Tel Aviv (Israël)

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Celui-là je l’aime bien. D’autant plus que je n’étais pas à l’origine de cette riche idée. C’est Sylvain, qui dans une gare routière désert du fin fond d’Israël avait fait la trouvaille de cette balle. Beau souvenir. Le beau souvenir se transforme en cauchemar quand les policiers de l’aéroport de Tel Aviv, pour notre retour sur Paris, décide de nous fouiller complètement et de sortir toutes nos affaires du sac (que voulez vous, on a des sales têtes Sylvain et moi). Et ça n’a pas loupé : une belle balle comme souvenir, ça énerve tout le monde. Bon ils ont pas décidé de nous garder mais de nous faire escorter par des flics (avec confiscation des passeports) jusqu’à la zone internationale. Ambiance.

> solution :
– taire sa passion pour les armes
– celle-là c’est pour Sylvain

Vous me racontez vos galères en avion pour que je me sente moins seul ?

Les voyages en assiette

La Bodeguita Cubana à Lyon

Sur le plateau de la Croix-Rousse à Lyon, on n’a plus l’habitude de se faire un petit bouchon lyonnais. Ce soir là, c’était plutôt un petit bouchon cubain ! Car oui la Bodeguita Cubana, c’est un aller simple pour Cuba sur la rue de Cuire. La chaleur du resto vous met tout de suite dans le ton : toiles vous rappelant la Havane (ah les bus tirés par un camion), du bois partout, petits bibelots qu’on imagine fabriqués là-bas. Le voyage a déjà commencé.

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Cuba Libre et joli menu

Bien entendu pour l’apéro vous avez le choix dans le patrimoine cubain : Cuba Libre, Mojito, Pina Colada… faits comme « là-bas ». Surtout ne pas s’en priver même si de mon côté c’est une petite Crystal que je me suis offert, LA bière blonde de Cuba. Idéal donc pour se lancer dans la carte et trouver la bonne partition pour cette soirée cubaine. En pleine période de fête et d’excès, j’ai dû rapidement renoncer au menu Habanero (24€) (découvrez le ici) qui me faisait pourtant furieusement du charme. De même le superbe assortiment de tapas pour un dîner à plusieurs, accompagné d’un excellent vin chilien m’ont fait les yeux doux. Une carte simple mais complète. Et pas cher. Comme là-bas. D’ailleurs si t’as envie de t’offrir un vrai séjour à Cuba essaye de regarder dans les voyages à bon prix de Jetcost !

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Gambas & gâteau coco

J’ai finalement opté pour émincé de boeuf accompagné de ses patates douces, quand à Aude qui m’accompagnait ce soir là de belles gambas à la sauce coco. Les très belles assiettes sont arrivées vite pour le bonheur de nos yeux et rapidement de nos papilles. Certes la cuisine cubaine n’est certainement la plus fine de la planète mais question saveur et voyage dans l’assiette, tout est là ! Pour les desserts je n’ai pas pu me sortir de mon addiction au chocolat et le fondant, qui ne m’a pas bouleversé mais m’a permis de finir mon dîner cubain sur « une belle note sucrée » (expression déposée par ma mère à l’INPI). Le gâteau coco a fait naître un sourire sur le visage de Aude qui en dit long sur son plaisir. Même si on est d’accord, partager un dîner avec moi est toujours un plaisir. Si.

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La fin de soirée s’annonce, on ne s’est jamais senti de trop dans cette ambiance cubaine, entre service en espagnol et sourires chaleureux, et même l’addition nous donne envie de revenir. Vite.

La Bodeguita Cubana
Restaurant cubain
44, rue de Cuire
69004 Lyon
http://www.bodeguitacubana.fr/

 

La France à tire d'aile, Passer le périph

L’abbaye de Royaumont (mission passer le périph)

Il peut m’arriver parfois d’avoir envie de sortir hors de Paris. Changer d’atmosphère, d’avoir un peu de vert, de calme. L’Ile de France est d’une richesse incroyable tant d’un point de vue historique et architecture que parc et verdure. Mais voilà deux obstacles quasi infranchissables m’ont souvent fait reculer. Le premier est la voiture. Avouez sans voiture, la petite excursion tourne vite à l’expédition, ou alors il faut bien choisir le coin. Le deuxième, qui est purement psychologique : le périph. Je ne sais pas si je suis le seul mais avant de penser à aller voir au delà du périph, j’y réfléchis à deux fois. Et c’est totalement débile. Ca fait belle lurette que la barrière de l’octroi (à l’origine de cette délimitation) n’existe plus et qu’il n’y a plus de péage pour rentrer dans Paris. Fort de cette éminente analyse, voiture en main, j’ai pris la décision, assez énorme il est vrai, d’aller voir au delà du périph. Et j’ai pas été déçu.

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Objectif du jour : l’abbaye de Royaumont

Au  nord de Panam donc, à environ 30-40 minutes de voitures, se trouve la gigantesque abbaye de Royaumont. Enfin ses vestiges mais ça reste gigantesque. Créée en pleine forêt en 1228 sous l’égide de Louis IX, le fameux St Louis, Royaumont est l’une des plus grandes abbayes de l’ordre Cistercien. Je vous évite le cours d’histoire mais l’abbaye a tout subi : les guerres, la Révolution, utilisation en tant qu’usine… ce qui l’a pas mal amoché mais tout de même, quand vous arrivez, vous êtes sous le charme.

Bienvenue chez les cisterciens

L’arrivée dans le parc donne le ton.

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Du grand réfectoire détruit reste une fusée. Enfin une tour.

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Dans le cloître c’est calme et volupté.

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Les visages ressortent du passé lointain de ces pierres.

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35 minutes plutôt, vous étiez  rue de Belleville, englué dans le trafic que forment les mariages chinois du quartier. Vous êtes maintenant 800 ans en arrière, en pleine forêt, dans un calme tout cistercien. Contraste saisissant.

L’abbaye est aujourd’hui très vivante. Une fondation développe de multiples activités : séminaires, centre de formation pour artistes de danse et de musique, expos temporaires… c’est un lieu de vie.

Quand au parc, il vaut presque la visite à lui seul. Au delà de l’incroyable ingénierie des cisterciens qui se sont détournés un cours d’eau pour alimenter l’abbaye, vous vous baladerez dans les allées parfois surpris par des mini expos au milieu des plantes. Les 7.50€ d’entrée deviennent anecdotiques devant ce dépaysement. Toute les infos pratiques sont dispo sur le site de l’abbaye.

Comme quoi derrière le périph…

Cambodge

Revenir à Angkor… toujours

Angkor. Ma première visite en 2006 m’avait fasciné. Mais pourquoi suis je attiré par Angkor comme un papillon de nuit par la lumière ? Est ce le fait qu’elle représente pour moi l’idée que derrière chaque peuple, aussi pauvre soit il un jour, se cache un Empire et le génie des hommes ? La féminité des Apsaras, ces divinités danseuses de pierre gravées sur les murs ? Le gigantisme de la cité et de ces temples ? Voilà quelques indices mais je m’en vais creuser un peu plus loin en essayant de vous faire découvrir à travers plusieurs articles pourquoi Angkor me fascine.

Point route

– arrivée sur Siem Reap le jour 4 de notre périple moto
– de Skun à Siem Reap par la RN 6
– nombre de km : 241

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Mes cités d’or

Angkor ce sont mes cités d’or. Une vie d’archéologue suffit à peine pour reconstruire un des temples alors pensez- donc je n’aurais pas assez de ma vie pour connaître et tout comprendre d’Angkor. Et c’est surement ce qui me fascine. Des trésors dispersés sur des hectares, détruits par les khmers rouges, les chasseurs de trésor, la végétation… Chaque année on fait des découvertes à Angkor.

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Par exemple j’ai vu récemment qu’on avait enfin un scénario très crédible pour le déclin soudain de cette cité au XVème siècle. Après une analyse topographique fine et l’étude de l’environnement, on s’est aperçu qu’à cette période le climat avait été très dure avec quasiment une décennie de grandes périodes de sécheresse intense alternant avec des pluies diluviennes. Résultat l’ingénieux (et gigantesque) système hydraulique d’Angkor (qui est la base de son développement) s’est détérioré à tel point que l’Empire Khmer, en déclin et attaqué par ses voisins thaï, a préféré laisser la cité à l’abandon.

Liberté

Cette année j’avais la liberté pour moi. Comprenez mon fidèle destrier, ma Honda. Idéal pour partir à la découverte des coins les plus reculés, des temples les plus éloignés du centre d’Angkor. Idéal pour profiter au mieux des paysages d’Angkor. Bref idéal.

Question hébergement c’est dans la petite ville de Siem Reap qui est juste à côté du site que nous n’avons pas eu trop mal à trouver un hébergement. Van & Ro n’ayant pas peur de se lever tôt décident d’aller voir le lever de soleil à Angkor Vat. Plutôt une bonne idée : le spectacle est superbe et la température sympathique pour les visites. Mais pas assez bonne pour me faire tomber du lit. Nous décidâmes d’un rendez-vous vers 11h. C’était sans compter sur la nuit cambodgienne. Je n’ai pas dormi de la nuit : panne de courant, plus de clim, du bruit de la clim d’en face qui marchait très bien… si bien qu’à 5h j’ai pu entendre le départ des deux motos de mes amis. Résultat 15 minutes plus tard j’étais devant ce superbe spectacle.

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Dans les prochains épisodes je vous emmène voir les sourires du Bayon, le petit peuple d’Angkor et pleins d’autres choses…

Planète web

Croisière de luxe à Tahiti à bord du Paul Gauguin

Les élégantes îles de la Polynésie vous attirent, mais même si vous êtes féru de voyages et d’escapades, vous n’avez pas entièrement l’âme ni la patience d’un Robinson Crusoé. Du coup, vous ne comptez pas vous y aventurer par vous-même, de peur d’y rester. On vous comprend, et c’est bien pour cette raison que les bateaux de croisière et de tourisme publics y prolifèrent. Mais, et parce qu’il y a toujours un « mais », pour entièrement profiter du calme et de la sérénité ambiantes qui règnent au cœur des îles, vous n’avez pas non plus l’intention de passer vos vacances à bord d’un bateau rempli de monde, où chacun se bouscule pour avoir accès à la piscine, et lutte consciencieusement pour préserver son mètre carré d’espace vital.

Épargnez-vous ce genre de situation en vous offrant une croisière de luxe, à bord du Paul Gauguin (Pour de plus amples informations : http://croisierespaulgauguin.fr/ ), un navire haut de gamme, qui accueille une clientèle, des plus privilégiées.
Le mot d’ordre de la croisière : ne vous souciez de rien, on s’occupe de tout pour vous! En bref, on vous offre la recette parfaite pour vous laisser tranquillement voguer au milieu des îles de la Polynésie, bercé par le bruit des vagues.

