mars 17th, 2007

Partir à l’aventure c’est déjà partir…

La quête de Shangri La, suite.

“Pour partir à l’aventure, il faut partir”. Vieux dicton du sud de la Chine du XIIIeme siècle qui s’applique à merveille ici.

Mardi 30 janvier au matin. Timing serré mais bien ficelé: on passe à l’agence pour organiser nos trajets et après direction l’aéroport. La fille de l’agence malgré des lunettes assez strictes est bien sympa (j’ai échangé notamment avec elle des onomotapees aux sonorités chinoises tout a fait charmantes). Après moultes rigolades et autre “nihau”, nos billets pour partir de Shanghai et y revenir étaient bookés (délestage au passage de quelques 380 euros); aller, on perd pas de temps, on prend le bus direct pour l’aéroport international de Shanghai, Pudong. “on est bien, on est bien” disais-je d’un air détendu et réjouit à mon condisciple. On arrive pile poile 1h avant le décollage, du bon boulot! On recherche la porte de check-in sur les écrans. Impossible de trouver notre vol. Aaah ces chinois décidément l’organisation… on se renseigne. On nous indique le bon bureau. Je pose mon bagage sur le tapis roulant, on présente nos passeports. Un dernier “on est vraiment bien là ” et… Buddha nous choisit un autre destin (trop simple pour eux c’est surement il dit). Vous savez ce genre de truc qui vient de nulle part, auquel on ne pense pas, un peu comme au théâtre le fameux “deus ex machina”…L’hotesse de l’accueil dit a mon ami une phrase en chinois (oui il parle chinois): à la tête de ce dernier, je comprends que la phrase “on est bien” vient de perdre toute sa valeur positive. Nous nous sommes juste trompés d’aéroport. Et j’ai envie dire, c’est là que c’est bon! L’aventure a finalement commencé avant de partir: impossible de se rendre en moins d’1h à l’aéroport de Kansai (l’ancien aéroport international de Shanghai). Nous parvenons à changer nos billets sans surcout pour le soir même. Je ne vous parlerais pas de la fouille complète de mon bagage le soir même, de l’oubli de nos passeports au guichet du check-in ce même soir,non, vous ne me croiriez pas, pour une seule journée, surtout la 1ère de ce périple, c’est trop. Ce soir là à notre arrivée à Kunming, capitale du Yunan, je ne vous cache pas notre joie, constatant que Buddha avait fini par accéder a nos voeux et nous laisser partir!. Bienvenue au Yunnan !

février 1st, 2007

Au sud du milieu

En direct live de Shanghai (Chine)

C’est ainsi que je pourrais defenir ma position geographique actuelle. Une petite auberge sympa, un peu d’internet, un peu de temps et d’energie et me voila a vous donner 2,3 news du moment.
Je suis donc au sud sud de la Chine dans la petite ville de Jinhong, a 30 km de la Birmanie et du Laos. J’ai retrouve le Mekong comme je l’avais laisse en fevrier dernier, c’est a dire a sec!
Je prendrais un peu plus de temps a mon retour pour vous comptez nos aventures: ca parlera d’avion, de tempete, de rencontres bref d’aventure !!
Le principal bonheur du moment est la temperature relativement agreable du coin (13 degres). Apres demain nous reprenons la route, plein nord, sur les marches du Tibet, a la recherche de la mythique Shangri La… et la adieu les 13 degres ;-)

janvier 26th, 2007

Train N523 pour Hangzhou

En direct live de Shanghai (Chine)

Votre mission si vous l’acceptez: prendre le train N523 à 9h30, à la gare du Sud Shanghai pour rejoindre Hangzhou, la ville du lac de l’Ouest. Vous noterez tout de suite les points de difficultés de cette périlleuse mission: 9h30 et gare du Sud (qui n’a rien à voir bien sûr avec la gare centrale).


