Archive for the ‘Indochine, le carnet’ Category

septembre 2nd, 2009

Bangkok en thailandais

Et ben ça vous le coup car le nom de Bangkok en thai est le nom de lieu le plus long au monde! C’est Oil qui nous fait le plaisir de nous dire ce nom si long, tout ça dans un cadre superbe: le palais royal.

En thai ça donne ça:

Krung Thep mahanakhon bowon rattanakosine mahintara ayuthaya mahadilok popnopparat ratchathani buriromudomratchaniwet mahasathan-amonpiman-avatansathri-sakkathatitya visnukamprasit

ce qui veut dire

Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d’émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dans l’énorme Palais Royal pareil à la demeure céleste, règne du dieu réincarné, ville dédiée à Indra et construite par Vishnukarn

rien que ça…

La making off by Sylvain:

bangkok-oil

août 10th, 2009

Sawat dee khrap !

Pays du terminus de notre périple indochinois: la Thaïlande. Idéalement nous voulions”descendre” la Thaïlande en passant la frontière par le nord (par le Laos) mais pour faire tout ce qu’on avait prévu de faire dans ce voyage il nous aurait fallu 2 mois et non 2 semaines. Exit donc le nord de la Thaïlande, direction l’aéroport de Vientiane pour un vol direct pour Bangkok. L’aéroport de Vientiane est… mignon, mignon tout plein même: 4 vols par jours, des bi-moteurs à hélices, un hall désert, 2 taxis, décidément Vientiane est zen jusque dans son aéroport! Sylvain voulant faire une série sur les montée d’avion (Sylvain a une passion pour les séries: les séries des photographes prenant une photo, les séries de montée d’avions donc, Sylvain tu en as d’autres?), et me voilà, pas super rassuré par le petit avion, en train de monter (séquence émotion):

aeroport-vientiane

Cadeau bonus, Vientiane vue du ciel:

vientiane-ciel

Une heure plus tard me voilà dans l’une des plus grandes mégalopoles asiatiques: Bangkok. Contraste saisissant avec ma petite capitale laotienne. Heureusement Miss Oil, alias une bonne copine thaïlandaise était là pour nous accueillir avec un beau Sawat dee khrap (bienvenue, bonjour,salut…)

miss-oil-bangkok

mars 1st, 2009

Nous n’irons pas à Luang Phrabang

Suite de notre périple indochinois, ici au Laos.

15 jours pour faire 4 pays, nous savions qu’il allait falloir faire des choix, fussent ils douloureux. La capitale du royaume du million d’éléphants, Luang Phrabang était à 200km de Vientiane et 200km en bus bien entendu. Nous souhaitions finir notre périple à Bangkok où une amie nous attendais. Calcul, recalcul, calendrier… non, nous n’irons pas à Luan Phrabang cette fois-ci. Cette petit ville de 70000 habitant est pourtant l’une des premières capitales du Laos: elle garde pour tous les boudhistes une dimension spirituelle importante (des cendres de Buddha s’y trouverait)  et recelle de temples à chaque coin de rues. On dit que la population, préservée par les difficultés d’accès, est particulièrement accueillante et souriante. Pour nous Luang Phrabang restera quelques lignes lues sur un guide, un post sur notre blog, un choix à faire et surtout une prochaine étape pour notre retour sur les terres du million d’éléphant…

février 17th, 2009

Danseuse laotienne

buddha

février 9th, 2009

Au crespuscule de Vientiane

Nous avions décidé de faire du Mékong la colonne vertébrale de notre voyage en Asie du Sud Est. C’était aussi la colonne vertébrale de nos soirées: combien de balades au soleil couchant sur ses rives, combien d’apéros ou de repas devant ses flots: Phnom Phen, les 4000 ilesVientiane nous a offert d’excellentes soirées sur le Mékong. Ce crépuscule qui s’endort, la simplicité des laotiens, les sourires des laotiennes… les nuits sont douces à Vientiane.

ciel crespuscule vientiane

Les rencontres se font aisément: oui vous avez la demoiselle qui dans un anglais hésitant vous demande si vous êtes marié, mais nous avons surtout eu la chance de partager des verres avec des gens du coin sans arrières pensées: les vendeuses de l’agence de voyage de Vientiane, cette demoiselle du restaurant des berges… des personnes accessibles, curieuses, marrantes… et puis c’est une certaine qualité de vie que nous partagions: terrasses au début de la nuit, ce délicieux dîner sur les berges du Mékong où nous allions choisir notre repas sur le BBQ (Sylvain tu te rappelle des borchettes et de celles qui s’en occupait?!)…

bbq vientiane

Vous l’avez compris, cette petite capitale d’Asie m’a fait prendre une sacrée bouffée d’air, une petite pause dans ma vie, du zen plein les poumons…

janvier 31st, 2009

Lotus d’or

lotsu d'or

Photo prise à Pha That Luang (Vientiane - Laos)

décembre 29th, 2008

A la poursuite du bouddha d’émeraude (part.1)