Au départ de Tahiti, la durée du voyage peut être comprise entre 8 et 15 jours, et selon l’itinéraire choisi, le bateau peut passer par les îles de la Société, Bora-Bora, les îles Cook, Fidji, Tonga, Tuamotu, des Marquises, et bien d’autres encore…

La beauté des îles de la Polynésie est des plus reposantes. Et une fois les pieds dans l’eau, ne pensez plus à rien.

Alors, ça y est, vous craquez ? Nous, on peut vous dire qu’on en rêve déjà !

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Top 10 des bonnes raisons de réserver à l’hôtel Grand Palladium Palace Ibiza

Lorsque l’on prononce le mot Ibiza, on pense tout de suite aux virées nocturnes, au luxe, aux boîtes de nuit remplies de people, et à la fiesta non stop. Sur les côtes, des kilomètres de sable fin, des petites criques et de l’eau turquoise. Au programme : bronzage et farniente. Mais l’île des Baléares est trop peu connue pour sa richesse culturelle : inscrite au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, de nombreux sites de l’intérieur de l’île valent la peine d’être visités. Mais pour pouvoir profiter des surprises que vous réservent Ibiza, il vous faudra réserver un hôtel … Et nous avons celui qu’il vous faut : Le Grand Palladium Palace hotel. Si vous n’êtes toujours pas convaincus, voici 10 bonnes raisons d’aller y réserver votre chambre.

#1 Ibiza

Je pense que le lieu parle de lui même : tenter de l’expliquer serait parler pour ne rien dire. Ici, les vacanciers ont la chance de pouvoir profiter d’une ambiance luxueuse de jour comme de nuit, au sein de laquelle la fiesta et le chilling au bord de la plage se mêlent aux visites culturelles. On vous rassure, aucune chance de s’ennuyer donc.

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#2 L’hôtel

C’est un séjour tout beau tout neuf qui vous attend dans cet hôtel entièrement réhabilité en 2007. Design moderne et chambres à taille géante, tout est prévu pour que vous vous y sentiez bien. Situé au pied de la plage de Playa d’en Bossa, à côté de la zone protégée du Parc Naturel de Las Salinas, il est comme un cocon moderne au sein d’un paysage des plus naturels. Grand_Palladium_Palace_Ibiza

#3 Luxe, calme et volupté

Le personnel de l’hôtel est habitué à recevoir une clientèle de clubbers des plus exigeantes, et s’assure donc d’être toujours aux petits soins avec elle. Parce que forcément, faire la fête jusqu’au bout de la nuit, ça fatigue ! Sont donc mis à votre dispositions des services qui vont vous faciliter la vie. Parmi eux, la présence d’une baby-sitter (eh oui, trimbaler vos enfants en boîte, ça le fait moyen), de médecins (en cas de soirée un peu trop arrosée …) des lits king-size, des tables et fers à repasser dans les chambres, une base pour Ipod, et attention, le meilleur pour la fin : une carte d’oreillers ! (oui oui, vous pouvez y choisir votre oreiller comme au resto !) Bref, avec tout ça, vous êtes certains d’être traité comme un vrai roi !

#4 Des chambres maxi confort

Avec 411 chambres, on ne peut pas dire que vous n’aurez pas le choix ! Plusieurs types de chambres sont donc proposés, pour que chacun puisse choisir celle qui correspond le plus à ses envies (et à son budget). La Chambre Double est la plus classique, mais est déjà pas mal équipée dans son genre (lit king-size, air conditionné, peignoir et pantoufles, téléphone, écran plat de 32’’, sèche-cheveux, fer et table à repasser, minibar, balcon extérieur meublé, coffre-fort électronique). Ensuite, nous avons la Double Deluxe Jacuzzi : même chambre mais en plus grande, et avec un Jacuzzi en plus. Imaginez alors ce que doivent être les chambres Double Supérieure, Junior Suite, et Master Suite ! On vous laisse le suspense … Mais un petit indice : la chambre Master Suite dispose d’un reproducteur de DVD et d’un service de préparation de la chambre pour la nuit ! On dit oui, oui, oui, et encore oui ! chambre_grand_palladium_palace_ibiza

#5 Une grande part laissée à la gastronomie

Pour les fins gourmets, l »hôtel met à disposition de ses clients non pas un, ni deux, ni trois, mais quatre restaurants aux saveurs locales et internationales ! Allant de la cuisine mexicaine à la cuisine purement Méditerranéenne, ces 4 restaurants sauront à coup sûr ravir les papilles de chacun d’entre vous. En plus de disposer d’un très large choix de saveurs, les restaurants de l’hôtel comptent également parmi eux un restaurant à l’air libre. Idéal pour profiter des couchers de soleil et de la brise marine du soir. Du côté des bars, l »hôtel dispose d’un bar classique, et d’un Pool Bar ! Oui, vous allez enfin pouvoir siroter votre cocktail tranquillou sur le bord de la piscine, sans que personne ne vous dérange. Ou presque. restaurant_tex_mex_grand_palladium_palace_ibiza

#6 SPA et relaxation

Comme dans tout hôtel de luxe qui se respecte, le Grand Palladium Palace Ibiza compte un magnifique centre de SPA parmi ses différentes installations. Après une journée riche en émotions, allez vous détendre dans le jacuzzi, le sauna, les bains à vapeur, ou profitez des sensations que procurent un massage ou un soin de beauté corporel et exfoliant. Spa_grand_palladium_palace_ibiza

#7 La, ou plutôt LES piscines

En plus d’avoir un SPA de rêve, l’hôtel dispose également de 4 piscines ! 2 pour les enfants, et 2 pour les adultes. Au moins, on est sûrs qu’il n’y aura pas de bousculade, que les adultes ne seront pas dérangés par les plus jeunes, et que chacun se fraiera son chemin sans embûches dans les eaux claires des bassins. piscine_grand_palladium_palace_ibiza

#8 Un peu de sport ?

Pour avoir un corps de dieu/déesse sur la plage, rien de tel qu’une bonne séance de sport ! Et avec les installations sportives de l’hôtel, on ne peut pas dire que vous manquerez de choix : gymnase entièrement équipé, 7 courts de tennis, volley, billard, pétanque, waterpolo, aérobic, aquagym … Bref, de quoi être fiers d’arborer votre tout nouveau maillot de bain, devant les yeux ébahis de la foule.

#9 L’animation

Aujourd’hui, c’est lever à 14 heures. Vous avez trop clubbé la nuit dernière, et cette après-midi, vous ne vous sentez pas de sortir en ville. Mais pas de panique, l’hôtel a tout prévu et pour cause, propose des animations de jour comme de nuit, au bord de la piscine ou sur la plage.

#10 L’hôtel accueillera vos plus belles réceptions

Passer des vacances de rêve à Ibiza, c’est bien, mais les partager avec des amis ou des proches, c’est encore mieux ! Et c’est pour cela que le Grand Palladium Palace Ibiza met à votre disposition tout le matériel nécessaire pour que vos réceptions soient réussies, et que vos invités soient éblouis ! On emploie donc les grands moyens : six grandes salles équipées pouvant accueillir jusqu’à 500 personnes, de magnifiques jardins, les restaurants, et un service de coordination d’événements et célébrations pour s’assurer que vos banquets, conventions, cocktails ou même mariages se déroulent de la meilleure des façons. Pour les mariages, notez la possibilité d’avoir recours à un planificateur de mariage expérimenté. évènements_réceptions_grand_palladium_palace_ibiza

Infos pratiques

Grand Palladium Palace Ibiza Resort & Spa : C/ Playa d’en Bossa, S/N, 07817 Sant Jordi de Ses Salines, Islas Baleares, Espagne

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Travelex et les vacances rêvées (sponso)

Ah, les vacances. Les joies de chaque année, galérer à trouver les personnes avec qui partir (et les bonnes), réfléchir à la catastrophe du séjour de l’année dernière, flipper, se désister, puis revenir quand même, « parce qu’on sait jamais, ça peut toujours être cool ». S’arranger pour que les dates conviennent à tout le monde, se mettre d’accord sur l’endroit, bien sûr, et puis ensuite … payer. Le moment qui fait le plus mal. Mais bon, tout compte fait, quand on se paie ses vacances, c’est un peu comme si on s’auto-félicitait d’avoir travaillé dur toute l’année, en s’accordant un petit moment de détente. Enfin … c’est du moins ce que l’on croit.
Qui dit vacances dit forcément partir en quête d’aventure, et qui dit aventure dit forcément imprévus, surprises, bonnes ou mauvaises d’ailleurs. Du coup, ça fait toujours beaucoup d’anecdotes à raconter, c’est sur, mais j’aimerais bien, pour une fois, pouvoir passer des vacances sans soucis, organisées, zen. Bref, tout l’inverse de ce que je suis. Pourtant, ça ne doit pas être si dur que ça, j’en suis sûre. En fermant les yeux, on peut sûrement y arriver.

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Allongée sur une plage de sable fin et blanc, je suis en Indonésie, à Bali plus précisément. Autour de moi, pas un bruit, quelques touristes seulement, mais ils sont respectueux et me laissent savourer la beauté du paysage. Ou alors peut-être sont-ils trop fascinés pour parler. En tout cas, moi, je n’attends pas une seconde de plus pour aller faire trempette dans l’eau bleue turquoise qui s’étend devant moi à perte de vue.

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Après avoir profité de la plage, je décide de rentrer à l’hôtel. Mais seulement voilà : je ne connais absolument pas le chemin. Et vu mon sens de l’orientation quand je suis dans ma propre ville, je ne vais pas tenter le diable. Je pense que rentrer en bus serait donc la meilleure option.

Fort bien, me direz-vous, mais comment a-t-elle fait pour payer son ticket de bus sans s’être arrêtée au bureau de change avant pour retirer des devises du pays ? Surtout que, merci mais bon, la roupie indonésienne, ça ne court pas vraiment les rues dans les bureaux de change !

Eh bien je vais vous le dire : comme j’ai décidé d’être organisée cette année, avant de partir, j’ai pensé à aller sur le site de Travelex, pour commander mes devises. Eh oui, ils ont même des roupies indonésiennes ! Fou, hein ? Pas si fou, tout compte fait, puisque sont disponibles chez Travelex plus de 55 devises différentes.

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Et ce n’est pas tout, loin de là ! Le site propose surtout des devises à des prix très compétitifs, et si on les commande en ligne, elles arrivent en 48 heures ! Ensuite, pour continuer en beauté, vous avez également la possibilité de commander une carte prépayée, Cash Passport, en partenariat avec Master Card. Par contre, elle n’est disponible que pour 3 devises : Livres, Dollars Canadiens et US.

Elle fonctionne exactement comme une carte bancaire, et vous évite du coup de vous déplacer avec des billets plein les poches. Comme une vraie carte bancaire, elle est bien sûr protégée par une puce et un code PIN personnel, et rechargeable sur le site de Travelex depuis tous les pays. De plus, contrairement aux banques ordinaires, la banque Travelex ne prend pas de frais de commissions.

