août 16th, 2008

Feuille de route pour l’Indochine

Le format du blog se prête très bien à raconter son voyage au fur et à mesure des journées.  Par contre dès que vous parlez de plusieurs voyages en même temps (l’Indochine, l’Empire du milieu, La quête de Shangri La, Sous le soleil de Terre Sainte et encore d’autres que j’aimerais partager!), tout de suite ça devient plus compliqué. D’où l’idée de rédiger un sommaire complet, sur une page à part, pour en coup d’oeil voir tous les posts sur le voyage ainsi que la carte qui va avec. Je commence donc cette série avec ma feuille de route (de bloggeur) pour l’Indochine.

mai 2nd, 2008

Pakse, sous préfecture de Champasak

Après notre parcours de feu, nous voilà donc dans cette sous préfecture de Champasak, Pakse. Et une sous préfecture au Laos, c’est pas gégé. Dans notre parcours, c’était pourtant une étape obligatoire, pour rejoindre ensuite la capitale, Vientiane. Et quand je dis obligé, on a eu du mal à tuer le temps une journée entière pour attendre le départ des bus de nuit. Au programme du jour: balade dans les chemin de terres, autour de la rue principale, visite du centre commercial flambant neuf,

Photo de Sylvain

montée jusqu’à l’hôtel de luxe du coin (un ancien palais colonial, transformé en palais communiste et pour finir en hôtel de luxe… un peu l’histoire du Laos résumée dans ce palais), redescente de l’hôtel de luxe, repassage par les petites rues et partie de dames avec des capsules de bières… je vous dis pas gégé!

Mais bon tout même, la poésie du lieu me suffisait: j’étais au LAOS, ce petit pays du bout du monde, coincé entre la Chine, le Vietnam et la Thailande… ce petit pays, dans cette province au nom qui claque: Champasak !! Je vous l’avoue, je n’ai pas l’étymologie exact du nom, mais le Champa était un des nombreux royaumes (IVème siècle) du coin.  Bref j’étais au bout du monde, à attendre mon bus, à laisser filer les heures,qui passaient lentement… et j’étais bien!

février 18th, 2008

Après le paradis, l’enfer

Après avoir passé une nuit sur cette petit île au milieu du Mékong, nous voici reparti sur les routes du Laos: objectif Pakse, la sous-préfecture du coin. Nous quittons ce petit coin de paradis aux aurores: Sylvain lance un adieu à la fille au jus de betterave et moi à ma nuit sur le hamac pour retrouver à quelques kilomètres le point de départ de notre trajet. Terrain de terre battue entre plusieurs cahutes et au milieu trône notre navette spatiale en pleine préparation pour un décollage imminent. Et quel engin !!

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Nous avions déjà expérimenté le pousse-pousse, le bus, la moto, le bâteau, la pirogue mais la navette spatiale pour backpackers jamais ! Parce ce que ce genre d’engin a l’air d’être exclusivement réservé aux backpackers et c’est là où tu te dis: danger ! Pas d’autochtones, des backpackers qui arrivent petit à petit, les sacs à dos qui s’entassent sur le toit… hhmm ça sent le trajet épique. Ci-dessous une photo prise par Sylvain alors que j’avais ma mine des grands jours (il était tôt) et que je commençais à réaliser ce qui nous attendait.

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 De navette spatiale, on passait petit à petit à boîte à sardine… les mines des voyageurs déjà installés se décomposaient au fur et à mesure de l’entassement. Au bout d’une 30aine d’individus entassés, le chauffeur décida que c’était assez pour son van qui avait été crée par le constructeur japonais pour 2 fois moins de personne…. mais ça apparemment à ce moment là tout le monde s’en foutait, surtout le chauffeur.

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La balade commença … nous étions pliés les uns contre les autres: impossible de changer de position, impossible d’aller faire pipi, d’aller chercher quoique ce soit dans son sac totalement inatteignable, impossible d’avoir envie de converser gaiement avec ses co-galériens, impossible de ne pas en vouloir à la terre entière de l’existence de ce van pourri et de son chauffeur verreux, impossible de ne plus avoir froid car son sac est toujours inatteignable… bref impossible de penser à ce moment là que le Laos est un magnifique pays où les rencontres avec la population sont souvent magiques, non impossible, il fallait juste attendre que ces 4 heures de voyage passent le plus vite possible… et ce fut long, long

janvier 3rd, 2008

Le concept du hamak sur le Mékong

Je reprends le fil de mon récit de mon périple en Asie du Sud Est de février 2006 que j’avais laissé à la frontière du Cambodge et du Laos. J’entrais donc enfin de ce petit pays qui m’était proche pour diverses raisons mais que je ne connaissais pas du tout. Ma première vision comme souvent dans ce voyage, c’était par le Mékong que j’allais l’avoir.

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Nous avions décidé, Sylvain et moi, de sacrifier au rituel backpacker du coin: passer une nuit sur une des 4000 iles du Mékong devenu très large dans cette zone. Mais une nuit à la paysanne ! et oui vous vous retrouvez donc sur une petite île, logé dans des petites chambres avec un minimum de confort: un lit, un ventilo, une moustiquaire (on est au beau milieu du Mékong), une douche à tuyau d’arrosage dans une cabane, pas d’électricité dans les chambres et des toilettes communes. Mais c’est bien ça qu’on vient chercher chez Madame Pi et ses voisins: un peu plus d’authenticité et un peu moins de confort. Et c’est bien ce qu’on y trouve! Nous avons exploré notre petite île en une heure, marché au milieu de champs, croisé quelques paysans, un singe domestique qui me serra la pince (si si c’est vrai!), discuté avec Madame Pi qui avait quelques vieux souvenirs de français, goûté aux spécialités locales… c’était reposant, dépaysant, rustre bref funky !

