octobre 4th, 2008

Je te cite, le blog des petites erreurs

Je viens de lancer avec Sylvain un petit blog sur les lapsus, les petites erreurs, les mix d’expression qui nous font rire au quotidien: je te cite ! Découvrez tous les 2 jours, une nouvelle expression sortie du quotidien de tout à chacun… d’ailleurs vous pouvez y participer en envoyant votre citation à contact@jetecite.com !

A vos e-mails !!

je te cite

août 1st, 2008

La balade de midi

Il existe certains rites, habitudes inhérent à certains voyages… ils s’instaurent par hasard et deviennent une habitude aussi par hasard. C’est le cas avec la balade de midi. Une balade c’est charmant. Une balade à midi, tout dépend de la latitude, mais c’est un peu plus “chaud”. Une balade à midi en plein cagnard au proche orient c’est con. Et bien figurez-vous que cela a été notre petite habitude bien à nous que l’on a inauguré après seulement quelques heures sur le sol israélien. Je vous explique?

Arrivé 6h du mat sur le tarmac de Ben Gourion. Système de bus pas bien au point, pour aller à Jérusalem il faut déjà prendre 2 bus différents dont un arrêt en pleine campagne. Soit. Cela me permet en fait de découvrir rapidement ces bidasses en vert armés. Gare routière de Jérusalem. Départ pour la mer morte et l’auberge de jeunesse d’En Gedi. Pas de places assises dans le bus. Soit. Au bout d’une heure 2 places se libèrent: confort! Le challenge est maintenant de savoir où on s’arrête exactement. Mon petit côté aventurier me dit de laisser voir venir et qu’on tombera bien dessus… une petite incertitude plane alors sur le moment de notre stop… devant nos doutes, un israélien souhaite nous aider. Soit. Après avoir répéter moulte fois “youth hostel”, l’autochtone parait sûr de lui. Soit. Et là la magie de l’étranger, du décalage, de l’aventure opère: notre bus s’arrête devant une entrée de résidence avec le panneau “YOUTH HOSTEL”. Et donc? et donc notre ami du coin nous fait signe de rester dans le bus, souhaitant nous signifier que ce qu’on le recherche est l’arrêt d’après. Soit soit soit. Je le sens mal. 15 min de bus plus tard, nous voilà devant une 2ème résidence qui s’annonce. Terminus pour nous. Dubitatif nous nous avançons pour découvrir qu’effectivement nous ne sommes pas à l’auberge de jeunesse (la Youth Hostel) mais bien dans le Kiboutz du coin. Soit. “How much is it for a room?” “200$/night” Soit. Pas de longues réflexions, nous voilà parti avec nos packtages sur la route pour retourner sur ces 15min de bus, qui nous séparent de notre auberge de jeunesse. Il n’est pas loin de midi. Le concept de la balade de midi au proche orient vient de naître. Simplement les 15 min de bus se métamorphosent en 1h30 de marche, dans le désert de Judée, avec nos beaux sacs tout pleins, sans avoir dormi (ma nuit dans l’avion n’a pas existé), ni manger… En Gendi nous voici!

sur la route d\'En Gedi en Israel

avril 28th, 2008

Vol714 pour Tel Aviv

Ca y est, c’est décidé nous repartons en vadrouille avec Sylvain dans un coin que je ne suis jamais allé explorer (ne serait ce qu’un tout petit peu!): le Moyen Orient et en particulier Israël. Terre de Moise, notre parcours sera jalonné de noms bibliques ( Nazareth, Bethléem, Jérusalem…), d’histoires de croisés (Acre), de romains, de religions (Jérusalem est la capitale religieuse de 3 religions!), d’histoires contemporaines (la création d’Israël, la Palestine)… bref un voyage RICHE de rencontres, d’histoires et de découvertes en perspective. Prochaine étape: l’achat des billets d’avion et des guides.

janvier 16th, 2008

Le backpacker

En Asie du Sud-Est, qu’on le veuille ou non, le backpacker est notre compagnon de voyage. Le backpacker n’est ni plus ni moins qu’un routard mais en version anglo-saxonne, nordique ou allemande. Son terrain de jeu est la Terre mais son royaume est l’Asie du Sud-Est.

Si l’on écarte le backpacker professionnel, hippy attardé qui ne sait plus vivre qu’en Thaïlande et qu’en tong toute l’année, le vrai backpacker, celui qui vient du vrai monde et y retournera après son année de voyage, est sympa. On le reconnaît à plusieurs petits détails : il est habillé confortablement pour voyager mais il est habillé “à la cool”, il lit un très gros livre dans un bar mais c’est un livre «cool», la vie de Jim Morrison par exemple, il a un trop gros sac à dos mais il est rempli de trucs “cool” ramassés aux quatre coins du monde. Il vient de passer un mois à la plage mais c’était une plage “cool”.