Ca le fait le titre non? Tout droit sorti d’un Indiana Jones! Ce bouddha a traversé les siècles et les contrées indo-chinoises… il a notament beucoup compté pour le Laos…  tout commence un beau jour du XIIIème siècle, un mardi je crois, quand une tribu du Yunnan (région passionante que j’ai découverte l’année d’après), les Lao, se décidèrent à virer les petits gars du coin (les Kha) pour se faire une place au soleil (je vois pas d’autres motivations là). La Principauté du Muong Swa venait de naitre avec pour capitale la ville des fleurs du flamboyant tout aussi connue (ou pas) sous le nom de Xieng Dong Xieng Thong (ça ne s’invente pas). Tout ça ne fait pas un royaume vous allez me dire, je vous l’accorde. Ajoutez un petit siècle d’installation, l’influence Khmer, l’influence de la culture indienne (en ce moment je suis poursuivie par cette culture indienne, bref…) et vous obtenez le roi Fa Ngoun qui en 1353 réunit toutes les peuplades du coin pour fonder le royaume du “millions d’éléphants” (là bas dites plutôt: Lan Xang ça fera mieux). Bon et puis pas idiot, notre petit roi a piqué chez les Khmer (au Cambodge) un magnifique bouddha du VIIème siècle d’origine ceylanaise (bon l’Inde me poursuit, c’est officiel) tout en émeraude (il a du goût Fa), appelé Pha Bang: un beau symbole pour ce nouveau royaume . Voici donc la première capitale du royaume Lao qui prend son essor, nommée que deux siècle plus tard, Luang Prabang, la ville du divin Bang (rapport au fait… pas compris? lisez 2 lignes plus haut!). Et puis voilà dans cette région (comme dans beaucoup d’ailleurs) c’est toujours la même chose: si c’est pas les Khmers, c’est les Thai, sinon c’est les anammites ou encore les siamois, et bien là  c’est les Birmans qui viennent tout mettre par terre. On se fait ch… des siècles à construire un royaume et voilà… je vous jure. Ni une, ni deux la capitale est transférée à… Vientiane. Ca y est, on y est! Mais voilà notre Laos est parti pour des siècles d’instabilité: divisé en 3 royaumes au début du XVIIIeme (Luang Prabang, Vientiane et Champassak), les rois du Siam et d’Annam se font plaisir; à la fin du XVIIIème, le futur Rama Ier après une énième petite guerre, ramène dans ses bagages le bouddha d’émeraude à Bangkok où il en fera un des symboles de la dynastie des Chakri; les Birmans, les Méo (montagnards chinois), les Hô (chinois s’étant révoltés contre le pouvoir de l’Empereur chinois lors de la révolte des Taiping) s’emparent tour à tour des territoires laos.  Bref ne nous le cachons pas, c’est un peu la foire. La France montre le bout de son nez dans la région et le roi du Laos décide de demander l’appui de la république française en 1887. Les français incorporent le Laos à leur Union Indochinoise, qui entre temps a réintégré le Champassak et est dorénavant dirigé par le roi Sisavang Vong (ok le nom du roi n’apporte pas grand chose, mais bon quand même).  Pour Pha Bang, c’est loupé, ni Vientiane, ni Luang Prabang ne reverront leur précieux bouddha. Remarquez, l’Histoire est en route. Ça a récemment chauffé entre le Cambodge et la Thaïlande dans le jungle pour un territoire sacré… pour peu que les laotiens viennent réclamer le retour de leur bouddha (honteusement subtilisé aux khmers tout de même…). Depuis la capitale lao j’étais donc parti à la poursuite du bouddha d’émeraude…

bouddha demeraude

octobre 19th, 2008

Le soleil se lève à Vientiane

Le départ en bus VIP de Champasak pour la capitale a fini par arriver après quelques heures de parties de dames endiablées. Même si le confort était bien plus au rendez-vous que sur la route de l’enfer, la nuit fut atroce: je crois que c’est ce matin là où je me suis dit: les bus de nuits sans couchettes, plus jamais ça. Voici les bus en question:

Photo de Sylvain

Mais bon dans notre timing de folie, on a gagné un temps précieux au sacrifice d’une confortable nuit… Sylvain dirait: on est voyageur ou on l’est pas. Ok, accordé. C’est au petit matin que Vientiane nous accueille. Vientiane… je connais ce nom depuis longtemps, nombre d’amies, d’amis sont de Vientiane, un nom qui bizarrement me fait rêver depuis longtemps. Un peu comme Shangri La, cette petite capitale est un pure fantasme de mon imagination occidentale. Je n’envisageais pas de poser un pied dans cette région indochinoise sans respirer l’air de Vientiane. Des raisons bien précises me poussaient ineroxablement vers cette petit capitale, posée sur les rives du Mékong, ultime étape indochinoise avant l’Empire du milieu. J’arrivais donc avec mes bagages émotionnels et historiques (certains français sont venus se perdre ici il y a plus d’un siècle) dans les rues de Viangchan (Vientiane en lao). Le soleil peine à se lever sur la capitale laotienne. L’air est encore très frais. Le pousse pousse nous emmène à notre petit hotel du centre. J’ai froid, je suis crevé mais je suis arrivé à Vientiane et cette pensée fait naître un profond sourire de satisfaction…

vientiane laos pha tat luang

août 16th, 2008

Feuille de route pour l’Indochine

Le format du blog se prête très bien à raconter son voyage au fur et à mesure des journées.  Par contre dès que vous parlez de plusieurs voyages en même temps (l’Indochine, l’Empire du milieu, La quête de Shangri La, Sous le soleil de Terre Sainte et encore d’autres que j’aimerais partager!), tout de suite ça devient plus compliqué. D’où l’idée de rédiger un sommaire complet, sur une page à part, pour en coup d’oeil voir tous les posts sur le voyage ainsi que la carte qui va avec. Je commence donc cette série avec ma feuille de route (de bloggeur) pour l’Indochine.

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