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J’ai voulu aller au bout du concept et j’ai tenté “le hamac à la belle étoile sur les rives du Mékong”. Un concept auquel Sylvain n’avait pas accordé une seconde de reflexion au vu des risques de palu (malgré un attirail complet de scoot exotique). Bref je m’organise: crème antimousitques très très méchants, drap, de l’eau, une lampe torche et une petite dose d’insouciance; j’y crois ! Alors ce qu’il faut savoir déjà ce que les berges du Mékong à cet endroit là, c’est un peu la jungle et la jungle la nuit c’est tout, sauf calme. Alors j’imagine les millions d’insectes, les centaines de singes, les milliers d’oiseaux bref toute la faune du coin, qui après une dure journée de labeur se lache un peu dans la nuit mouate du Laos dans les dancing à mouches, les bars à singes et les nightclubs pour oiseaux: en tout cas le fait que le petit homme dans son hamac voulait dormir un peu, ça, ça les concernait mais alors pas du tout. Mais la journée avait été exténuante, le sommeil commençait à peser et je n’étais pas prêt à lâcher mon concept. Et puis comme un signe, une sorte de coup de pouce pour récompenser mon grand courage, un chaton vient dormir avec moi. Vous voyez le tableau. Au final cette cacophonie animale était magique: 1001 sons d’animaux, d’insectes, d’espèces en tout genre s’agitaient dans cette nuit noire, une sorte de mégalopole animalière grouillait à quelques mètres de mois. Et puis la catastrophe: mon imagination. Et oui qui dit jungle dit insecte… et qui dit insecte dit arraignée, et les araignées et bien j’aime pas du tout ça. Bon il faut dire que les araignées du coin c’est pas les petits trucs à pleins de pattes qu’on écrase au pieds. Non là elles sont énormes, velues … rappelez vous ce petit encas au Cambodge. L’engrenage était lancé, plus j’y pense, plus j’y pense… j’imagine le chemin qu’elle prendrait pendant la nuit: du toit, des poteaux de mon hamac, le danger est de partout !! La peur m’a vaincue ce soir là… c’est tout penaud que je rentre me coucher dans la chambre, comme tout le monde…

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Les 2 dernières photos sont de Sylvain.

mars 25th, 2007

La chaleur du sud

Nous sommes le 01/02/07 à Kunming (Yunnan, Chine)…

Dans notre timing de périple assez serré, nous décidons de partir un peu plus tot de Kunming pour Jinhong,à l’extrême sud de la Chine, a la frontiere avec le Laos et la Birmanie. A 1800m, le font de l’air etait frais et nous etions tout content d’aller prendre un petit bain de chaleur au sud. En se levant ce matin a Kunming, Buddha avait eu l’heureuse idée de sopoudrer la matinée de neige.

La demoiselle de l’hôtel nous expliqua que c’était très rare et que nous étions chanceux. C’est un point de vue. Bref content de partir vers des cieux plus cléments. Nous arrivons à l’aéroport (il n’y a qu’un aéroport à Kunming, donc pas de risque ratage débile). Il neige encore. On passe le point de contrôle et nous prenons un de ces bus gigantesques qui nous emmène à l’avion. J’avais presque envie de dire “on est bien” mais je me suis retenu vu la chance qu’on avait eu la dernière fois. Et puis le bus roule, roule fait même un grand tour. “Tiens sympa, un petit tour de l’aéroport avant de partir”. “Ah tient on est revenu à la porte d’embarquement”. Je lève les yeux au ciel en demandant à Buddah ce qu’il nous avait mijoté ce coup ci. Et bien figurez vous que Happy Buddah (ça sera dorénavant mon Buddah de référence, chacun son Buddah), n’avait pas seulement balancé un peu de neige a Kunming mais il avait rendu inopérable l’aéroport de Jinhong !! Notre petite ville du sud, notre provence chinoise subissait un des temps les plus pourri de son histoire millénaire (j’exagère peut être un peu). A l’heure qu’il est je patiente à l’aéroport depuis 1h et demie, entre les enfants surexcités qui courent de partout, les annonces en chinois qui s’enchainent annonçant des retards pour de nombreux vols… L’aventure c’est l’aventure !

février 1st, 2007

Au sud du milieu

En direct live de Shanghai (Chine)

C’est ainsi que je pourrais defenir ma position geographique actuelle. Une petite auberge sympa, un peu d’internet, un peu de temps et d’energie et me voila a vous donner 2,3 news du moment.
Je suis donc au sud sud de la Chine dans la petite ville de Jinhong, a 30 km de la Birmanie et du Laos. J’ai retrouve le Mekong comme je l’avais laisse en fevrier dernier, c’est a dire a sec!
Je prendrais un peu plus de temps a mon retour pour vous comptez nos aventures: ca parlera d’avion, de tempete, de rencontres bref d’aventure !!
Le principal bonheur du moment est la temperature relativement agreable du coin (13 degres). Apres demain nous reprenons la route, plein nord, sur les marches du Tibet, a la recherche de la mythique Shangri La… et la adieu les 13 degres ;-)

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