La Corrèze au fil de la Dordogne

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J’avais clamé haut et fort mon départ en week-end pour la Corrèze et il était temps de vous en parler plus en détail. Le comité départemental du tourisme de Corrèze m’a donc convié à découvrir un petit aperçu de cette région, finalement méconnue, la Corrèze ! J’avais la chance de partager ce petit trip avec Christina de Bioaddict, Frogita et Mlle Gima. J’ai décidé pour vous en parler de me la jouer thématique, et il y aura donc deux articles. L »un dédié à la découverte de la Corrèze par l’un de ses principales rivières, la Dordogne, l’autre dédié au pays corrézien.

C’est donc par la Dordogne (qui n’est pas seulement un département) que je commencerai. Véritable colonne vertébrale de notre périple, nous avons eu la chance de la découvrir sous plusieurs aspects. Le premier, le plus évident : aller la voir de près ! Et quoi de mieux qu’une petite balade en canoë. Notre petit trajet (1h30) se fait avec plaisir, d’Argentat à Monceaux-sur-Dordogne, sous la houlette du beau Bjorn Thijs Paauw (n’est ce pas ce pas les bloggueuses ?!) moniteur de l’ Aventure Dordogne Nature, l’association par laquelle vous passerez forcément pour vous amuser sur la Dordogne. Kayak, canoë et même initiation au surf des rivières, alias le stand up paddle au programme. La démo du stand up m’a suffit à me dire que cela peut être très très fun, mais l’eau est fraiche et je n’avais pas envie d’y goûter tout de suite (je vais me rattraper par la suite). Nous voilà parti sur cette paisible Dordogne. D’abord en canoë mais j’ai rapidement eu à coeur de faire le malin devant les blogueuses et n’écoutant que mon courage, je décida de quitter mon canoë pour un kayak (merci Gilles !). Autant vous dire que ce fut le fiasco pour ce qui est d’impressionner les filles : après 3 baignades non consenties dans la Dordogne, je renonçais à mon statut de sportif. La balade fut charmante : berges en pleine nature, Argentat-sur-Dordogne… un bon bol de fraîcheur (!), de découverte et de sport, tout ce que j’aime.

Argentat... Sur Dordogne

correze-vol714-36Sur la Dordogne

Mais après 1h30 de pagaie, je n’étais pas mécontent de voir arriver l’heure du déjeuner et nous avions rendez-vous « Chez Maryse« , l’institution des pêcheurs à la mouche, nombreux ici. En Corrèze, la pêche à la mouche est tellement appréciée qu’on élève des coqs de pêche, dont les plumes servent de leurre pour la truite et l’ombre. Ambiance conviviale, petite terrasse, des trophées plein les murs… chez Maryse, c’est authentique ! Mon prochain rendez-vous avec la Dordogne était à Argentat en fin d’après-midi, que nous avions traversé en canoë le matin même mais que nous visitions à pieds le soir venu, pour se faire un petit apéro sur les rives de la Dordogne. Et ces rives là sont magiques. Peut-être à cause de leur histoire séculaire avec les gabares, ces bateaux de transport de bois (je vous en reparle quelques lignes plus bas), peut-être à cause de ses petites maisons au charme typique de la région (la chambre d’hôte aux volets bleus nous a tous épaté) mais surtout à cause des berges très bien aménagées, qui vous tendent les bras pour un petit cocktail au soleil couchant aux bords de la rivière… what else ? Petit clin d’oeil au nom de mon blog très tintinesque (vol 714) avec les menus en Tintin… bon il n’y avait pas Vol 714 pour Sydney 🙁

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Mais ce soir là, nous avions un autre rendez-vous avec la Dordogne : la cité médiévale de Beaulieu-sur-Dordogne. Un petit bijou. D’ailleurs les chanoines qui fondèrent la ville, devant la splendeur des berges, ne purent s’empêcher de nommer le lieu « Bellus Locus ». Le village eut son heure de gloire au XIIème siècle, sous l’influence clunisienne. L’église Saint Pierre de Beaulieu est une splendeur de l’art roman avec notamment le tympan du portail, retraçant la deuxième venue du Christ de l’évangile selon Mathieu. Un thème très proche du jugement dernier, les sculptures étant à l’époque le moyen d’éduquer les populations, et souvent de les éduquer par la peur. La finesse et le réalisme des sculpture rendent ce portail troublant.