Bref, je suis à Bali, et je n’ai pas de problème avec ma banque : du coup tous les ingrédients sont réunis pour que je passe un voyage de rêve, et que je rentre chez moi sereine.
Mais, vous l’aurez compris, ce n’est qu’un rêve. Alors non, je ne serai jamais une fille organisée, et n’aurai jamais assez d’argent pour me payer un voyage à Bali, mais au moins, Travelex, c’est bien réel. Et c’est déjà pas mal.


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La demande d’autorisation ESTA, ou comment (ne pas) ruiner son voyage aux Etats-Unis

Vous avez prévu de partir aux États-Unis pour les vacances, mais c’est bien connu, le pays n’est pas réellement tolérant en ce qui concerne les demandes d’entrée. Par dessus tout, vous ne vous en sortez plus dès qu’il est question de paperasse administrative ? Ne vous en faites pas, ce n’est pas aussi compliqué que ça peut paraître.

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L’arrivée des beaux jours

Depuis quelques jours,vous souriez plus que d’habitude, vous vous surprenez même parfois à chantonner, et une lueur d’insouciance brille dans vos yeux. Non, je ne suis pas sur le point de vous dire que vous êtes en train de tomber amoureux, mais pas de doute, vous avez les symptômes les plus courants de l’homme qui a déjà l’esprit en vacances. Et en l’occurrence, en vacances aux Etats-Unis.

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Non peu fier de vous, vous vous imaginez déjà photographié à côté de la Statue de la Liberté, foulant les pavés de la luxueuse 5ème avenue, ou encore  marchant sur les pas des grandes étoiles d’Hollywood Boulevard. Mais surtout, vous n’arrêtez pas de bassiner votre femme en lui répétant que sans vous, elle n’aurait jamais trouvé ce bon plan pour partir au pays de la Big Apple à -70%.

Mais il y a une chose à laquelle je suis sûre que vous n’avez pas pensé : la demande d’autorisation d’entrée sur le territoire Américain. On n’y pense pas assez souvent, mais ça serait bête de ruiner votre crédibilité auprès de votre femme à cause d’une si petite erreur !

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Obtenir sa demande d’autorisation ESTA

Plus sérieusement, pour vivre l’American Dream, il est obligatoire pour chaque Français d’obtenir un VISA lorsque la durée de son séjour est supérieure à trois mois. « Ah, bon, ben ça va alors, je pars seulement 2 semaines moi ! » Eh bien justement non, nous y voilà.
Même si les Français ont la chance de pouvoir entrer aux États-Unis sans VISA pour moins de trois mois, il est tout de même obligatoire de se procurer une autorisation ESTA.

Kezako ? L’autorisation ESTA, à l’image du VISA, est une autorisation d’entrée sur le territoire Américain, mais en moins chiant à obtenir.
Comment l’obtenir alors ? C’est simple, il vous suffit de consulter le site internet  et de remplir un formulaire Esta. Vous remplissez le formulaire, et vous soumettez votre dossier. Votre document d’autorisation vous est alors envoyé par mail, en quelques minutes, ou au maximum, en quelques heures.

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Donc, je veux bien que l’administratif, ça soit pénible, mais là quand même, ce n’est pas bien compliqué, non ? Alors faites-moi le plaisir de faire votre demande dès maintenant si vous ne voulez pas gâcher votre beau voyage, et pas plus tard que 72 heures avant la date de votre départ s’il vous plaît, sinon PSHHH, il vous passera sous le nez !

Infos pratiques

– faire sa demande au moins 72 heures avant la date de son départ
demande d’Esta ici

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Un séjour qui va swinguer

Vous vous demandez encore ou partir en vacances cet été ? Vous sentez que votre potentielle utopie va encore se changer, comme d’hab, en enfer routinier dans la maison de vacances familiale ? Ou pire, avec en prime Maman sur le dos ? Mais avez-vous seulement pensé aux séjours à thème ? On n’y pense pas assez souvent, mais c’est un excellent moyen de pimenter un peu vos vacances, et de passer une semaine (ou plusieurs) pas comme les autres.
La marque d’hôtels clubs Vacanciel a l’œil, et a ainsi sauté sur l’occasion pour vous proposer divers séjours à thèmes, dont principalement des séjours sur le thème de la danse. Une belle occasion de découverte : de lieu, de danse et d’autres vacanciers !

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Graines de stars

Lorsqu’on a une passion, mais aussi un travail, on n’a pas toujours le temps d’en profiter. Même si je ne doute pas que votre travail vous passionne, il y a des jours comme ça, où on a juste besoin de se retrouver sur le dancefloor, et d’exécuter un bon triple salto arrière. (si, si vous en êtes capable) Vous n’êtes pas d’accord ? Mais si, je suis sûre que vous êtes d’accord. Même si vous n’avez jamais fait de danse, ou que vous êtes un complet amateur, il est toujours temps de se lancer ou de se perfectionner ! Allez ne soyez pas timides, bougez-moi ces petits pieds tout tristes !

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Des séjours originaux pour tous

Plus sérieusement, Vacanciel vous propose trois catégories de cours de danse : Danses et danses de salon, Country dance, et Tango Argentin. Il y en a quasiment pour tous les goûts, il manque juste du hip hop selon nous.
Vous pouvez bien sûr choisir le niveau que vous désirez. Vous aurez la chance d’apprendre aux côtés de professeurs pédagogues et chaleureux, oubliez tout de suite les cours rébarbatifs . L’organisme met également à votre disposition des espaces aménagés spécialement pour la danse, pour que votre expérience se déroule dans les meilleures conditions. Par exemple, si vous choisissez les cours de Tango Argentin, vous aurez le privilège de danser sur du vrai beau parquet ! Si c’est pas la classe ça ? Ça change des soirées mousses improvisées dans votre baignoire, non ? N’oubliez pas les talons rouges qui vont avec.

En résumé, si vous choisissez de passer un séjour chez Vacanciel, vous optez pour des vacances insolites comme on les aime, où vous aurez l’occasion de rencontrer des gens toujours plus cools (puisqu’ils partagent la même passion que vous), mais jamais l’occasion de vous ennuyer.

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Infos pratiques

– pour finir en beauté, les séjours sont disponibles aux quatre coins de la France, de la côte Méditerranéenne à la pointe de la Bretagne, en passant par notre belle capitale, Paris, de quoi trouver votre petit coin de paradis

– séjours d’une à plusieurs semaines au choix

– pour vous donner un petit avant-goût de ce que ça donne en vrai , c’est par ici.

Alors en place, je veux tous vous voir sur la piste, et en rythme s’il vous plaît !

 

Cambodge

Skun, capitale de la mygale

Finalement ça avait marché. Comme un grand j’avais retrouvé ce fameux pont, non pas de la rivière Kwaï qui n’est pas si loin mais ce pont de la RN5, là où m’attendait le couple de motards le plus célèbre de Poitiers, et sa région, Van & Ro. Ni une, ni deux : deux petites brochettes de poulet, un peu d’eau, une table en plastique et nous voilà à faire le plan de vol, enfin de route. Objectif simple mon colonel : rallier Skun avant la nuit.

Point Route

– Jour 3 de notre périple moto
–  de Phnom Penh à Skun : RN5 puis route 61 vers l’est
– Nombre de km : 89

 

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Je retrouve enfin mes bonnes sensations du premier jour sur la route de Kampot : se balader, casque au vent, plein pot, sur les routes du Cambodge, au milieu de ces paysages exotiques, ces rizières, ces palmiers, cette lumière. Le pied bis.

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Bienvenue à Mygale City, Skun

Skun, c’est donc cette toute petite ville, pas franchement jolie, dont l’un des seuls intérêts est qu’elle a été intronisée capitale de la mygale grillée par les cambodgiens. Nous y arrivons en fin d’après-midi, pas trop marqués par nos 80 bornes.

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Car oui le marché de Skun est célèbre dans tout le pays pour ses délicieuses mygales grillées et caramélisées, bien souvent accompagnées de crickets grillés gros comme mon poing. On ne pouvait pas louper ça.

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A part ça ?

Bah à part ça j’avais les bras en feu. A force de faire le malin en t-shirt, la nature m’a gentiment rappelé qui était le boss ici.

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La journée s’achève dans notre motel, digne d’un bon vieu routier franchouillard, les odeurs de frites en moins, mais les néons en plus. Le lendemain la plus grosse journée de moto nous attendait, objectif : Angkor !

Cambodge

Un nouveau départ

J’avais donc quitter Kampot en mini bus, seul, pour rejoindre Phnom Penh et mon cher loueur. Ou looser comme vous voulez. Je me préparais au pire, à des heures de discussion, d »engueulades. Après des heures de voyage au milieu d’un mini van archi bondé, j’arrive à Phnom Penh, le mini bus me dépose avec mon ancienne monture à un station d’essence. Là je devais attendre la fine équipe du loueur qui venait me chercher, ma moto et moi. Pourquoi n’était il pas possible de me déposer devant le loueur ? Mystère insondable. Du coup j’attends. Pas deux jours que je suis parti en moto et j’ai l’impression de ne faire que ça, attendre. Le Cambodge vous apprend beaucoup de chose, notamment à attendre. Probablement par tradition boudhiste. Rester zen. Tout le temps.

Ils finissent par arriver et on se fait un petit remorquage façon bled : l’un se met sur mon ancienne moto (dont le moteur ne marche donc plus) et prend le bras du mec qui est sur la moto qui roule. Et moi je suis donc le passager de la moto qui roule avec mon énorme sac à dos. Vous voyez un peu la tronche de l’équipée sauvage ?

Contre toute attente, nous finissons par arriver. Je finis par me faire rembourser les deux jours de location et ma caution. Je récupère mon passeport. Au final j’aurais perdu les 50$ de remorquage et une journée et demi de voyage. Mais pas question de rester bloquer là-dessus. Le plus beau de mon voyage m’attendait. Et ça commençait maintenant.

Déjà trouver une nouvelle monture et pour le coup dans une autre écurie. Pas besoin d’aller très loin. Je vais voir à quelques numéros plus bas dans la rue, chez la grosse écurie, celle avec qui j’avais hésité : Angkor Motorcycles . Cette fois-ci j’avais opté pour un XR Honda, toujours en 2.5.

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Mais je ne devais pas traîner. J’avais rendez-vous avec Van & Ro. Un rendez-vous au parfum d’aventure : « rendez-vous au 5ème pont après Phnom Penh en direction du nord.  » De quoi ne jamais les revoir. Et pourtant…

Cambodge

Le rituel du départ

Lorsque vous rejoignez des amis en voyage, à fortiori lorsqu’ ils sont en train de faire le tour du monde à moto depuis plus de 6 mois, vous découvrez plein de petits rites, d’habitudes qu’ils ont développé durant leur périple. Eux n’y pensent quasiment plus mais vous, au début, vous ne voyez que ça.