Cédant à la facilité, je décolle à 8h45 en m’engouffrant dans un taxi (au prix du métro parisien, je vais pas me priver). Dong!! 1ère faute. Analysons la scène: naïvement j’ai cru qu’en montrant mes tickets de train (tout en chinois), le taxi comprendrait illico presto. Quel grand naïf je fais…Non impossible de lui faire comprendre, la gare en question n’est même pas sur mon plan, donc je ne peux lui montrer. Ca commence fort, très fort. J’ai déjà 8min37 de gacher… Soudainement JP Foucault apparait:”N’oubliez pas, vous avez droit à vos jockers”. Merci Jean-Pierre mais l’avis du public ne me servira pas à grand chose…hhhhmm…aller l’appel à un ami:”J’appelle Mathieu” (souvenez-vous le guide du routard live français). Il est déjà 9h00 et chaque minute compte “Mathieu?”, “Je suis à Qui veut gagner des minutes pour ne pas louper son train et tu es mon jocker”. “Ok pas de problèmes, passes moi le tacos”. Ca coupe. Je vais bien tout va bien, je suis guai, tout me plait… c’est ce qu’une petite voix en moi me murmure. Aller, je rappelle. Et là le miracle de la vie, de la communication, de l’amour euh non je vais un peu loin, se produit: le taxi comprend mon objectif (oui je l’ai compris à son aaaahhhhhh). Je pense qu’à ce moment là il a du me dire “ben oui mais fallait le dire !!!”, comme il me l’a dit en chinois et que j’étais pas sur j’ai préféré ne pas répondre. Et puis je voulais surtout avancer. Là pour le sensibiliser au challenge qui s’offre à nous (car maintenant nous sommes une équipe, nous avons le même objectif) je lui remontre le billet en mettant le doigt sur 9h30 et je lui plante ma montre sous le nez. Et en voiture Chun Li (c’est l’équivalent de Simone ici). Tout le trajet le chauffeur marmonne et tape sur son volant: si il n’arrive pas à temps à la gare, il sera humilié sur 10 générations et il perdra la face. Apparemment il l’a bien compris. Les minutes tournent. Il est 9h29 à ma montre quand nous arrivons à la gare.A ce moment là je suis content: je paye le taxi en me disant au pire je cours sur le quai, au mieux les trains chinois ont un peu de retard, ce qui serait pas si habérant dans un pays à plus d’1 milliards d’individus (dans certains pays de 60 millions d’individus ça arrive bien!). Dong!! 2ème faute !!Je cours et fait la découverte (un peu sur le tard il est vrai) du fonctionnement de cette gare chinoise: on check si vous avez le bon billet avant d’aller en “salle d’embarquement”, exactement comme pour les avions. La demoiselle regarde mon billet… et là ne soupçonnant pas tout le combat qu’il m’avait fallu mener ce matin pour arriver à 9h29 à cette foutue garde du Sud, elle me dit en quelques mots:” ah no, finish, train is gone, finish”. Hhhhhhhhmmmmmm…Je vais bien tout va bien, je suis guai, tout me plait…la petite voix revient.

Je prends la direction du guichet. Bizarrement tout ne se passe pas si mal…la schkoumoun m’avait quitté: pas de queue immense, un personnel plutot sympa qui me change mon billet pour le prochain train qui est dans à peine 30 min… un couple de chinois me propose leur aide pour faire les traducteurs… ma vraie journée pouvait commencer…je vais bien tout va bien…

janvier 24th, 2007

Nuits de Chine, nuits calines

En direct live de Shanghai (Chine)

Et oui dans tous les pays d’Asie que j’ai traversé, il y a toujours un lieu, une rue, un bar, un quartier où les hormones occidentales masculines rencontrent les hormones asiatiques féminines. A Shanghai je l’ai découvert ce soir: c’est Hegshan Lu (lu=rue). J’entends une remarque au fond de la salle: “Oui mais toi tu y étais pourquoi?”. Excellente remarque. Vraiment très bonne… et ben ma réponse est simple et limpide: comme tout bloggueur impliqué je me devais de rendre compte de ce qu’il se passait là bas. Je vous rassure il ne se passe pas grand chose… des boites, des bars à hotesses,des rabatteurs, des hôtesses… J’ai goûté au Zapata ce soir grâce à Mathieu, le français qui sait tout sur Shanghai (voir sur la Chine!). Alors je ne vais pas me mettre à cracher dans une soupe à laquelle j’ai pu vouloir gouter un jour mais ça a tout de même des faux airs de marché aux bestiaux: la finesse d’un américain, d’un allemand, d’un anglais voir d’un français, bourré ou très sûr de son irrésistible sex appeal face à des demoiselles chinoises, toutes menues, qui peut êre le temps d’un soir ou plus tentent le frisson occidental (et quel frisson!). Les plus tranquilles ce soir là sont les demoiselles occidentales qui pour une fois ne se feront pas pourrir la soirée par une pression masculine inopportune.
Bon pour être honnête j’y retournerais surement: la musique (hétéroclyte) passe un peu mieux que les tubes chinois du moment, l’ambiance est plutôt bonne enfant et ce sont pratiquement les seuls endroits à Shanghai qui peuvent fermer tard. Et puis je milite pour le partage des cultures :-), alors si ce genre d’endroit facilite les échanges, viva Zapata !

