Week-end foot et champagne : le match du dimanche ! (part.2)

Suite et fin de mon petit week-end champenois ! Après une bonne nuit en auberge, nous étions frais pour de jolies visites pour notre dimanche. Les occasions sont nombreuses :
> le camp d’Attila, une enceinte celtique du 1er siècle avant JC,
le musée de l’automobile de Reims avec entre autre une très belle collection de motos…

… mais ce qui prédomine dans le coin c’est évidemment le souvenir de la guerre 14-18 qui a mobilisé toute la région, par exemple pendant la célèbre bataille de la Marne. L’idée était d’aller voir le centre d’interprétation  de Suippes qui paraissait offrir une muséographie vivante et humaniste sur la Grande Guerre. Paraissait car ils ont la très mauvaise habitude d’être fermés le dimanche matin. Autre petite visite possible sur ce même thème (il y en a beaucoup), le musée du fort de la Pompelle, haut lieu de 14-18, fort qui protégea Reims des allemands.

Malheureusement pris par le temps, nous n’avons pas pu visiter tout cela. Mais ce n’est que partie remise. Nous avions rendez-vous avec du Nutella, des  cake, du café et pleins d’autres légèretés gastronomiques, nous avions rendez-vous avec le charmant brunch de l’Appart Thé (15€/pers.) Un excellent moment pour nous préparer à ze visite : la cathédrale de Reims.

Inutile de vous faire un cours d’histoire sur ce bijou de l’art gothique en France. Postérieure à Notre Dame de Paris, sa construction se termine au XIVème siècle, deux siècles après la première pierre. Sa façade vous fascinera par son impression de légèreté et la finesse des sculptures.

Plus de 2303 statues ornent la cathédrale : c’est le record en Europe. Mais au-delà du nombre, ce qui m’a particulièrement touché c’est la précision de ces statues qui pour certaines pourraient presque vous parler. Comme le célèbre ange au sourire :

Un sourire très spécial qu’on qualifie souvent d’énigmatique, si le vous le croisez il ne vous laissera pas indifférent : vous aurez l’impression qu’il vous sourit à vous, et vous ne trouverez pas son sourire si sympathique que cela…

L’intérieur est gigantesque : l’alignement des voûtes des bas-côtés est superbe.

La cathédrale a certes son histoire mais elle est fait partie intégrante de l’Histoire de France : depuis Clovis, elle a accueilli tous les baptêmes des rois de France. Par calcul politique, le premier roi des francs, Clovis, décida de se faire baptisé. Avec ce baptême, il avait avec lui les puissants évêques. C’est devenu une tradition et un passage obligé pour les rois de France. 

On en a profité pour allumer un petit cierge pour le match de foot qui allait commencer… car oui : de la cathédrale au stade, il n’y a que 20 minutes à pieds… alors c’est parti !

Au stade de Reims

C’était un petit rendez-vous avec l’histoire du foot français. Bien sûr rien à voir avec l’équipe actuelle qui va jouer contre Lyon, mais tout de même : un club c’est aussi une histoire. Un club né en 1931 mais qui a connu son heure de gloire à l’après-guerre : de 1953 à 1960, le club domine le championnat français et tutoie les sommets européens avec deux finales en coupe d’Europe en 1956 et 1959 contre le grand Real de Madrid. Le club est à l’époque le principal « fournisseur » de joueurs pour l’équipe de France avec notamment une attaque de légende : Raymond Kopa et Just Fontaine. Vers 1962 le club retombe un peu dans l’anonymat. D2, National, quelques grands matchs de coupe, Pierre Menez fulgurant directeur de la com’ en 2004 et le Graal : la remontée en L1 à la fin de la saison 2012 et… ce dimanche là contre l’OL. Toute l’histoire de stade de Reims ici.

Côté stade, c’est en 2008 que le nouveau stade Auguste Delaune (héros de la résistance) est livré, sur le même emplacement que l’ancien. Un très joli (petit) stade de 21000 places, à l’anglaise très proche du terrain, et ça c’est du bonheur quand on aime le foot. Vous avez là à quelques mètres le joueurs qui jouent, qui se parlent, vous êtes au coeur du jeu.

 Ambiance plutôt bon esprit autour du stade, on s’est baladé sans problèmes avec nos écharpes lyonnaises. Dans le stade aussi ambiance plutôt calme avec forcément quelques excités de chaque côté (lyonnais et rémois). L’entrée des joueurs…

… et le jeu commence.

Le match ? Un cauchemar pour l’OL : jeu maussade, premier tir cadré à la 30ème minute de Lopez, carton rouge et penalty pour Bisevac… défaite sans rébellio  ni saveur et ce jour là, Lyon abandonne sa deuxième place à Marseille. Un cauchemar je vous dis.

Mais c’est ça aussi l’intérêt des week-ends foot : je me serais déplacé pour voir cette défaite j’aurais bien eu les boules mais là je garde un excellent souvenir  de mon passage à Reims, même si l’OL a perdu !

Quelques sites pour organiser votre week-end en Champagne !
> Tourisme Champagne Ardenne
> site de la cathédrale de Reims
> site du stade de Reims

A propos de Jef
Au simple mot insolite, il est toujours prêt à faire quelques km en plus. Passionné de voyage, il anime Voyage-Insolite.com et son blog perso Vol714.com, le jour devient dealer de gadgets avec Super-Insolite.com et le jeudi organise l’apéro avec Aperodujeudi.com. Et la nuit dort. Parfois.

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