août 10th, 2009

Sawat dee khrap !

Pays du terminus de notre périple indochinois: la Thaïlande. Idéalement nous voulions”descendre” la Thaïlande en passant la frontière par le nord (par le Laos) mais pour faire tout ce qu’on avait prévu de faire dans ce voyage il nous aurait fallu 2 mois et non 2 semaines. Exit donc le nord de la Thaïlande, direction l’aéroport de Vientiane pour un vol direct pour Bangkok. L’aéroport de Vientiane est… mignon, mignon tout plein même: 4 vols par jours, des bi-moteurs à hélices, un hall désert, 2 taxis, décidément Vientiane est zen jusque dans son aéroport! Sylvain voulant faire une série sur les montée d’avion (Sylvain a une passion pour les séries: les séries des photographes prenant une photo, les séries de montée d’avions donc, Sylvain tu en as d’autres?), et me voilà, pas super rassuré par le petit avion, en train de monter (séquence émotion):

aeroport-vientiane

Cadeau bonus, Vientiane vue du ciel:

vientiane-ciel

Une heure plus tard me voilà dans l’une des plus grandes mégalopoles asiatiques: Bangkok. Contraste saisissant avec ma petite capitale laotienne. Heureusement Miss Oil, alias une bonne copine thaïlandaise était là pour nous accueillir avec un beau Sawat dee khrap (bienvenue, bonjour,salut…)

miss-oil-bangkok

octobre 4th, 2008

Je te cite, le blog des petites erreurs

Je viens de lancer avec Sylvain un petit blog sur les lapsus, les petites erreurs, les mix d’expression qui nous font rire au quotidien: je te cite ! Découvrez tous les 2 jours, une nouvelle expression sortie du quotidien de tout à chacun… d’ailleurs vous pouvez y participer en envoyant votre citation à contact@jetecite.com !

A vos e-mails !!

je te cite

août 1st, 2008

La balade de midi

Il existe certains rites, habitudes inhérent à certains voyages… ils s’instaurent par hasard et deviennent une habitude aussi par hasard. C’est le cas avec la balade de midi. Une balade c’est charmant. Une balade à midi, tout dépend de la latitude, mais c’est un peu plus “chaud”. Une balade à midi en plein cagnard au proche orient c’est con. Et bien figurez-vous que cela a été notre petite habitude bien à nous que l’on a inauguré après seulement quelques heures sur le sol israélien. Je vous explique?

Arrivé 6h du mat sur le tarmac de Ben Gourion. Système de bus pas bien au point, pour aller à Jérusalem il faut déjà prendre 2 bus différents dont un arrêt en pleine campagne. Soit. Cela me permet en fait de découvrir rapidement ces bidasses en vert armés. Gare routière de Jérusalem. Départ pour la mer morte et l’auberge de jeunesse d’En Gedi. Pas de places assises dans le bus. Soit. Au bout d’une heure 2 places se libèrent: confort! Le challenge est maintenant de savoir où on s’arrête exactement. Mon petit côté aventurier me dit de laisser voir venir et qu’on tombera bien dessus… une petite incertitude plane alors sur le moment de notre stop… devant nos doutes, un israélien souhaite nous aider. Soit. Après avoir répéter moulte fois “youth hostel”, l’autochtone parait sûr de lui. Soit. Et là la magie de l’étranger, du décalage, de l’aventure opère: notre bus s’arrête devant une entrée de résidence avec le panneau “YOUTH HOSTEL”. Et donc? et donc notre ami du coin nous fait signe de rester dans le bus, souhaitant nous signifier que ce qu’on le recherche est l’arrêt d’après. Soit soit soit. Je le sens mal. 15 min de bus plus tard, nous voilà devant une 2ème résidence qui s’annonce. Terminus pour nous. Dubitatif nous nous avançons pour découvrir qu’effectivement nous ne sommes pas à l’auberge de jeunesse (la Youth Hostel) mais bien dans le Kiboutz du coin. Soit. “How much is it for a room?” “200$/night” Soit. Pas de longues réflexions, nous voilà parti avec nos packtages sur la route pour retourner sur ces 15min de bus, qui nous séparent de notre auberge de jeunesse. Il n’est pas loin de midi. Le concept de la balade de midi au proche orient vient de naître. Simplement les 15 min de bus se métamorphosent en 1h30 de marche, dans le désert de Judée, avec nos beaux sacs tout pleins, sans avoir dormi (ma nuit dans l’avion n’a pas existé), ni manger… En Gendi nous voici!