Point Route

– début du jour 2 de notre périple
– toujours pas de moto pour moi
– je repars pour Phnom Penh en bus dans la journée

La chaussette gauche, puis la chaussette droite

Je me suis amusé (ouais j’ai des jeux de ouf) à filmer Van & Ro en train de se préparer à partir pour une nouvelle journée. Alors je vous rassure, la préparation commence bien avant la vidéo que je vous propose aujourd’hui. Il faut faire les bagages, mais bien les faire pour qu’ils prennent le moins de place possible et puissent être transportés sur la moto. Ils faut les accrocher, les coincer, les couvrir. Il faut jeter un petit coup d’oeil à la moto, aux pneus, à la chaîne. Mais aussi mouiller son doigt pour sentir d’où vient le vent, coller son oreille sur le sol pour bien comprendre la piste, renifler le pot d’échappement pour savoir si la moto n’est pas malade… bon je suis pas sûr de tout, mais c’est l’idée.

Problème technique : la préparation commence bien avant que je me réveille. Je n’ai donc pu filmer que l’ultime préparation, juste avant le « contact ». Piètre reporter vous allez me dire. Mea Culpa. C’est vrai, ça l’aurait mieux fait si j’avais tout filmé. Mais voyez-vous j’ai mes limites, même en ce qui concerne reportage sur le terrain Et en matière de sommeil matinal, j’arrive très très vite à mes limites.

Voici donc mes deux potos en train de s’équiper. Vous remarquerez le sourire de Romain digne d’une hôtesse d’accueil au salon de l’auto et la concentration de Vaness’ qui a l’air d’entamer une préparation pour la coupe du monde de foot féminin.

Cambodge

Etape à Kampot

Une premier journée de ride déjà pleine de surprise dans les jambes, j’étais assez heureux d’arriver dans la petite ville de Kampot. Kampot à l’extrême sud du Cambodge, petite ville côtière du golf de Thaïlande. Point de chute parfait pour explorer le sud du pays. Pour nous ça sera l’étape d’une nuit. Le plan initial était de faire un tour dans le sud et de remonter sur le nord. Ca c’était avant que je ne serre mon moteur.

Point route

– étape entre le J1 et J2 de notre parcours
– plus de moto pour moi pour l’instant
– départ le lendemain matin pour rejoindre Phnom Penh en bus

Par pitié l’apéro

Car évidemment cette panne a changé mes plans. Le loueur (souvenez-vous Grease Monkey) ne s’est pas vraiment montré coopératif. Rien à foutre que je sois bloqué au beau milieu de la campagne à cause de son moteur pourri. Les frais de remorquage jusqu’à Kampot étaient pour ma pomme. J’essaye d’obtenir qu’il me livre à Kampot une nouvelle bécane pour que je puisse continuer mon petit périple dans le sud. Peine perdue. Le loueur veut bien prendre à sa charge le rapatriement de la moto et de moi même sur Phnom Penh mais c’est tout. Petite cerise sur le cake : il me propose une moto 10$ plus chère par jour pour que je puisse repartir. Au lieu de 15, 25. Certes selon ses dires la moto était meilleure, mais c’est le même mec qui m’avait assuré 24h plus tôt que sa moto était comme neuve. Bref j’allais régler mes comptes le lendemain à Phnom Penh. Pour ce soir il fallait passer à autre chose.

Et quoi de mieux qu’un petit apéro en bord de fleuve pour se détendre ?! Kampot est une charmante petite ville à taille humaine. Tout est à 10 minutes à pied des rives du fleuve. Petite pinte d’une bière fraîche servie dans un petit bar tenu par un couple d’allemands dans la cinquantaine. On respire, on est bien Tintin.

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Le pays de l’or noir

Non à Kampot on n’a pas de pétrole mais du poivre. Oui le poivre de Kampot est peut-être l’un des meilleurs au monde. Même si sa culture est millénaire, ce sont les français qui ont bien développé la ville notamment pour la culture de ce précieux poivre. Les meilleurs restos de Paris ne servaient à une époque que du poivre de Kampot. Dans leur folie, les khmers rouges ont failli mettre fin à tout ça. Heureusement quelques irréductibles ont su préserver cette richesse et aujourd’hui le poivre de Kampot renaît petit à petit. On ne s’est pas fait prier pour le goûter accompagné d’un crabe dans un charmant resto sur pilotis.

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Vous remarquez sur la photo deux accessoires essentiels qui nous ont accompagné tout le voyage : une bombe anti-moustique et de la bière Angkor. Les deux sont indispensables à un bon voyage au Cambodge.

Mais déjà la petite ville de Kampot est bien calme, la nuit tombée, de nouvelles aventures nous attendent demain (et dès le lever), il est temps de se laisser emporter par la nuit…

 

La France à tire d'aile, Les voyages en assiette, Lyon, départ imminent

J’ai dîné à l’Auberge du Pont de Collonges, le fief de Paul Bocuse

Tous les lyonnais savent que se cache dans une petite ville de banlieue de l’est lyonnais une petite auberge verte et rose… magique. Cette petite ville, c’est Collonges au Mont D’Or, cette petite auberge c’est celle de Paul Bocuse. Lyonnais que je suis, voisin même de Collonges quand je vivais à Lyon, l’Auberge du Pont de Collonges est un merveilleux passage obligé pour qui veut goûter à la culture lyonnaise. Culture lyonnaise et une belle façon de fêter un événement, il ne m’en fallait pas plus pour pousser les portes dorées de l’Auberge de Paul récemment.

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Des souvenirs à la table

Si on met de côté mon test des burgers de Paul Bocuse, j’avais eu la chance plus jeune de pousser les portes dorées de l’Auberge du Pont de Collonges. Quelques souvenirs en vrac : l’orgue de barbarie, un chariot de desserts gargantuesque, le passage de Paul Bocuse avec une petite voiture en cadeau, l’imposant décor ou encore ma petite soeur nous expliquant que « c’était quasiment aussi bon qu’à la cantine. » J’allais me créer de nouveaux souvenirs.

C’est évidemment une soirée hors norme qui m’attend. La date était cochée depuis un moment sur mon agenda et je comptais les jours. « L’attente du plaisir, c’est déjà du plaisir » comme dirait ma mère. On nous accueille et on nous place dans l’une des salles un peu excentrées, parfait pour un dîner à deux. D’ailleurs tout est parfait pour un dîner à deux : une jolie table ronde avec de la place, éclairée mais pas trop, ambiance sonore feutrée. Le raffinement du cadre nous mets dans des conditions idéales pour faire place aux plaisirs du palet.

Et nos palets allaient être gâtés. Je vous parlais de culture lyonnaise ce n’est pas pour rien : on est parti sur le top du top, le Graal de l’Auberge, le menu Grande Tradition Classique. Une petite folie. Jugez plutôt.

Au menu du chef

Après avoir entamé cette exquise soirée par deux coupes de champagne, nous étions partis sur un vin rouge Saint Joseph 2011, Domaine Bernard Gripa. Le regard jubilatoire du jeune sommelier lorsqu’il nous parla de ce rouge nous convaincu rapidement. « Il va vous surprendre ! ».

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Place aux assiettes et au défilé de plats.

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Escalope de foie gras poêlée, sauce passion
Fondant, révélé par une sauce passion si légère, dès le début Paul a décidé de frapper fort.

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Soupe aux truffes noires V.G.E
Certes c’est l’un des plats phares de Paul, certes il a été créée pour un président, mais je n’ai malheureusement pas été sensible au plat de Valéry.

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Filet de sol Fernand Point 
Du nom de l’un des grands pionners de la gastronomie, en dirigeant notamment la Pyramide, restaurant gastronomique à Vienne jusqu’en 1955, ce plat ferait aimer le poisson à n’importe qui…

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Granité des vignerons du Beaujolais
Petite intermède avec un sorbet tout droit sorti du Beaujolais voisin

Le prochain plat arrive comme ça…

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… on s’en occupe comme ça…

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et ça arrive comme ça sur votre table :

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 Volaille de Bresse en vessie « Mère Fillioux »
C’est un peu la star du restaurant. Paul Bocuse s’est fait entre autre connaître pour ce plat qui donne à la volaille de la Bresse voisine une finesse… magique. Ce plat, au-delà de sa présentation insolite et vous connaissez mon goût pour l’insolite, tient toutes ses promesses.

Les fromages… bon je suis un faux lyonnais là-dessus, le fromage n’est pas ma tasse de thé. Mais je vous ai fait une photo. Cadeau.

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Passons donc directement à mon rêve : le chariot de desserts. A ce moment là, c’est un joyeux balai silencieux qui se lance : petit à petit les tables d’appoint m’encerclent et les plateaux chargés de baba au rhum, de crèmes brûlées, d’îles flottantes m’assaillent. Je vous avoue que le St Joseph aidant avec en plus l’émotion de voir tous ces desserts arriver, je ne peux pas vous faire la liste exhaustive de ces bonheurs sucrés…

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Mon dernier menu gastronomique

Et là vous allez me dire mais comment ? Mais comment déguster ces 6 plats sans exploser ? Et bien on ne peut pas. J’ai explosé. Je repense au serveur qui me propose l’autre moitié de la volaille Bresse (car oui c’est une volaille de Bresse par personne) à qui j’ai répondu « non ça ira merci ». « Non ça ira merci, je n’en peux plus ! » avais-je en tête. Car oui c’est divin, exquis, mais c’est trop. Et promis juré je n’ai pas insisté sur le pain. Oui c’est trop, arrivé au dessert, je ne savais plus comment gérer. Et j’ai pris une décision, ô combien importante pour le reste de ma carrière gastronomique : je ne prendrais plus de menu dégustation. Oui, même chez Pizza Pino. Déjà à la Grande Cascade, cette idée avait commencé à germer :  mieux vaut savourer peu de plats plutôt que de se laisser tenter par les gargantuesques menus dégustation qui vous font payer cher la fin de repas (et je ne vous parle pas de l’addition là).

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Paul Bocuse, un resto de djeun’s ?

Je garde bien évidement un merveilleux souvenir ce dîner de haute volée. J’ai particulièrement apprécié le service. Bien entendu pour sa qualité et son professionnalisme, mais aussi pour sa jeunesse : le chef de rang, le sommelier (moins de 30 ans) ont su se mettre à notre diapason. Je ne suis pas un fan des dîners guindés : blagues, remarques amicales ont égaillé un service parfait. Une vraie belle surprise. De même j’étais assez étonné par la clientèle : peu de ronds de cuir ou de dîner d’affaire. Une table de touristes italiens, un jeune couple, un couple de touristes chinois… une clientèle très diverse. Mais une cuisine fidèle. Fidèle à sa tradition lyonnaise et à son excellence. Un dernier coup d’oeil aux cuisines rutilantes avant de refermer les portes dorées de l’Auberge.

