Après le paradis, l'enfer

Après avoir passé une nuit sur cette petit île au milieu du Mékong, nous voici reparti sur les routes du Laos: objectif Pakse, la sous-préfecture du coin. Nous quittons ce petit coin de paradis aux aurores: Sylvain lance un adieu à la fille au jus de betterave et moi à ma nuit sur le hamac pour retrouver à quelques kilomètres le point de départ de notre trajet. Terrain de terre battue entre plusieurs cahutes et au milieu trône notre navette spatiale en pleine préparation pour un décollage imminent. Et quel engin !!

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Nous avions déjà expérimenté le pousse-pousse, le bus, la moto, le bâteau, la pirogue mais la navette spatiale pour backpackers jamais ! Parce ce que ce genre d’engin a l’air d’être exclusivement réservé aux backpackers et c’est là où tu te dis: danger ! Pas d’autochtones, des backpackers qui arrivent petit à petit, les sacs à dos qui s’entassent sur le toit… hhmm ça sent le trajet épique. Ci-dessous une photo prise par Sylvain alors que j’avais ma mine des grands jours (il était tôt) et que je commençais à réaliser ce qui nous attendait.

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 De navette spatiale, on passait petit à petit à boîte à sardine… les mines des voyageurs déjà installés se décomposaient au fur et à mesure de l’entassement. Au bout d’une 30aine d’individus entassés, le chauffeur décida que c’était assez pour son van qui avait été crée par le constructeur japonais pour 2 fois moins de personne…. mais ça apparemment à ce moment là tout le monde s’en foutait, surtout le chauffeur.

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La balade commença … nous étions pliés les uns contre les autres: impossible de changer de position, impossible d’aller faire pipi, d’aller chercher quoique ce soit dans son sac totalement inatteignable, impossible d’avoir envie de converser gaiement avec ses co-galériens, impossible de ne pas en vouloir à la terre entière de l’existence de ce van pourri et de son chauffeur verreux, impossible de ne plus avoir froid car son sac est toujours inatteignable… bref impossible de penser à ce moment là que le Laos est un magnifique pays où les rencontres avec la population sont souvent magiques, non impossible, il fallait juste attendre que ces 4 heures de voyage passent le plus vite possible… et ce fut long, long

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1 thought on “Après le paradis, l'enfer”

  1. Sylvain

    Je me rappelle avoir eu peur pendant ce voyage. Un coup de frein intempestif, et cela peut arriver très facilement dans ces pays, et il y aurait eu plusieurs crânes de backpackers qui se seraient encastrés sur les parties métalliques saillantes du pick-up.

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