janvier 23rd, 2007

Conduire ou mourir, il faut choisir!

En direct live de Shanghai (Chine)

La répression contre l’alcool au volant n’est pas encore la priorité des autorités shanghaiennes…il faudrait d’abord que les shanghaiens savent conduire. Car c’est bien là le problème: avec un parc automobile qui a explosé ces dernières années, changeant radicalement les habitudes sanghaiennes, les nouveaux automobilistes n’ont visiblement pas tous eu le même mode d’emploi. Shanghai avec une population de 20 millions d’habitants a le même nombre de mort sur la route que la France ! Alors l’état des routes et des véhicules est certes à prendre en compte mais quand même… D’ailleurs à peine 20 min que j’étais en Chine j’ai vu de mon bus un accrochage, ou encore un peu plus loin, surement un employé de la voirie qui au beau milieu d’une route à 3 voies très fréquentée ramassait avec sa petite pelle de la terre (à priori tombée d’un camion) sur la voie du milieu sans aucun panneau…je l’ai frolé avec le bus !

Finalement ce sont les piétons les plus visés. La traversée de la rue est un sport que je commence à maitriser: toujours regarder de gauche à droite même en traversant, préparer sa main à un angle de 90° pour prévenir toute collision (uniquement valable pour un face à face avec un scooter, le bus ne vous laissant aucune chance), ne pas hésiter à utiliser son jeu de jambe pour activer la traversée, remercier Buddha à chaque traversée réussie. Perso j’ai déjà fait la rencontre de 2 scooters et d’une voiture. Charmant :-) La mairie emploie en permanence des “coachs” de traversée de rue, à de nombreux croisements, qui vous sifflent aux oreilles pour vous donner le “go” et qui arrêtent physiquement (!) les scooters ou vélos qui essayent de passer quand même. Un vrai travail d’éducation finalement. Pour l’instant c’est pas gagné…


Un coach de traversée de rue de Shanghai
Merci à Céline pour la photo

janvier 22nd, 2007

Bienvenue en Chine

“Il est 9h40, heure locale, la température extèrieure est de 7°C, le temps est gris, vous avez 15h de voyage dans les pattes, vous avez une sale tronche, mais vous paraissez tout content d’être là, bienvenue à Shanghai, welcome in Shanghai”… voilà ce qu’aurait pu me dire l’hôtesse de l’air en arrivant sur le sol chinois.

Ici la conduite ne se fait ni à droite, ni à gauche mais où on peut; Dove n’est pas un savon mais du chocolat; ici je ne suis pas un lyonnais mais un lao wai (un “vieil étranger”), autant dire un quasi Dieu (remarquez ça change peu à d’habitude :-p); ici quand on dit “on est train de bricoler un peu l’aéroport” il faut comprendre : “on construit une piste, 2 nouveaux terminaux, une nouvelle autoroute, 5 hotels”; ici “tchin tchin” ne veut pas dire “santé” mais tout autre chose (je vous laisse tester); ici quand vous en France vous prenez l’apéro moi je pense à aller me coucher; ici quand on parle des premiers rois ça date pas du moyen age mais des pharaons (-1700); ici quand on dit “on”, ça représente un sixième de la population mondiale (soit 1,3 milliards de “on”),
ici c’est Shanghai, c’est la Chine… Bienvenue en Chine !

PS : vous avez remarqué ces bandes rouges sur le cotédu blog? un peu comme pour vous dire que j’étais en Chine…vachement fort quand même comme concept… bon d’accord pas eu le temps de changer le header alors voilà un peu de rouge partout pour vous dire que ce blog est “chinois” pendant 3 semaines !