sur la route d\'En Gedi en Israel

avril 28th, 2008

Vol714 pour Tel Aviv

Ca y est, c’est décidé nous repartons en vadrouille avec Sylvain dans un coin que je ne suis jamais allé explorer (ne serait ce qu’un tout petit peu!): le Moyen Orient et en particulier Israël. Terre de Moise, notre parcours sera jalonné de noms bibliques ( Nazareth, Bethléem, Jérusalem…), d’histoires de croisés (Acre), de romains, de religions (Jérusalem est la capitale religieuse de 3 religions!), d’histoires contemporaines (la création d’Israël, la Palestine)… bref un voyage RICHE de rencontres, d’histoires et de découvertes en perspective. Prochaine étape: l’achat des billets d’avion et des guides.

janvier 16th, 2008

Le backpacker

En Asie du Sud-Est, qu’on le veuille ou non, le backpacker est notre compagnon de voyage. Le backpacker n’est ni plus ni moins qu’un routard mais en version anglo-saxonne, nordique ou allemande. Son terrain de jeu est la Terre mais son royaume est l’Asie du Sud-Est.

Si l’on écarte le backpacker professionnel, hippy attardé qui ne sait plus vivre qu’en Thaïlande et qu’en tong toute l’année, le vrai backpacker, celui qui vient du vrai monde et y retournera après son année de voyage, est sympa. On le reconnaît à plusieurs petits détails : il est habillé confortablement pour voyager mais il est habillé “à la cool”, il lit un très gros livre dans un bar mais c’est un livre «cool», la vie de Jim Morrison par exemple, il a un trop gros sac à dos mais il est rempli de trucs “cool” ramassés aux quatre coins du monde. Il vient de passer un mois à la plage mais c’était une plage “cool”.

Le backpacker est jeune. Il vient de finir le lycée ou ses études supérieures. Il veut faire des études de langues, de sciences politiques ou du commerce international. Elle est institutrice, celle-ci veut travailler pour l’ONU, elles ont toutes les deux repousser l’entrée dans la vie active d’un an.

Moi j’aime les backpackers parce qu’ils viennent de Vera Cruz et vont aux Îles Cook et que si vous les rencontrez sur un parking de Kompong Cham pour partager une voiture avec chauffeur pour rejoindre Kratie, quelques 4 heures de route plus au nord, ils vous prennent pour l’un des leur et pendant un moment vous croyez faire parti de leur grand voyage.

backpacker-laos.jpg

décembre 28th, 2006

Partie de pétanque à Dom Kralor-Voen Kham

A la frontière entre le Cambodge et le Laos, c’est un peu la désolation. La forêt est brûlée, la route en terre est défoncée et nous n’avons pas croisé une seule voiture sur une route pas prévue pour croiser.
Mais à la frontière entre le Cambodge et le Laos, côté laotien, il y a un terrain de pétanque. Il ressemble plus à un terrain de boules lyonnaises mais c’est bien à la pétanque qu’on y joue. C’est un rectangle de graviers délimité de chaque côté par de longues poutres. Il y a un râteau pour préparer le terrain et sur le tronc de l’arbre qui abrite le terrain de jeu, il y a un tableau avec un curseur pour compter les points.

Et du matin au soir, une dizaine de douaniers désoeuvrés tuent le temps sur cette unique piste.

octobre 14th, 2006

Circulez, y-a rien à voir !

Voyager en Asie du Sud-Est n’est pas difficile. Des lignes de bus régulières relient les grandes villes, ils partent des gares routières au petit matin et arrivent cinq heures, sept heures, dix heures plus tard à la gare routière de votre destination. C’est marqué dans votre guide : l’emplacement de la gare routière, les horaires, la durée du trajet. Il est conseillé de passer la veille reparer les lieux, acheter des billets si c’est possible et vérifier les horaires.
C’est plus ou moins folklorique, c’est toujours le bazar et la cohue, ce n’est jamais le grand confort mais on monte toujours dans son bus et on arrive toujours à bon port.
Tout ça c’était vrai jusqu’à Kratie, Cambodge. Mais à partir de là, c’était fini, plus de bus, plus de route goudronnée et encore 200 km pour Stung Treng et de là 50 km pour rejoindre la frontière. Si la frontière était le but ce n’était pas non plus la solution à nos problèmes de logistique. L’autre côté de la frontière, c’est le Laos, ce n’est pas Berlin-Ouest. En préparant le voyage, j’avais cru que l’aventure commencerait là. La notion d’aventure et de danger est propre à chacun et dépend de notre expèrience, bien évidemment. C’était déjà l’aventure avant, mais sur des chemins balisés et déjà parcourus.