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Cambodge, Tour du monde

Le coup de la panne au beau milieu du Cambodge

Le soleil est déjà levé depuis quelques heures sur la capitale khmer, l’air y est déjà chaud, les rues actives et bruyantes. 3 jeunes aventuriers, casque à la main, se dirigent dans une lumière chaude vers leurs montures pour entamer leur odyssée. Contact, moteur, les chevaux vrombissent, les cheveux volent au vent, les voilà partis sans se retourner vers le sud.

Ca c’est un peu l’histoire que je pense avoir vécu. La réalité est un peu moins légendaire. Mais bon l’excitation du départ était bel et bien là. Mais avant d’enfourcher tonnerre mécanique commençons un rendez-vous régulier dans mes posts cambodgiens, le point route :

Le Point Route
Départ : Phnom Penh
Arrivée espérée : Kampot – extrême sud du pays
Temps espéré : 3 h max
Route visée : autoroute n°3
Nombre de kms espérés : environ 160 kms

Nous voilà parti dans les bouchons matinaux de Phnom Penh. L’une des consignes : ne pas se faire chopper par la police. Non, rassurez-vous, on ne se la jouait pas Midnight Express avec du cannabis dans les sacoches. Non, l’un des soucis avec la police au Cambodge c’est la corruption. Et avec nos motos et nos beaux looks d’occidentaux, nous étions les pigeons idéaux. Vous pouvez vous faire arrêter pour un simple contrôle mais malheureusement la maréchaussée locale vous trouvera toujours un petit truc : clignotant, défaut de ci, phare machin etc. Certes ils passeront l’éponge mais contre quelques dollars. Le jeu était donc de repérer de loin la police, pour lorsqu’on passe à côté, soit passer loin d’eux, soit faire semblant de ne pas voir ou entendre les injonctions policières. Au seul check point croisé, ils étaient déjà occupés à essayer de choper un motard (qui leur a échappé). Nous sortions de la ville à l’aise Blaise.

Si t’as envie de voir comment on sort de Phnom Penh en moto, de croiser quelques petites diables à une station de service, de voir qu’il y a pas que le périph’ qui est bouché, jettes un oeil à la vidéo ci-dessous :

A nous le grand air

Commença alors le « vrai » trip. Certes nous suivions une belle route goudronnée, mais nous commencions à découvrir les paysages de la campagne cambodgienne : la couleur ocre de la terre, les cratères en bord de route laissés par les bombardements de la guerre du Vietnam, les palmiers, les rizières (sèches à cette époque), les couleurs, le soleil… le pied. Je prenais une grande bouffée de dépaysement. Un plaisir total, sublimé par le bonheur d’être libre avec sa moto et bien entendu de la piloter conduire. Car la demoiselle a du couple ! Mes deux amis avaient une 125 alors que je fanfaronnais avec bon 2.5 qui me permettait de prendre pas mal d’avance et d’ouvrir régulièrement la route. A ce petit jeu là j’ai fini par perdre mais je vous en parle plus tard.

Cette liberté de mouvement permet de s’arrêter quand on le souhaite : un superbe paysage, des paysans à rencontrer… ça change vraiment tout. Sur le bord de la route, vous croisez régulièrement des stations essences. Alors certes de temps en temps une station essence comme on les connait mais la plupart sont en fait de petits « pit stop », avec des bouteilles de soda remplies d’essence, tenus par les paysans. C’est souvent des familles qui tiennent ces mini stations. Une belle occasion de croiser de bien jolis sourires.

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Sûrement l’une des plus belles photos de mon voyage : le sourire de cette dame, franc, sincère, lumineux, simple m’accompagne souvent. La première fois que j’avais mis les pieds dans ce pays en 2006, c’est bien ce qui m’avait marqué : une population extrêmement pauvre mais d’une générosité sans limite pour leur sourire. Une richesse qu’on a un peu perdu parfois dans nos villes…

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Les bus locaux n’ont manifestement pas la clim, mais une fois de plus, ça n’empêche personne dans la remorque de me saluer pour la photo et de me sourire.

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les 3 couleurs de la route : bleu, orange et vert

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la petite fille se demande bien qui je suis, quand au papa, il m’offre une fois de plus un beau sourire

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les trois mousquetaires de la route

Les premières 100 bornes tiennent toutes leurs promesses. Le voyage est agréable sous le soleil cambodgien, j’avais peur de mourir de chaud sous mon blouson, mais l’air de la moto tempère plutôt bien tout ça, les dépassements des carrioles et camion se font sans soucis. Même l’erreur de navigation qui nous fait perdre une heure n’est pas un souci. Tout va bien. Ceci dit nouveau point route :

Le Point Route – réévalué 
Arrivée toujours espérée : Kampot
Temps dans les dents : 3 h + 2 h bonus
Route visée : autoroute n°3 mais non ça sera finalement autoroute n°4 par l’ouest (et ouais)
Nombre de km à digérer : environ 300 km

Petite vidéo de cette route :

Je vous disais plus haut que grâce à la puissance de ma bécane, je pouvais me permettre de m’arrêter plus souvent : je les doublais, je prenais de l’avance, je m’arrêtais pour des photos, je les rattrapais etc… Je venais de m’offrir une belle pause et les loulous avaient 20 minutes d’avance sur moi. Je me décide à les rattraper. Poignée en coin, quand soudain : grand bruit au niveau du moteur en pleine accélération, moteur qui se bloque et qui me stoppe quasi net. Ah.

Surement la chaîne qui a sauté et qui a tapé. En même temps pourquoi le moteur m’aurait freiné. Je n’ose penser au pire. Bon manque de pot, je suis au beau milieu de nulle part. En pleine forêt, il y a à peine de la place sur le côté pour que je puisse mettre ma moto. Je regarde le moteur et la chaîne : rien d’apparent. J’essaye de redémarrer mais le moteur ne tousse même pas. Rien. Ca se complique.

Je vous l’ai pas dit, mais je ne suis pas bricoleur pour un sous. Même pour deux. Pas âme qui vive autour de moi, Van et Ro loin devant. Angoisse. Je tente le coup de fil à un ami, en l’occurrence les deux loulous devant. Evidemment portable pas branché, répondeur direct. Angoisse x2. Je me décide à appeler le loueur. Premier coup de fil, échec : « no english. Call back in minutes. » SOS. 1h30 vient de passer sur le bord de la route. Angoisse x3. 2h. Loueur rappelé deux fois. J’ai fini par avoir quelqu’un qui me dit de rejoindre Kampot (à 2h de route environ) et que nous aviserons à ce moment là. Je sens l’entourloupe : impossible de lui faire dire que tout ça est à ses frais, il me dit de me débrouiller. Angoisse x4. A l’horizon je vois poindre 2 petites tâches noires, de plus en plus grosses : c’est la team Van & Ro qui ne me voyant pas revenir a fait demi-tour. Toujours plus sympa d’affronter ça en team.

Van & Ro ne sont pas plus bricoleurs que moi mais ont l’expérience d’un tour du monde en moto. On décide d’essayer d’arrêter un pick up pour lui demander de l’aide et de m’emmener à Kampot avec la moto. On se rend rapidement compte que personne ne fera ça pour la beauté du geste. Il va falloir sortir les biftons. Il faut savoir que pour environ 50$ vous traversez le pays en taxi.  Après 3,4 pick up qui s’arrêtent, je décide afin de stopper l’hémorragie d’heures perdues dans ce pétrin, de me plier au prix exorbitant que ce mini van, qui transporte par ailleurs d’autres clients, me demande: 75$ pour deux heures de route. Les gars attachent la moto au coffre du mini van. Je donne rendez-vous à mes deux compères à la guest house à Kampot. C’est peut-être déjà la fin du voyage en moto pour moi.

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Cambodge

Voyage moto au Cambodge : étape no 1, choisir la moto !

Retour à mon voyage au Cambodge. Oui c’est vrai je mets 15 siècles à compter un voyage qui s’est terminé il y a un an pile. Mais bon j’ai envie de prendre mon temps, de bien ressentir l’envie d’en parler, enfin de l’écrire. Je vous avais laissé à Phnom Penh, mon point de chute pour la rencontre avec Van & Ro, en plein tour du monde en moto. Les choses sérieuses allaient commencer : il fallait choisir ma moto pour partir avec eux sur les routes cambodgiennes.

Même si c’est très classique et qu’il y a pas mal de loueurs de moto à Phnom Penh, ça restait pour moi une sacré prise de risque et un vrai pas dans l’inconnu. Le Cambodge n’a pas vraiment les structures administratives les plus robustes qui soient, notamment question assurance ou encore fiabilité des loueurs. On a vite fait de se faire avoir. Alors louer une moto pour partir 6 jours à l’aventure, ça me faisait un peu claqué du beignet.

Le choix de la moto

Pour moi c’était clair, je voulais un trail. D’une part c’est la moto la plus adaptée et la plus louée mais surtout j’adore ce type de moto : à l’aise sur la route, au top sur des chemins de terre, c’est celle aussi que j’ai à Paris dans sa version citadine. Pour la puissance, j’avais hâte de me lancer sur 250 cm3 moi qui suis habitué à mon petit (mais nerveux hein) 125 cm3 parisien. Bref un trail 2.5 donc.

La rue Pasteur

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Après avoir fureté sur le web, lu et relu mon Lonely, je savais que la rue Pasteur était un bon endroit pour trouver ma moto. Ca tombe plutôt bien, ma guesthouse était dans cette rue. Après 2,3 passages, j’avais deux loueurs en short list. Mes critères ? Le nombre de motos devant, leur aspect, la tête de l’atelier etc…

On va peut-être évité celui-là…

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Plutôt celle-là, la Greanse Monkeys, petit atelier bien achalandé :

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Equipe familiale, les motos ont l’air bien préparé, notamment une rutilante, ça me semble pas mal. Mais tout de même, allons jeter un oeil à la « grosse » team de la rue Pasteur, celle conseillée par le Lonely, Angkor Motorcycles un peu plus bas dans la rue.

Ouais là je suis en mode : « ouais, elle a bon guidon, je sens qu’elle me parle là ».

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Les deux écuries me semblaient valables mais prime à la petite team familiale, Grease Monkeys. Les conditions de location restent un peu digne du far west : il faut laisser son passeport (sympa si sur les 600 bornes que je dois faire j’ai un petit contrôle), pas d’assurance possible, et puis mieux vaut ne pas tomber en panne. Bref, il fallait se lancer, je me lance, je rentre à la maison avec ma dulcinée, une charmante Suzuki Djebel 250 cm3. Pas belle ma nouvelle conquête ?

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On était fin prêt, départ le lendemain matin pour le sud du Cambodge, Kampot. Et déjà de belles surprises nous attendaient…

Pour résumer les deux loueurs que j’avais visé :
Angkor Motorcycles 
51, rue Pasteur (street 51)
Site internet : www.angkormotorcycles.com

Grease Monkeys
62, rue Pasteur (street 51)

La France à tire d'aile

Ski, snow ‘nd fun aux Carroz

2 ans que les spatules me démangeaient méchamment. 2 ans que j’avais hâte de retrouver ce petit village station en Haute Savoie, les Carroz d’Arâches. La station et aussi le petit appartement aux Carroz idéalement placé dans lequel je vais depuis que je suis gamin.