Le backpacker est jeune. Il vient de finir le lycée ou ses études supérieures. Il veut faire des études de langues, de sciences politiques ou du commerce international. Elle est institutrice, celle-ci veut travailler pour l’ONU, elles ont toutes les deux repousser l’entrée dans la vie active d’un an.

Moi j’aime les backpackers parce qu’ils viennent de Vera Cruz et vont aux Îles Cook et que si vous les rencontrez sur un parking de Kompong Cham pour partager une voiture avec chauffeur pour rejoindre Kratie, quelques 4 heures de route plus au nord, ils vous prennent pour l’un des leur et pendant un moment vous croyez faire parti de leur grand voyage.

backpacker-laos.jpg

décembre 28th, 2006

Partie de pétanque à Dom Kralor-Voen Kham

A la frontière entre le Cambodge et le Laos, c’est un peu la désolation. La forêt est brûlée, la route en terre est défoncée et nous n’avons pas croisé une seule voiture sur une route pas prévue pour croiser.
Mais à la frontière entre le Cambodge et le Laos, côté laotien, il y a un terrain de pétanque. Il ressemble plus à un terrain de boules lyonnaises mais c’est bien à la pétanque qu’on y joue. C’est un rectangle de graviers délimité de chaque côté par de longues poutres. Il y a un râteau pour préparer le terrain et sur le tronc de l’arbre qui abrite le terrain de jeu, il y a un tableau avec un curseur pour compter les points.

Et du matin au soir, une dizaine de douaniers désoeuvrés tuent le temps sur cette unique piste.

octobre 14th, 2006

Circulez, y-a rien à voir !

Voyager en Asie du Sud-Est n’est pas difficile. Des lignes de bus régulières relient les grandes villes, ils partent des gares routières au petit matin et arrivent cinq heures, sept heures, dix heures plus tard à la gare routière de votre destination. C’est marqué dans votre guide : l’emplacement de la gare routière, les horaires, la durée du trajet. Il est conseillé de passer la veille reparer les lieux, acheter des billets si c’est possible et vérifier les horaires.
C’est plus ou moins folklorique, c’est toujours le bazar et la cohue, ce n’est jamais le grand confort mais on monte toujours dans son bus et on arrive toujours à bon port.
Tout ça c’était vrai jusqu’à Kratie, Cambodge. Mais à partir de là, c’était fini, plus de bus, plus de route goudronnée et encore 200 km pour Stung Treng et de là 50 km pour rejoindre la frontière. Si la frontière était le but ce n’était pas non plus la solution à nos problèmes de logistique. L’autre côté de la frontière, c’est le Laos, ce n’est pas Berlin-Ouest. En préparant le voyage, j’avais cru que l’aventure commencerait là. La notion d’aventure et de danger est propre à chacun et dépend de notre expèrience, bien évidemment. C’était déjà l’aventure avant, mais sur des chemins balisés et déjà parcourus.

Mais c’est à Kratie que vous réalisez combien l’Asie du Sud-Est est le jardin de jeu des backpackers. C’est une petite bourgade de 80 000 habitants joliment animée la journée et qui, comme tout le pays, émerge de son cauchemar Khmer Rouge. A part quelques dauphins en voie de disparition sur le Mékong, il n’y a vraiment rien à voir à Kratie. Il n’y a rien à voir mais il y a quand même là chaque soir une trentaine de backpackers, la moitié qui cherchent à rejoindre la frontière avec le Laos, l’autre moitié qui en vient. Alors quelques jeunes ont monté un business : trois mini-vans, quelques rabatteurs, des téléphones portables et je veux bien croire un commerce rentable. Pas de licence, évidemment, pas de prospectus, pas d’agence, il n’y a que trois hôtels à Kratie, les rabatteurs en ont vite fait le tour et pour 20 dollars US, ils vous emmènent sur une petite île au milieu du Mékong juste après la frontière. C’est une arnaque mais c’est bien huilé. Il y a un mini-van qui fait la liaison Kratie-Stung Treng, de là on traverse le Mékong sur une pirogue (motorisée), un autre mini-van nous attend pour nous amener à la frontière et là, après avoir passé la frontière à pied, nous sommes repartis avec le mini-van qui venait d’amener deux italiennes.
C’était une arnaque parce que le service qui fut vendu n’était pas celui qui fut offert et parce que quand on met onze backpackers dans un tout petit min-van, chacun ayant payant entre 15 et 30 dollars US (ça dépend de vos talents de négociateurs et de votre naïveté), on a un retour sur investissement à faire pâlir d’envie les capitalistes les plus forcenés.

Mais c’était une arnaque surtout parce que le parfum d’aventure s’est envolé avec ce service clef-en-main.

Hébergement vacance au Cambodge

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