Mais c’est à Kratie que vous réalisez combien l’Asie du Sud-Est est le jardin de jeu des backpackers. C’est une petite bourgade de 80 000 habitants joliment animée la journée et qui, comme tout le pays, émerge de son cauchemar Khmer Rouge. A part quelques dauphins en voie de disparition sur le Mékong, il n’y a vraiment rien à voir à Kratie. Il n’y a rien à voir mais il y a quand même là chaque soir une trentaine de backpackers, la moitié qui cherchent à rejoindre la frontière avec le Laos, l’autre moitié qui en vient. Alors quelques jeunes ont monté un business : trois mini-vans, quelques rabatteurs, des téléphones portables et je veux bien croire un commerce rentable. Pas de licence, évidemment, pas de prospectus, pas d’agence, il n’y a que trois hôtels à Kratie, les rabatteurs en ont vite fait le tour et pour 20 dollars US, ils vous emmènent sur une petite île au milieu du Mékong juste après la frontière. C’est une arnaque mais c’est bien huilé. Il y a un mini-van qui fait la liaison Kratie-Stung Treng, de là on traverse le Mékong sur une pirogue (motorisée), un autre mini-van nous attend pour nous amener à la frontière et là, après avoir passé la frontière à pied, nous sommes repartis avec le mini-van qui venait d’amener deux italiennes.
C’était une arnaque parce que le service qui fut vendu n’était pas celui qui fut offert et parce que quand on met onze backpackers dans un tout petit min-van, chacun ayant payant entre 15 et 30 dollars US (ça dépend de vos talents de négociateurs et de votre naïveté), on a un retour sur investissement à faire pâlir d’envie les capitalistes les plus forcenés.

Mais c’était une arnaque surtout parce que le parfum d’aventure s’est envolé avec ce service clef-en-main.

Hébergement vacance au Cambodge

juillet 15th, 2006

Le sourire de Banteay Srei (Temple d’Angkor)


A l’entrée de ce petit temple aux traits très fin, il y avait une fillette posée dans l’encadrement d’une fenêtre en pierre. l’image était magnifique. Une jeune américaine lui demanda si elle pouvait la prendre en photo. l’enfant lui dit qu’elle avait faim. L’américaine n’avait rien à lui donner, je lui ai donné une barre de céréales. L’amércaine a pris la photo, j’ai pris le grand sourire. Il y a un temps pour le don et un temps pour l’échange.

Sortant du temple, la fillette était encore là . Elle m’a reconnu et m’a offert encore une fois son très large sourire. C’était un sourire lèvres closes mais lèvres infiniment grande. C’était un sourire plat qui traversait tout le visage. Il y a un temps où le don devient échange.

Pourtant si c’était à refaire, je passerais mon chemin et garderais ma barre de céréales pour moi. Tant pis pour le sourire, tant mieux si ses parents l’enlève de là parce qu’elle ne rapporte plus rien à manger.


Le même temple, une autre fillette, d’autres photographes

Chambres à Angkor
Billets d’avion pour le Cambodge

juin 22nd, 2006

La chorale de Banteay Kdei (Temple d’Angkor)

Par Sylvain

A Siem Reap, la réceptionniste de l’agence de voyage nous a offert de larges morceaux de chocolat Côte d’Or, celle de l’hôtel a avoué nous trouver beaux et les enfants qui harassent les touristes dans les temples d’Angkor pour vendre des boissons fraiches ou des T-shirt à un dollar, nous ont offert des bracelets et des dessins griffonés au dos de leurs cartes postales invendues ou sur des pages arrachées de leurs cahiers d’écolières.

Leur journée avait été mauvaise, elles étaient fatiguées de répéter sans cesse les mêmes phrases en français, anglais ou japonnais. Elles n’avaient pas huit ans et elles voulaient jouer. Mais la journée se finissait et nous étions sûrement leurs dernières proies. Elles ne nous ont pas quitté d’une semelle pendant toute la visite du temple. Elles ont joué de toutes leurs armes : armes des femmes (dérisoires armes quand on est une fillette), d’enfants (mais nous aussi nous avons été enfants) ou de vendeuses (mais au jeu du petit escroc-à-touristes, les enfants de Louxor sont bien plus redoutables). Droit dans nos principes républicains: la place d’un enfant est dans une école, pas dans la rue ni dans un temple, nous ne leur avons rien acheté. Nous leur avons parlé, nous avons rigolé mais nous n’avons rien acheté. Pour nous elles ont chanté en choeur et en français Il Etait Un Petit Navire. Pour nous elles ont souri sur les photos. Jef y a gagné son surnom de Happy Buddha. Et moi ma boite à souvenirs s’est enrichie des dessins des fillettes de Banteay Kdei.

Sylvain

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