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Les paraboliques ou le retour au plaisir

Les skis paraboliques m’ont redonné au goût au ski. Fini les skis longs et lourds, bienvenue aux courbes faciles, à la vitesse sans élan de ouf, bienvenue au plaisir de la glisse retrouvé ! Tellement fan que j’ai hésité à m’offrir une paire de ski. Mais bon pour l’instant, je ne viens pas assez souvent pour me faire ce petit plaisir. Autant louer : on peut les abîmer sans pleurer à chaque caillou, on profite des dernières nouveautés. Et puis j’ai mes petites habitudes : un loueur juste aux pieds du télécabine, histoire de pas se taper le retour à l’appart avec tout le matos.

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Aux Carroz question piste vous avez le choix : le petit massif pour une petite aprèm tranquille qui relie les stations de Samoëns, Morillon et Sixt et la grande aventure avec le grand massif qui ajoute les boulevards de la big station, Flaine, dont une partie des pistes est face au Mont Blanc. Par manque de temps, je n’ai pu m’offrir qu’une journée sur ce grand massif mais ce n’était que du bonheur : variété des pistes, panorama, largeur, longueur. Le kiff.

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Se baigner en plein air

Mais comme toutes les stations de ski, les Carroz cherchent à varier leur offre de loisir, et proposer au-delà de la glisse, nombre d’expériences, ouvertes à tous, même ceux qui ne skient pas. Une clientèle donc plus vaste pour la station.  D’ailleurs la station accueille de plus en plus de touristes venus d’Angleterre avec l’aéroport de Genève à une heure de route. Même les parisiens peuvent en profiter, jetez un petit coup d’oeil sur un bon comparateur de vol comme liligo par exemple.J’avais déjà fait un article sur le top de l’insolite aux Carroz et Grand Massif, avec notamment une nuit en tipi ou encore du quad de glace. Mais cette année, j’ai pu me baigner dans une piscine en plein air, au milieu des montagnes ! Un tout nouveau centre aquatique avec sauna, hammam, jets d’eau et donc cette superbe piscine de plein air à 33°C.

Le bémol

La petite déception du séjour, c’est la crèche la Souris Verte. Super pratique car elle accueille, en fonction des dispos, votre petit bout en demie journée pour les moins de 3 ans, pendant que vous, vous allez skier. Jusque là tout va bien. Par contre si il y a un peu de fièvre c’est mort. Contraignant mais bon on peut comprendre. Mais là où c’est pas hyper hyper cool c’est que la demie journée vous est quand même facturée même si l’enfant ne vient pas. Nous, on a perdu 50€ comme ça sur 4 jours. Pas agréable…

Ceci étant écrit, je garde de belles images en tête de ce trop court séjour, et figurez vous que j’ai déjà hâte de revenir..

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Petit conseil pratique : en cas de très forte chute de neige, la gendarmerie oblige les automobilistes à mettre des chaînes pour faire la montée pour accéder aux Carroz mais je vous conseille de toutes façons, même si les chutes de neige sont raisonnables, de vous équiper de pneus neige pour le trajet. Vous trouvez sans problèmes sur internet un large choix de pneus neige comme par exemple chez Tirendo. Et puis n’oubliez pas avant de partir de jeter un petit coup d’oeil à la météo, avec la montagne, mieux vaut être un minimum prévoyant !

Cambodge, Lyon, départ imminent

Happy Made in Lyon et Cambodge

Le déjà tube et clip de Pharell Williams, Happy a déjà été de nombreuses fois repris, histoire de dire que « nous aussi on est happy chez nous ». Une occasion sympa de revoir des lieux, des villes dans des clips sans prétention mais plein de vie.

Je retiens deux versions.

Le clip cuisiné à la sauce lyonnaise dans les rues de Lyon avec célébrités locales (notamment des joueurs de l’OL) et lyonnais beaucoup moins connus (mais certaines dansent très bien hein).
Lyonnais, reconnaissez-vous chaque coin de tournage ? Je trouve les lieux plutôt bien choisis, même si à mon goût il manque quelques clichés carte postale histoire d’encrer un peu plus le clip entre Rhône et Saône, comme Bellecour, les Terreaux ou encore Fourvière.

Et le clip cambodgien un peu plus folklo mais qui ressemble bien au pays et qui m’a fait sourire :

 

Et vous, vous êtes happy dans votre coin ? Quelle est votre version préférée des reprises de Happy ?

Berlin, Tour du monde

Balade à Kastanienalle, créative et tellement vivante !

C’était la belle surprise de mon dernier voyage à Berlin avec la Deutsche Bahn : la Kastanienalle. Une très belle avenue qui mérite le détour entre petites surprises, boutiques tendances et concepts typiquement berlinois. Alors tu vas peut-être me dire, toi qui connais bien Berlin, que la Kastanienalle elle est connue de tous, que c’est très « m’as tu vu » et patati et patatère. Ben ouais, mais moi j’ai kiffé comme dirait mon cousin.

Le meilleur currywurst de Berlin

On sort du métro à la station Eberswalder Strasse. Un carrefour avec métro aérien et la tour de la télévision, vestige hérité du Berlin Est nous accueillent. Vision très urbaine qui me rappelle un peu mon Barbes parisien.

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Première petite découverte : le magasin Kochhaus. Un concept qui me plait énormément : vous achetez là-dedans de quoi vous préparer un petit dîner. Tout y est : les ingrédients et la recette. Il ne me semble pas que ça existe en France, ça cartonnerait ici !

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Mais il est déjà temps de passer aux choses sérieuses : goûter au meilleur currywurst de Berlin. Et ouais. Le currywurst est une institution : une saucisse en morceaux avec sauce ketchup et poudre de cari (à la base du curry). Plat éminemment populaire, c’est ZE spécialité de Berlin.

Direction le Konnopke Imbiss, petite cahute sous le métro aérien, qui paye pas de mine comme ça mais qui abrite les héritiers de la dynastie Koppke qui officie dans le Currywurst depuis les années 30 !

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Vous me connaissez, quand il s’agit de se sacrifier pour faire avancer la connaissance et la science, je n’hésite pas une seule seconde, je me lance :

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Et ben les loulous, pour 2€40 c’est que du bonheur ! Si vous passez à Berlin, ne loupez pas cette spécialité.

La Orderberger Strasse

La balade continue. Rapidement les façades prennent des couleurs, on arrive à la Orderberger Strasse. La rue n’était avant qu’une impasse, coupée par le mur de Berlin. Impactes de balles, barbelés, l’impasse était à fuir. Le mur tombé c’est un peu comme si une fée était passée pour tout changer : couleurs pastelles sur les façades, petits magasins de mode tendance, café, resto… c’est devenu la rue du bonheur ! Quel contraste avec l’époque du mur !

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Et puis vous aurez la chance de goûter à l’un des meilleurs cafés de la capitale allemande, au Bonanza Coffee Heroes. Et vous me connaissez, quand il s’agit de se sacrifier pour faire avancer la connaissance et la science, je n’hésite pas une seule seconde, je me lance. Et c’est officiel : petit café noir ultra validé.

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Nous repartons sur cette Kastanienalle, pleine de surprises. Vous pourrez tomber sur le minuscule cinéma Lichtblick Kino, sûrement le plus petit cinoche de Berlin, mais avec un maximum de charme.

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Vous pourrez aussi tomber sur des passages qui mènent à de vieilles usines transformées par le temps, les artistes et la créativité des berlinois, comme le Dock 11 qui accueillent des artistes. Un lieu qui me fait un peu penser à la maison des Métallos dans le 11ème à Paris.

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Salle de torture ? Lieu de rendez-vous coquin ?! Non salle de yoga !

Et lui vous le connaissiez ? Le Mc Do de Satan ? Mais nonnnn, Der Imbiss, un petit concept à la berlinoise qui vous propose une restauration rapide avec des spécialités du monde entier.

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La nuit commence à tomber et de belles créatures jalonnent les trottoirs…

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Notre bel après midi se termine au Forum. Le Forum ça pourrait être chez un pote, on pique dans son frigo une bière et avant de partir on laisse une petite pièce pour le dédommager. Et bah là c’est pareil : vous donnez ce que vous voulez pour vos consos. Et question déco, les canapés, l’éclairage entre abat jour de salon et bougies, on a vraiment l’impression d’être chez des potes.

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Y a pas à dire, la prochaine fois que je repasse à Berlin, je me prévois une soirée complète sur cette belle avenue, ce quartier tellement vivant et créatif  avec son atmosphère unique et so berlinoise !

Balade à Kastanienalle
– billet d’avion pour Berlin : par exemple le site Momondo
– arrivée au métro Eberswalder Strasse (L.2)
– passer sous le métro aérien au Konnopke Imbiss pour une délicieuse curry wurst (la meilleure ?)
– ne pas louper la Oderberger Strasse, perpendiculaire à la Kastanienalle
– flâner au Dock 11 (no 79 de l’avenue)
– prendre un verre à la bougie au Forum au

Berlin, Tour du monde

Les derniers coins de liberté de Mitte

Après cette belle nuit en train (j’ai dormi comme un loir), un petit café dans le train, nous voilà parti à la découverte de la capitale allemande, Berlin. De mon côté, depuis mon passage à Berlin, je fantasmais pas mal sur les espaces, les terrains laissés vierges après la réunification. Des espaces de liberté  offerts à la création et à l’imagination des habitants de Berlin.

Mitte, le quartier des années 90

Et l’un des quartiers phares connu pour sa liberté, c’est bien Mitte. Mitte comme « centre », le centre historique de la ville, un quartier de l’ex Berlin Est qui a donc retrouvé la vie au début des années 90. Accompagné d’un guide anglais qui s’est laissé charmer par la liberté du Mitte et qui vit ici depuis longtemps, nous avons découvert les quelques coins encore un peu « sauvage » de Mitte, loin de l’île aux musées, du check point Charlie ou encore de la porte de Brandebourg qui sont tous au sud de Mitte et que je vous conseille de découvrir avec par exemple des petits itinéraires bien fait. Nous nous arrêtons à la station de métro Jannowitzbrücke.

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Le mythique Bar 25 et Teepeeland

On commence tout de suite la petite balade par du lourd, du très lourd dans l’histoire berlinoise « post mur » : le Bar 25. Un bar où les nuits berlinoises les plus folles ont manifestement eu lieu. L’ouverture n’a eu lieu qu’en 2004, mais c’était l’aboutissement d’une atmosphère particulière héritée du Berlin des années 90. Pendant 6 ans le lieu a tenu toutes ses promesses. Mais l’aire des squats et terrains vagues de l’ex Berlin Est touche à sa fin et les promoteurs immobiliers s’intéressent de près à ces espaces au coeur de la capitale berlinoise qui valent de l’or, notamment sur les bords de la Spree. 2010, adieu Bar 25, bonjour le Kater Holzig que j’ai visité de nuit, une nuit un peu calme malheureusement,  mais le lieu est tout de même fascinant. Ma visite entière ici sur Voyage Insolite.

