avril 15th, 2008

Angkor, mon album photo

En reprenant la mise en page de Vol714 je me suis aperçu que je n’avais pas partagé mes photos d’Angkor, en tout cas ma sélection. Alors voici mon album photo de cette envoutante cité perdue khmer :

septembre 2nd, 2006

Angkor Vat, la puissance Khmer

Angkor Vat est un peu plus que le plus grand temple d’Angkor. C’est la fierté nationale, le symbole de la puissance du Cambodge, d’un passé glorieux sur lequel la nation khmer s’appuie pour croire en des jours meilleurs. Le drapeau national est ainsi flanqué des tours du temple Angkor Vat.

Imposant par ses dimensions, ses tours et sa richesse iconographique, Angkor Vat vous rend tout petit et plein d’humilité… C’est le symbole de l’âge classique khmer. Le plus grand souverain de l’époque angkorienne, Sûryavarman II l’a érigé pour en faire son temple d’Etat. Son règne de 1113 à au moins 1145 fut un règne complexe mais à l’apogée de la puissance khmer dans la région. Ce temple en est l’expression la plus marquante.


Les temples de pierres à Angkor sont dédiés aux dieux, les habitations étant en bois. Angkor Vat est dédié à Vishnu.Le début du XIIème siècle est une période de guerre. Le vaste empire khmer recouvrant toute l’Asie du Sud Est se heurtait régulièrement à deux peuples: les Chams, plutôt au nord du Cambodge actuel et au Laos et aux Thais (à l’ouest du royaume), les futurs thaïlandais. Les guerres entre ces peuples sont très fréquentes et Angkor sera mis à sac par la suite par ces peuples. Comme tout grand édifice publique, Angkor Vat regorge de bas relief, très fins et très expressifs, comptant les différentes campagnes guerrières, mêlés à toutes les croyances bouddhistes et brahamiques (tout droit venues d’Inde).
Vous passez des heures à découvrir l’histoire khmer à travers ces bas relief, la lutte du bien contre le mal, les exploits de Vishnu, les batailles de Shiva, la puissance de Sûryavarman II… vous vous plongez dans l’univers khmer de l’époque, une sorte de tourbillon historique et pour peu que vous soyez fasciné, vous vous imaginez presque à vous battre contre les Chams à barbichette (ils sont représentés ainsi) aux cotés de vos compagnons khmers… et lorsque vous détournez le regard de ces véritables bandes dessinées de pierre, vous tombez nez à nez avec une sensuelle danseuse qui vous sourit tout simplement


A moins que ce ne soit un bas relief de plus…

juillet 15th, 2006

Le sourire de Banteay Srei (Temple d’Angkor)


A l’entrée de ce petit temple aux traits très fin, il y avait une fillette posée dans l’encadrement d’une fenêtre en pierre. l’image était magnifique. Une jeune américaine lui demanda si elle pouvait la prendre en photo. l’enfant lui dit qu’elle avait faim. L’américaine n’avait rien à lui donner, je lui ai donné une barre de céréales. L’amércaine a pris la photo, j’ai pris le grand sourire. Il y a un temps pour le don et un temps pour l’échange.

Sortant du temple, la fillette était encore là . Elle m’a reconnu et m’a offert encore une fois son très large sourire. C’était un sourire lèvres closes mais lèvres infiniment grande. C’était un sourire plat qui traversait tout le visage. Il y a un temps où le don devient échange.

Pourtant si c’était à refaire, je passerais mon chemin et garderais ma barre de céréales pour moi. Tant pis pour le sourire, tant mieux si ses parents l’enlève de là parce qu’elle ne rapporte plus rien à manger.


Le même temple, une autre fillette, d’autres photographes

Chambres à Angkor
Billets d’avion pour le Cambodge

juin 22nd, 2006

La chorale de Banteay Kdei (Temple d’Angkor)

Par Sylvain

A Siem Reap, la réceptionniste de l’agence de voyage nous a offert de larges morceaux de chocolat Côte d’Or, celle de l’hôtel a avoué nous trouver beaux et les enfants qui harassent les touristes dans les temples d’Angkor pour vendre des boissons fraiches ou des T-shirt à un dollar, nous ont offert des bracelets et des dessins griffonés au dos de leurs cartes postales invendues ou sur des pages arrachées de leurs cahiers d’écolières.

Leur journée avait été mauvaise, elles étaient fatiguées de répéter sans cesse les mêmes phrases en français, anglais ou japonnais. Elles n’avaient pas huit ans et elles voulaient jouer. Mais la journée se finissait et nous étions sûrement leurs dernières proies. Elles ne nous ont pas quitté d’une semelle pendant toute la visite du temple. Elles ont joué de toutes leurs armes : armes des femmes (dérisoires armes quand on est une fillette), d’enfants (mais nous aussi nous avons été enfants) ou de vendeuses (mais au jeu du petit escroc-à-touristes, les enfants de Louxor sont bien plus redoutables). Droit dans nos principes républicains: la place d’un enfant est dans une école, pas dans la rue ni dans un temple, nous ne leur avons rien acheté. Nous leur avons parlé, nous avons rigolé mais nous n’avons rien acheté. Pour nous elles ont chanté en choeur et en français Il Etait Un Petit Navire. Pour nous elles ont souri sur les photos. Jef y a gagné son surnom de Happy Buddha. Et moi ma boite à souvenirs s’est enrichie des dessins des fillettes de Banteay Kdei.

Sylvain

mai 16th, 2006

Saigon, carrefour de l’histoire contemporaine

Saigon, un petit port du royaume Khmer au XIIIème siècle, a rapidement subi une large influence française (fortifications française dès 1789) puis la colonisation en 1859. Les rues, l’organisation, les bâtiments, certains noms viennent directement de cette influence très forte. Et puis une histoire plus récente a tout autant marqué les esprits à Saigon: la guerre contre les US. De la rue Catinat percée par les français au XIXème au palais présidentiel quitté en catastrophe par les américains le 30 avril 1975, j’ai l’impression en me promenant à Saigon de croiser certains fantômes.

Notre Dame, inspirée des églises du nord de la France


une traction des années 50
Devant ces témoignages, je n’ai pas pu m’empecher de penser à ces français venus de l’autre bout de la planète dans un pays qu’ils ne connaissaient pas…Je me comparais un peu à eux, perdu dans cette ville…certains ont du venir par appat du gain, d’autre en obéissant à des ordres mais je pense à ceux qui sont venus pour découvrir d’autres peuples, d’autres terres et qui sont restés car ils aimaient ce pays. On pourrait reprendre des histoires de français au XIXème ou même au XXème tombés amoureux du Tonkin, du Vietnam… Je vais me pencher dessus !

Les américains aussi ont dès 1962 envahi les rues de Saigon. Véritable capitale US dans le sud est asiatique,au plus fort de la guerre, 100 000 civils et militaires US étaient concentrés à Saigon. La ville avait alors un drole de rythme de vie… Les vietnamiens du nord, notamment d’Hanoy, la surnommait la pute du sud.


Le palais présidentiel lors de la chute de Saigon


Le palais aujourd’hui
Pour moi c’est ce parfum d’histoire qui fait aussi de Saigon une ville aux 1000 facettes, une ville magique.