De Montréal au 7ème ciel

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Suite de mon roadtrip ardéchois commencé ici. Lever donc parmi la nature dans cet hôtel niché aux pieds d’une colline toute provençale : soleil, ciel bleu, petit café… on peut démarrer ! Direction les Vans pour un tour au marché : le petit marché typique de vos vacances avec les produits du terroir, la petite église, la fontaine… idéal pour se préparer des repas aux couleurs locales et avec des produits d’une qualité artisanale.

Mais l’heure avance et nous avons rendez-vous avec le châtelain du château de Montréal! Alors oui effet garanti, si vous envoyez une petite carte postale de Montréal pour dire que vous y avez passé le week-end… Hubert Fenestrier nous accueille donc dans sa demeure : un superbe château du XIIéme siècle, dominant la vallée, une vallée stratégique à l’époque à cause des mines de Largentière (mines d’argent). Hubert n’est pas l’héritier de la grande famille des Balazuc qui régnait sur la région. Non Hubert est un maçon qui à cause de son amour pour les pierres (notamment les vieilles !) racheta il y a une dizaine d’année ce château qui était alors une ferme où cave à vin en béton et autres besoins fermiers venaient cacher ou détruire des trésors du moyen-âge. N’étant ni millionnaire, ni magicien, Hubert rénove petit à petit son château. Escalier renaissance, donjon roman, salle de torture, salle de banquet… la visite est passionnante et vous replonge dans le quotidien de la forteresse médiévale.

Ne manquez pas les animations médiévales du 7 juillet au 25 aout :
– tous les jours sauf samedi de 10h30 à 13h et de 15h à 19h
– visites théâtralisées 10h30 – 15h30 – 17h
Au programme : forge, tournage sur bois, chevalerie, archerie, calligraphie, râtelier d’armes du mercenaire, tir à l’arbalète

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Mais comme vous le savez les visites, ça donne faim. Et un petit bistrot de pays (un nouveau label) nous attend dans le petit village de Labeaume. Et ni une, ni deux (avec les retours tout de même des virages serrés) nous voici devant une magnifique assiette de charcuterie locale (en Ardèche question cochonaille, ils s’y connaissent !). A peine le temps de savourer son dernier verre (de rouge) que nous nous transformons en apprenti spéléologue.

Alors je vous rassure des spéléologues du dimanche voir d’un dimanche de juillet : pas besoin de tenue ou autre, nous allons découvrir l’Aven d’Orgnac. Petit point sémantique : aven (du latin) définit une cavité sous-terraine accessible par un trou dans le sol. Alors qu’une grotte est accessible par une « entrée » horizontale. L’aven pour rentrer, il faut descendre en rappel ! Bon là tout est bien installé : escalier, ascenseur… pas de soucis. Je ne suis pas un grand passionné des grottes (ou des avens) mais pourtant j’ai beaucoup aimé ce petit tour sous la terre.

Pourquoi ? et bien c’est grâce au guide qui avec ses commentaires et ses histoires a tout changé. D’abord son humour, petit exemple : nous entendons des gens arrivés au loin (l’aven est immense); il nous explique que ces gens sont là depuis des mois, qu’ils n’ont pas encore trouvé la sortie… puis par ses explications très pédagogiques, bien aidé là-dessus par une mise en scène parfaite : lumière sur les gouttes d’eau qui tombent, musique… non vous passerez un bon moment à 30 m (et jusqu’à 120m) sous terre ! Petit touche finale : alors qu’il appuie sur le bouton pour nous faire remonter par l’ascenseur, le guide fais un signe de croix. J’adore.

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Mais ça y est l’heure fatidique est arrivée. Le clou du week-end nous attend : nous avons rendez-vous avec la mort le ciel à Annonay, berceau de la… Montgolfière… oui, j’allais faire mon baptême de Montgolfière ! Si vous m’avez suivi sur facebook, vous avez pu voir que je n’étais pas rassuré : sur la route nous menant à ce rendez-vous, un corbillard nous a précédé tout le long. Ambiance. Nous arrivons au local de la montgolfière, pendant qu’on fait la queue pour valider nos tickets, on vient annoncer au pilote qu’un des pilotes du milieu vient de se tuer en faisant des acrobaties avec son avion. Ambiance. Si bien que lorsque notre tour vient et qu’on nous dit « c’est pour ? », je ne peux m’empêcher de m’exclamer : « une annulation ! ». Bon tout le monde me rassure, le pilote en tête et je finis par me laisser tenter (« l’aaaaaaaaamour du risque… »). Quelques virages plus loin nous voilà sur le champ de d’honneur départ de notre montgolfière. Nous serons 15 à bords. Poussez pas. Lorsque je vois le ballon commencer à gonfler, les brûleurs qui crachent leur feu, je commence à beaucoup moins faire le malin. Comme tout le monde d’ailleurs. « Allez on y va ». Bon ben quand faut y aller… faut y aller. Adieu plancher des vaches, adieu tout court. La nacelle s’élève dans le ciel, petit à petit… la chaleur des brûleurs est incroyable. Et l’horizon qui petit à petit s’offre à nous : magique. Je vole. Les terriens nous saluent, les vaches nous regardent pas plus surprises que ça, les vallons de l’Ardèche s’offrent sous leur plus beaux jours… Un moment unique. Un vol maitrisé d’une main de maître par Ludo notre pilote qui gère Ardèche Montgolfières, qui n’est pas seulement pilote mais un véritable passionné de la nature, et ça change tout. Il vous explique les vents, les animaux, les saisons… un vol à sensation mais aussi à réflexion ! Ce n’est pas tout ça, mais nous avons déjà 1h30 de vol et les bombonnes de gaz sont prévues pour 2h. Et bien comme vous le savez ou pas, l’atterrissage pour une montgolfière, c’est pas le meilleur moment. Au regard de Cécile, au silence de Khlauda, et malgré la maitrise de Ludo, je n’étais pas rassuré (bis). Déjà nous sommes allés taquiner la cime des arbres : « on est vraiment obligé de faire ça », osais-je d’une voix timide. Puis ensuite il a fallu trouver le terrain d’atterrissage. Et ce n’est pas une mince affaire. Après 4 tentatives, le pilote avait son choix, on ne pouvait plus reculer, on allait s’écraser atterrir. Et bien figurez vous que l’atterrissage fut parfait ! Ma petite vidéo :

Il a fallut ensuite tout remballer, ce que Christian, un personnage haut en couleurs, fit avec ardeur, aidé par quelques uns. Fous rires, images de paysage pleins la tête, fatigue (vous savez la bonne fatigue des journées bien remplies), faim (vous savez la faim des journées bien remplies qui finissent très tard) : le retour au bercail était lancé. Un MacDo et au lit comme dirait l’autre. La journée fut inoubliable. Rendez-vous demain (encore à l’aube : 10h) pour mon dernier jour en Ardèche.

Voyage de presse sponsorisé par Adrider


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3 thoughts on “De Montréal au 7ème ciel”

  1. mouahahaaa Excellent, je viens de revivre notre journée …
    (Hum t’aurais pas oublié le coup de la petit cuillère ^^ ? )

  2. jf

    ahhh mais si 🙂
    seul et solitaire face à mon sunday, désemparé, au bout de l’épuisement,j’ai encore du me battre contre les éléments, à la recherche d’une petite cuillère. La vie est une jungle.

  3. C’est quand même beau Montréal!!

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