La suite de la visite nous réserve un cocktail détonnant : squat, lieux de création, immeuble en construction par des associations, usines abandonnées mais bien vivante avec le street art… j’hésiterais à conseiller cette visite à ma mère, mais il faut avouer qu’au coeur de la capitale allemande, voir un tel bouillonnement est surprenant et  intéressant.

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Un immeuble dont la construction est assurée par les propriétaires et futurs habitant eux-mêmes. Les loyers commençant à être cher au centre de Berlin, des solutions alternatives sont tentées à Mitte, quartier privilégié pour l’émergence d’association et des modèles de société un peu différent.

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Si seulement toutes les cheminées pouvaient sourire

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Petit côté hippie pour ce village improvisé (certains appelleraient ça un squat hein) sur les bords de Spree.

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Cherchez l’intrus

Toujours le mur

Nous ressortons au niveau du Bona Peiser Weg, pas mécontent de retrouver quelques immeubles neufs ! Tiens une jolie allée verte… ah c’était le mur avant ? Le mur est en fait un peu partout à Berlin : un peu dans les restes du mur volontairement gardé pour ne pas oublier mais surtout par son absence et les vides que Berlin n’a pas encore su, pu, voulu comblé. On n’efface pas 44 ans de rideau de fer comme ça…

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Prochaine visite à Berlin : Kastanienallee !

La France à tire d'aile, Paris, terminus

Le Lido, la carte postale parisienne

Début novembre j’avais rendez-vous avec un monument de Paris. Non pas la Tour Eiffel, ni l’Arc de Triomphe, mais pas loin, puisque nous avions rendez-vous au Lido. Car oui le célèbre cabaret fait partie intégrante de la culture parisienne et de la carte postale. Une sortie hors norme donc, sur les Champs Elysées entre strass et paillettes.

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Si vous venez en voiture (oui une petite location de voiture Hertz à Paris c’est possible), 2 parkings vous attendent de chaque côté de l’avenue des Champs Elysées. Le plus simple reste le métro tout de même (arrêt Georges V). Vous arrivez dans le superbe hall, on vous installe à votre table dans cette grande salle organisée au mieux pour tous puissent profiter du spectacle (6 étages pour accueillir 600 personnes). Pour deux, on a pas mal de place avec une grande table si l’on veut dîner, on est à l’aise. Mais chut, les lumières s’éteignent, le spectacle va commencer.

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En première partie, c’est Pierre Marchand et son diabolo qui donne le coup d’envoi. Sans aucun doute le garçon est facile avec le diabolo, la salle est très impressionnée, mais j’avoue avoir été un peu insensible à sa virtuosité. Le clown ukrainien, Housch-ma-housch donne une petit note d’humour à la soirée, mais nous n’étions pas là pour çà. Nous on était venu pour le champagne. Non je déconne, nous étions venu découvrir la revue qui fait le succès du Lido depuis 2003, la revue « Bonheur ». Même si, sans en avoir jamais vu en vrai, je ne suis pas ultra fan du concept.

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Comme par magie, nos coupes de champagne (et oui quand même) arrivent au tout début de la revue. Bonheur. On ouvre bien grand les yeux et ses oreilles et le balai commence. Le balai des danseuses à plumes et des danseurs au chapeau, des chansons sur le thème de Paris, des différents tableaux joliment imaginés et mis en scène par Pierre Rambert.

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C’est joli certes, on sent tout le travail qu’il y a derrière ces chorégraphies (23 décors, 600 costumes, des dizaines de danseuses et danseurs), mais pour moi cela manque de modernité. Je n’arrive pas trop à me détacher de l’image un peu vieillotte que j’avais avant de venir.

Alors que nous quittons le Lido, je m’aperçois que la majeure partie des gens est en faite composée  de touristes : autour de moi nous sommes quasi les seuls à parler français. Même si je dois l’avouer je l’ai parfois trouvé un peu jaunie par le temps, cette carte postale là de Paris fait partie de l’album parisien…

Carnet de bord

5 temps forts de mon année voyage en 2013

2013 est en train de tirer sa révérence et il est temps de jeter un petit coup d’oeil derrière le sac à dos. Et comme 2012, 2013 a été riche en découvertes, sourires et rencontres. On attache sa petite ceinture, on met ses petites ray-ban et on se laisse aller à un petit voyage dans mon année 2013 !

#1 Come back au Cambodge (février)

Ze voyage of ze year pour moi. Un voyage dont je rêvais depuis longtemps : retourner sur les terres khmer pour y consacrer plus de temps que mon précédent voyage où je n’avais fait que passer. Un voyage que je n’ai pas encore fini de détailler ici (oui je prends mon temps…) mais qui a tenu toutes ses promesses : la lumière, les sourires, la moto, les amis, Angkor… juste envie d’y retourner.
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les articles Voyage Insolite sur mon voyage 

 

#2 Paris – Berlin (octobre)

A l’invitation de la Deutsche Bahn, me voilà parti en train de nuit vers la capitale allemande. Court mais intense, Berlin est toujours aussi magique. Là aussi, va falloir y retourner rapidement ! Et puis je vous ai pas encore tout dit sur ce voyage, là aussi je prends mon temps !
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#3 Périgord Hardcore (juin)

A l’invitation du Semitour, je suis allé découvrir ce territoire, riche à tout point de vue (histoire, gastronomie, accueil…), un peu au milieu de nulle part pour certains, en tout cas entre Bordeaux et Toulouse. Et je peux vous dire que je n’ai pas fait le voyage pour rien…
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#4 Tunisia Addict (juin et novembre)

J’avais commencé ma petite histoire avec la Tunisie comme une aventure sans lendemain en novembre 2012… n’étant pas très doué pour les aventures d’un soir, notre histoire s’est rapidement transformée en histoire d’amour… pour continuer en 2014 ?
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#5 Turin la vintage

Il y a des villes comme ça où on ne fait que passer sans s’arrêter. Turin faisait partie de ces villes là pour moi… faisait car je m’y pauserais à nouveau volontiers.
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Comme vous l’avez compris, je n’ai pas encore eu le temps de tout écrire sur 2013 que 2014 s’annonce. Prochain horizon ? La neige et le Mont Blanc et après pour l’instant c’est le brouillard…

 

Berlin, Tour du monde

Le Paris-Berlin de 20h

Quel meilleur jour que ce 11 novembre, célébration de la paix entre la France et l’Allemagne, pour  me remémorer mon petit voyage à Berlin, histoire de se dire que nous avons bien de la chance aujourd’hui d’aller en Allemagne pour le plaisir et la découverte.

Il y a quelques semaines donc je recevais une sympathique invitation : rendez-vous sur les quais de la gare de l’est, pour prendre le Paris-Berlin de 20h. Il y avait dans cette invitation de la Deutsche Bahn pour découvrir sa City Line, comme un parfum d’aventure, de vintage : je m’imaginais un peu comme sur l’Orient Express, comme dans un roman d’Agatha Christie, rencontrer dans ce train de nuit moult personnages et commencer petit à petit à me plonger dans Berlin, dans les vapeurs d’un currywürst qu’un stewart me servirait dans ma cabine.

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Attention au départ

Oui monter dans ce train de nuit, certes plus encré dans les années 70 que dans un roman d’Agatha Christie, c’est un vrai petit moment d’aventure, c’est une atmosphère, une excitation. J’allais passer une nuit entière dans ce train, pour ouvrir les yeux, le lendemain, sur les quais de la gare de Berlin. Presque un voyage dans le temps. Les présentations faites avec mes camarades d’expédition (Isabelle, Sidonnie, Elisa, Patricia, Emmanuelle, Olivia… oui que des demoiselles), la soirée commença dans un compartiment réservé pour notre petit dîner du soir: currywürst (saucisse allemande au curry), saucisses de Nuremberg et pommes de terre, bières, et même vin français pour l’occasion.

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Le paysage défile quasiment au même rythme que les bouteilles, et on a un peu l’impression de dîner dans un restaurant itinérant. Tout cela est charmant d’autant que la soirée s’anime bien.

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On en oublie même que nous sommes dans un train de nuit et qu’autour nous, certaines couchettes ont déjà éteint leur lumière. Ce dîner, ce n’est pas seulement l’occasion de goûter aux quelques spécialités allemandes plutôt bonnes pour un service de train, non. C’était aussi l’occasion de découvrir un peu plus en profondeur l’offre de la City Line.

La City Line

Départ à 20h pour une arrivée à Berlin vers 8h30 (le train s’arrête un peu la nuit pour ne pas arriver trop tôt) avec quelques arrêts durant la nuit. Plusieurs conforts proposés : places assises pour les warrior et les minis budgets, voiture couchette avec une vraie couchette mais si vous ne remplissez pas les 6 couchettes, vous partagerez la voiture (possibilité pour les demoiselles de demander à n’être qu’avec des demoiselles – par contre impossible pour un mec de demander à n’être qu’avec des filles, c’est moche) et enfin le top, les voitures lits qui peuvent accueillir jusqu’à 3 personnes, mais que vous pouvez réserver seul. C’était ce qu’avait fort judicieusement choisi pour nous la DB : nous avions chacun notre cabine mais nous partagions toilettes et douche « sur le palier » (la voiture lit confort line possède une douche et un wc privatif). Question prix une myriade de formule brouille un peu les pistes mais si vous vous y prenez 2 ou 3 mois à l’avance vous pourrez avoir de supers prix (environ 50€ le trajet) par contre au dernier moment c’est un peu cher.

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Pour moi clairement, la City Line est parfaite pour un petit groupe d’amis qui a envie de s’offrir un beau petit voyage à Berlin : avec un compartiment privatisé vous serez tranquille pour faire la fête, discuter autour d’une petite bière une partie de la nuit. A l’inverse, ce train de nuit peut aussi être un moyen sympa de faire des rencontres.

Au petit matin vous sentez une certaine activité dans le couloir. Berlin n’est plus très loin. Vous connaissez la roulette russe du rideau ? Petit jeu fort sympathique qui consiste au réveil à relever votre rideau pour savoir où vous êtes. Si vous n’avez pas de chance, vous vous retrouverez nez à nez avec un passager, de l’autre côté de la vitre, qui attend sur le quai son train, vous êtes en pleine gare et vous venez à peine de vous réveiller. Expérience vécue au sein de notre petite groupe (elle m’a fait promettre de ne pas donner son nom), le passager sur le quai a pris peur et s’est enfui en courant.

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le petit déj’

Si le roulis de train vous a plus bercé que dérangé, vous voilà prêt pour commencer une belle journée à Berlin.