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Une balade dans la cité médiévale s’impose : de jour comme de nuit, les maisons à colombages, les fenêtres renaissances, les portes fortifiées… bienvenue au moyen-âge ! J’adore.

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Côté logement ce sont les Charmilles, un hôtel de charme **, qui nous a accueilli pour la nuit : des chambres aux caractères bien différents (j’ai hérité de la chambre rose…), confortables, idéal pour se remettre de nos émotions. La nuit bellocoise est un peu surréaliste : la musique hante les vieilles rues, rencontres improbables, tout ça pour terminer sur une belle petite terrasse, petit demi sur la table. D’ailleurs c’est l’occasion de se rappeler que la Corrèze est une terre de rugby (ah Brive-la-Gaillarde) avec ce joli maillot Pierrot Gourmand (vous savez les sucettes ? et bien elles sont corréziennes !).

Côté restauration, les Flots Bleus (à ne pas confondre avec le camping…) nous ont régalé : cuisine raffinée sur les bords de Dordogne, sous le regard bienveillant de la chapelle des pénitents… luxe et volupté ! Je me souviens notamment d’un délicieux croustillant de gambas..


Mon dernier rendez-vous avec la Dordogne corrézienne était un rendez-vous avec son histoire. L’histoire de ces gabariers, véritable épopée de la Dordogne du XVIIIème siècle est passionnante. Elle nous a été contée par une figure locale : Alain alias Balta.

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Naviguant sur sa gabare (fièrement dirigée par Gilles), il nous emmena 2 siècles en arrière, lorsque les gens de Haute Dordogne, en amont de Souillac était tour à tour agriculteur, pêcheur, bucheron et gabarier. Gabarier, ils partaient leurs bateaux plein à craquer (20 tonnes) pour affronter les rapides de la Haute Dordogne, pour livrer en bois les vignobles bordelais notamment pour les piquets de vigne. C’est toute l’histoire du roman « la rivière espérance« . Mais Balta en parle bien mieux que moi, je vous laisse écouter son explication sur les courpets :



Sur la Dordogne en Corrèze, vous l’aurez compris, on voyage dans le temps, sur les flots, en canoë, en gabare, de villes en villes, de tables en tables, d’histoire en histoires…

La suite, au prochain épisode post !

Retrouvez toutes mes photos de Corrèze.

Quelques infos pratiques :
Agence départementale de Tourisme de la Corrèze
l’ADN Dordogne : c’est l’association qu’il faut contacter pour découvrir la Corrèze côté sport et côté tourisme
l’hôtel de charme les Charmilles : un hôtel très confortable idéal pour vous accueillir à Beaulieu-sur-Dordogne
l’hôtel restaurant les flots bleus : je vous conseille le coucher de soleil en terrasse en amoureux, idyllique
restaurant « Chez Maryse » pour vous faire un déjeuner entre deux pêches à la mouche (labellisé bistro de pays)
– pour obtenir les dates de l’ouverture de la pêche sur la Dordogne
– la page facebook de la Corrèze
– le groupe Flickr

Petits coins à ne pas louper :
Beaulieu-sur-Dordogne : la cité médiévale, l’église abbatiale Saint Pierre, la chapelle des pénitents
Argentat et ses anciens quais des gabariers au bord de la Dordogne

Voyage de presse sponsorisé par Adrider


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6 thoughts on “La Corrèze au fil de la Dordogne”

  1. Comment ça 3 filles pour toi tout seul ??? (et tu trouves encore le moyen de faire ton intéressant en tombant à l’eau ?)

  2. Jef

    et oui ! ça m’a donné des ailes pour aller tenter l’aventure au kayak…

  3. […] mon escapade corrézienne avec aujourd’hui une balade en pays corrézien en opposition à ma balade le long de la Dordogne (j’ai mis un peu de temps à publier la fin de cette […]

  4. […] vous rappelez de mon petit trip en Corrèze en juin dernier? Et bien l’office du tourisme de Corrèze m’a commandé 4 photos pour […]

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