A la poursuite du bouddha d'émeraude (part.1)

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Ca le fait le titre non? Tout droit sorti d’un Indiana Jones! Ce bouddha a traversé les siècles et les contrées indo-chinoises… il a notament beucoup compté pour le Laos…  tout commence un beau jour du XIIIème siècle, un mardi je crois, quand une tribu du Yunnan (région passionante que j’ai découverte l’année d’après), les Lao, se décidèrent à virer les petits gars du coin (les Kha) pour se faire une place au soleil (je vois pas d’autres motivations là). La Principauté du Muong Swa venait de naitre avec pour capitale la ville des fleurs du flamboyant tout aussi connue (ou pas) sous le nom de Xieng Dong Xieng Thong (ça ne s’invente pas). Tout ça ne fait pas un royaume vous allez me dire, je vous l’accorde. Ajoutez un petit siècle d’installation, l’influence Khmer, l’influence de la culture indienne (en ce moment je suis poursuivie par cette culture indienne, bref…) et vous obtenez le roi Fa Ngoun qui en 1353 réunit toutes les peuplades du coin pour fonder le royaume du « millions d’éléphants » (là bas dites plutôt: Lan Xang ça fera mieux). Bon et puis pas idiot, notre petit roi a piqué chez les Khmer (au Cambodge) un magnifique bouddha du VIIème siècle d’origine ceylanaise (bon l’Inde me poursuit, c’est officiel) tout en émeraude (il a du goût Fa), appelé Pha Bang: un beau symbole pour ce nouveau royaume . Voici donc la première capitale du royaume Lao qui prend son essor, nommée que deux siècle plus tard, Luang Prabang, la ville du divin Bang (rapport au fait… pas compris? lisez 2 lignes plus haut!). Et puis voilà dans cette région (comme dans beaucoup d’ailleurs) c’est toujours la même chose: si c’est pas les Khmers, c’est les Thai, sinon c’est les anammites ou encore les siamois, et bien là  c’est les Birmans qui viennent tout mettre par terre. On se fait ch… des siècles à construire un royaume et voilà… je vous jure. Ni une, ni deux la capitale est transférée à… Vientiane. Ca y est, on y est! Mais voilà notre Laos est parti pour des siècles d’instabilité: divisé en 3 royaumes au début du XVIIIeme (Luang Prabang, Vientiane et Champassak), les rois du Siam et d’Annam se font plaisir; à la fin du XVIIIème, le futur Rama Ier après une énième petite guerre, ramène dans ses bagages le bouddha d’émeraude à Bangkok où il en fera un des symboles de la dynastie des Chakri; les Birmans, les Méo (montagnards chinois), les Hô (chinois s’étant révoltés contre le pouvoir de l’Empereur chinois lors de la révolte des Taiping) s’emparent tour à tour des territoires laos.  Bref ne nous le cachons pas, c’est un peu la foire. La France montre le bout de son nez dans la région et le roi du Laos décide de demander l’appui de la république française en 1887. Les français incorporent le Laos à leur Union Indochinoise, qui entre temps a réintégré le Champassak et est dorénavant dirigé par le roi Sisavang Vong (ok le nom du roi n’apporte pas grand chose, mais bon quand même).  Pour Pha Bang, c’est loupé, ni Vientiane, ni Luang Prabang ne reverront leur précieux bouddha. Remarquez, l’Histoire est en route. Ça a récemment chauffé entre le Cambodge et la Thaïlande dans le jungle pour un territoire sacré… pour peu que les laotiens viennent réclamer le retour de leur bouddha (honteusement subtilisé aux khmers tout de même…). Depuis la capitale lao j’étais donc parti à la poursuite du bouddha d’émeraude…

bouddha demeraude


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