A suivre…

Paris, terminus

Mon Panam d’octobre

Nouvelle rubrique sur Vol 714 : tous les mois, je vous emmène dans mon panam ! Les sorties sympa, les restos, les bars visités avec l’Apéro du Jeudi, bref mes petites sorties parisiennes, histoire soit de partager mes bons plans soit de vous éviter quelques galères…

A table

Faut dire, question resto on est plutôt gâté sur Paris, et je vais vous dire, je ne me prive pas ! A commencé par mon quartier, Belleville, l »un des spots de restos asiatiques de la capitale. Et du côté du la rue Julien Lacroix, il existe une petite perle de resto thai, pour moi le meilleur tout simplement, le Krung Thep. J’en suis tellement fan que je vous prépare un petit article complet. En attendant, pour un budget d’une 20aine d’euros par convive, vous passez votre soirée à Bangkok avec de délicieux plats thai.

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Le Krung Thep
93, rue Julien Lacroix
75020 Paris

Pour goûter à une tradition plus parisienne, voir très parisienne, nous nous sommes offerts un plateau de fruit de mers à la brasserie du Lutetia. Ambiance feutrée, serveurs aux petits soins, plateau de fruits mer paradisiaque… pour finir au bar du Lutetia, qui a vu passer tous les artistes de St Germain. Et nous. Et ouais. Je vous dis tout ici dans cet article.

brasserie

Le Lutetia
45, bd Raspail
75006 Paris

Spectacle

Grâce à Vu Sur Scène (un article contre 2 places offertes), j’ai pu aller découvrir au tout petit théâtre du Bout dans le 9ème, Sébastien Savin. Alors même si ça n’a pas été mes plus grands fous rires, j’ai été bluffé par la qualité de jeu de mister Savin. Je vous dis tout sur Vu Sur Scène.

sebastien savin

Bar

Ce mois-ci je n’ai pu animer qu’un seul Apéro du Jeudi, mais pas n’importe lequel : celui qui fêtait les 8 ans de l’Apéro du Jeudi parisien. Et surtout pas n’importe où : le premier bar à tireuse à bière en libre service, la Tireuse. Une pure idée de génie, qu’on a bien pu tester toute la soirée. Je vous dis tout sur le blog de l’Apéro du Jeudi.

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La Tireuse
18, rue Laplace
75005 Paris

Voilà c’était mon panam d’octobre, rendez-vous début décembre pour mon panam (enfin ça sera un mix Panam / Lyon) de novembre.

 

Les voyages en assiette, Paris, terminus

Rendez-vous à la brasserie du Lutetia

Le Lutetia est un nom qui me fait rêver depuis un petit moment. Non ce n’est pas l’origine latine du mot qui me plait mais plutôt son histoire très « rive gauche » : la création de l’hôtel par la propriétaire du « Bon Marché » pour ses clients provinciaux les plus aisés, sa période artistique et star de l’entre-deux guerres avec des clients comme Picasso, Samuel Beckett, Albert Cohen ou même Joséphine Baker, sa sale période de siège du service secret nazi pendant l’occupation ou enfin à la libération sa période centre d’information pour retrouver les juifs déportés. Et sinon c’est aussi un grand hôtel de luxe.

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J’avais donc envie de pousser les portes de ce monument et pour une belle occasion, j’avais décidé de dîner dans la brasserie du Lutetia. Le restaurant gastronomique « Paris », ce sera pour une prochaine fois. Car à la brasserie, entre autre, il y a de superbes plateaux de fruits de mer, et ça, c’était l’atout majeur pour la personne qui m’accompagnait.

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Nous voici installé dans cette ambiance certe brasserie mais très feutrée. Miroirs, boules de lumière blanche, bois, table impeccablement dressée, un cadre un peu 70’s qui donne une ambiance singulière et très agréable.

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Sur le menu, même si nous avions déjà choisi notre fameux plateau, c’est la cuisine traditionnelle française qui est à l’honneur : poulet fermier, caneton, carré de cochon, tartines de sardine… pas de surprise mais que des bons produits. Mais ce qui nous attendait se classait aussi dans la catégorie bons produits… de la mer : 18 huîtres (diverses tailles et origines), 1 tourteaux, des crevettes, des bulots que du bonheur. Un bonheur accompagné par un excellent Chardonnay Elegance 2008 (blanc).

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La serveuse qui nous a accompagné toute la soirée a été excellente : proche de nous, elle prenait le temps de nous conseiller sur note choix, malgré le client star à gérer de la soirée : le héros des Monty Python  juste à côté de nous, John Cleese.  Nous avons terminé notre dîner par la célèbre note sucrée : un chouchou de chocolat (vanille et caramel à la fleur de sel). Divin.

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Mais nous n’allions pas quitter le Lutetia se prendre un dernier verre dans son superbe bar. L’un des tout premiers bar Art Déco de la capitale, conçu par les architectes  Louis-Charles Boileau1 et Henri Tauzin avec des sculptures de Léon Binet, puis de Paul Belmondo.

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On imagine facilement les plus grands artistes de St Germain des Prés, venant là pour siroter un doux mojitos tout en parlant de leurs prochaines aventures. L’ambiance est calme, les sièges cuirs confortables, la lumière tamisée, le pianiste appliqué, la carte des cocktails incroyablement longue et variée … et le mojito fraise se déguste tout doucement…

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Très heureux de ma petite soirée. Le Lutétia, même si nous n’étions qu’à la brasserie, a su nous accueillir avec le tact, l’efficacité et la finesse dû à son rang. D’ailleurs il était manifestement temps d’y passer car le palace du boulevard Raspail va fermer ses portes pour deux ans de travaux. L’occasion d’y retourner pour fêter son retour parmi nous …

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Turin

2 visites à ne pas louper à Turin

Après vous avoir parlé du charme discret de Turin et du Turin des rois, je ne voulais pas fermer le chapitre « voyage à Turin » sans vous avoir parlé de deux visites qui me semblent incontournables dans la capitale piémontaise : le musée du cinéma et le musée de l’automobile. Sans l’avoir visité, je pense qu’on peut ajouter à ces deux musées, le musée égyptien qui possède l’une des plus grandes collections égyptologiques au monde.

La Mole Antonelliana

Capitale du cinéma italien jusqu’à la deuxième guerre mondiale, avant que Mussolini décide de tout transférer à Rome dans les studios de Cinecitta, Turin a décidé de se battre pour retrouver son rang de star du cinéma, notamment grâce à ce superbe musée du cinéma.
Une collection très riche, une muséographie un peu éparpillée mais passionnante et un bâtiment unique en son genre : la Mole Antonelliana. Initialement prévu (1863) pour être une synagogue dominant les cathédrales de la ville à 167 m de hauteur, faute de moyens financiers, la communauté juive a dû revendre le bâtiment pas encore terminé à la ville. Le bâtiment est devenu le symbole de la ville, qui l’a finalement transformé en musée du cinéma. L’un des attractions de ce bâtiment est l’ascenseur qui monte en son centre, dans le vide, jusqu’au sommet de la coupole, avec à l’arrivée une superbe vue sur la cité piémontaise.

Mais au delà de l’ascenseur et de la superbe vue, c’est l’histoire du cinéma qui vous attend sur plusieurs niveaux. D’Alien à Casablanca, en vous baladant dans les différentes galeries, vous tomberez sur une belle collection d’objets, de costumes, de vidéos explicatives sur les différents métiers du cinéma. D’ailleurs le musée du cinéma n’a de musée que le nom tellement le lieux est vivant avec des écrans partout et surtout deux écrans géants sur lequel passent de grands classiques. D’ailleurs n’hésitez pas tester les superbes transats au beau milieux du musée.

Infos pratiques
– Entrée musée du cinéma : 9€ / vue panoramique : 6€
– Site internet > http://www.museocinema.it

La pause de la brioche sicilienne

Après la visite du musée du cinéma, si passionnante soit-elle, il me fallait un petit remontant, quelque chose de simple et léger, de quoi pouvoir enchaîner sur une nouvelle visite. @_Xtinette, sicilienne d’origine me conseilla vivement la brioche sicilienne. Et je n’ai pas été déçu : une belle brioche remplie de glace ! Simple oui, mais pour le léger on va repassé, et je ne vais pas m’en plaindre :

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Le Mauto

Pour ma part, je ne pouvais pas dissocier Turin de l’auto ! Nous sommes ici dans le berceau de Fabbrica Italiana Automobili Torino ou en français Usine italienne d’automobiles de Turin, oui la FIAT ! Alors pas de visites des usines, mais à quelques pas du siège social de la FIAT, le magnifique musée de l’automobile , le Mauto.

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Ce musée qui a commencé à collecter ses premières collections en 1932 a connu un beau lifting de 33 millions d’euros pour se refaire une jeunesse et réouvrir ses portes en 2011. Sur trois niveaux c’est toute l’histoire de l »automobile qui est retracée ici avec plus de 80 marques différentes représentées par 200 modèles, parfois uniques, remontant parfois même jusqu’au 19ème.

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Le musée remet dans leur contexte certains modèles pour mieux comprendre leur création, leur utilité, leur place dans la société. La muséographie est très vivante, et même si la tuture n’est pas votre passion, vous prendrez surement du plaisir à vous balader dans les allées de ce temple de l’auto.

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De mon côté, ma passion pour l’auto se situe à partir des années 70 et je me suis régalé. Ma préférence va aux sportives avec une très belle collection de bolides, notamment le coin des formules 1 Ferrari des années 50 à nos jours. Un vrai bonheur.

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Pour finir, on découvre quelques concepts car d’hier comme ce très joli Lancia Delta cabriolet (l’une des mes voitures préférées chez Lancia, qui est aussi ci-dessus en version rallye ) :

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ou des concepts car très contemporains comme cet avion de chasse, la Lamborghini Egoista :

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Bon vous l’avez compris, j’ai eu une heure et demie de libre pendant mon week-end à Turin et je me suis précipité dans ce musée, et je n’ai pas été déçu !

Infos pratiques :
– prix d’entrée : 8€
– site internet : http://www.museoauto.it

François Confino, le trait d’union

Ces deux musées ont deux points communs. Le premier est que je vous les recommande chaudement tout les deux. Certes. Mais le deuxième point commun, et c’est un peu plus intéressant, est qu’ils ont le même architecte Suisse, qui a assuré leur rénovation : François Confino. On retrouve dans ces deux musées une certaine vie, un dynamisme qui vous fera passer un excellent moment et c’est en grande partie grâce à cet architecte.

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Retrouvez les réalisations de l’architecte ici.

Je clôture ainsi mon beau chapitre turinois. Le TGV retour fut au début bien animé par un petit apéro mais s’éteigna petit à petit, un peu fatigué, des images de glaces, de voitures, de rois, des arcades plein la tête.

Un grand merci à la SNCF, l’office de tourisme de Turin et l’hôtel Crimea qui m’ont tous accueilli chaleureusement à Turin.