septembre 13th, 2009

Au livre ouvert

Petit retour sur notre passage à Phnom Penh. Aux détours des ruelles du centre ville, tout proche du Mékong, nous étions tombés sur un espace bien curieux: des livres, des tapis, des jouets… une librairie? non, une salle de lecture, ouverte à tous, cambodgiens, touristes. Mais c’est surtout les petits cambodgiens qui viennent avec plaisir dans ce lieu magique: pour lire, pour jouer, pour écouter des lectures. Cet havre de paix pour ces petits a été créée et est géré par une association caritative: Au livre ouvert (Open Book 240).

C’est Catherine Cousin, une franco-américaine, vivant une partie de l’année à Phnom Penh qui est à l’origine de cette ONG. Pour développer l’association est recueillir quelques fonds pour assurer le fonctionnement de la salle de lecture, Catherine et Mira, une franco brésilienne professeur de français à Phnom Penh ont eu l’idée d’éditer des livres illustrés pour enfants avec pour cadre le Cambodge. Une salle de lecture et une association que j’ai tout suite aimé: permettre aux enfants de Phnom Penh de lire, de jouer en dehors du cadre familial parfois inexistant pour les orphelins, parfois peu propice à la lecture…


Un des ouvrages édité par l’association: “Miaou dit la souris”

Comment les aider?
1- envoyer des livres pour enfants: une équipe de traducteur s’occupe de traduire les livre, ils sont même parfois lu en français
vous aussi n’hésitez pas, ils ont toujours besoin de livres pour enfants, leur adresse:
Association Open Book 240, P.O Box 1272, Phnom Penh, Cambodia

2 - leur faire un petit blog: ça a mis un peu de temps pour leur faire quelque chose de propre mais c’est enfin fait: www.aulivreouvert.fr ! Quelques photos, les détails des livrets, un peu d’historique sur l’association, c’est surtout l’occasion d’être plus visible pour l’association sur internet

décembre 29th, 2008

A la poursuite du bouddha d’émeraude (part.1)

Ca le fait le titre non? Tout droit sorti d’un Indiana Jones! Ce bouddha a traversé les siècles et les contrées indo-chinoises… il a notament beucoup compté pour le Laos…  tout commence un beau jour du XIIIème siècle, un mardi je crois, quand une tribu du Yunnan (région passionante que j’ai découverte l’année d’après), les Lao, se décidèrent à virer les petits gars du coin (les Kha) pour se faire une place au soleil (je vois pas d’autres motivations là). La Principauté du Muong Swa venait de naitre avec pour capitale la ville des fleurs du flamboyant tout aussi connue (ou pas) sous le nom de Xieng Dong Xieng Thong (ça ne s’invente pas). Tout ça ne fait pas un royaume vous allez me dire, je vous l’accorde. Ajoutez un petit siècle d’installation, l’influence Khmer, l’influence de la culture indienne (en ce moment je suis poursuivie par cette culture indienne, bref…) et vous obtenez le roi Fa Ngoun qui en 1353 réunit toutes les peuplades du coin pour fonder le royaume du “millions d’éléphants” (là bas dites plutôt: Lan Xang ça fera mieux). Bon et puis pas idiot, notre petit roi a piqué chez les Khmer (au Cambodge) un magnifique bouddha du VIIème siècle d’origine ceylanaise (bon l’Inde me poursuit, c’est officiel) tout en émeraude (il a du goût Fa), appelé Pha Bang: un beau symbole pour ce nouveau royaume . Voici donc la première capitale du royaume Lao qui prend son essor, nommée que deux siècle plus tard, Luang Prabang, la ville du divin Bang (rapport au fait… pas compris? lisez 2 lignes plus haut!). Et puis voilà dans cette région (comme dans beaucoup d’ailleurs) c’est toujours la même chose: si c’est pas les Khmers, c’est les Thai, sinon c’est les anammites ou encore les siamois, et bien là  c’est les Birmans qui viennent tout mettre par terre. On se fait ch… des siècles à construire un royaume et voilà… je vous jure. Ni une, ni deux la capitale est transférée à… Vientiane. Ca y est, on y est! Mais voilà notre Laos est parti pour des siècles d’instabilité: divisé en 3 royaumes au début du XVIIIeme (Luang Prabang, Vientiane et Champassak), les rois du Siam et d’Annam se font plaisir; à la fin du XVIIIème, le futur Rama Ier après une énième petite guerre, ramène dans ses bagages le bouddha d’émeraude à Bangkok où il en fera un des symboles de la dynastie des Chakri; les Birmans, les Méo (montagnards chinois), les Hô (chinois s’étant révoltés contre le pouvoir de l’Empereur chinois lors de la révolte des Taiping) s’emparent tour à tour des territoires laos.  Bref ne nous le cachons pas, c’est un peu la foire. La France montre le bout de son nez dans la région et le roi du Laos décide de demander l’appui de la république française en 1887. Les français incorporent le Laos à leur Union Indochinoise, qui entre temps a réintégré le Champassak et est dorénavant dirigé par le roi Sisavang Vong (ok le nom du roi n’apporte pas grand chose, mais bon quand même).  Pour Pha Bang, c’est loupé, ni Vientiane, ni Luang Prabang ne reverront leur précieux bouddha. Remarquez, l’Histoire est en route. Ça a récemment chauffé entre le Cambodge et la Thaïlande dans le jungle pour un territoire sacré… pour peu que les laotiens viennent réclamer le retour de leur bouddha (honteusement subtilisé aux khmers tout de même…). Depuis la capitale lao j’étais donc parti à la poursuite du bouddha d’émeraude…

bouddha demeraude

août 16th, 2008

Feuille de route pour l’Indochine

Le format du blog se prête très bien à raconter son voyage au fur et à mesure des journées.  Par contre dès que vous parlez de plusieurs voyages en même temps (l’Indochine, l’Empire du milieu, La quête de Shangri La, Sous le soleil de Terre Sainte et encore d’autres que j’aimerais partager!), tout de suite ça devient plus compliqué. D’où l’idée de rédiger un sommaire complet, sur une page à part, pour en coup d’oeil voir tous les posts sur le voyage ainsi que la carte qui va avec. Je commence donc cette série avec ma feuille de route (de bloggeur) pour l’Indochine.

avril 15th, 2008

Angkor, mon album photo

En reprenant la mise en page de Vol714 je me suis aperçu que je n’avais pas partagé mes photos d’Angkor, en tout cas ma sélection. Alors voici mon album photo de cette envoutante cité perdue khmer :

mars 5th, 2007

Un petit coup de main pour les cambodgiennes

Un tout petit coup de pub pour une assoc’ “Toutes à l’école” qui agit pour l’éducation des petites filles dans les pays en voie de développement. Les 1eres missions se déroulent dans un pays qui m’est cher: le Cambodge. Vous pouvez les soutenir en faisant un petit don ici.

janvier 2nd, 2007

Le clip de notre voyage en Indochine

Notre carnet voyage n’est pas tout à fait terminé mais ce petit clip vidéo compile les 2 semaines de voyage à travers toute l’Indochine: Vietnam, Cambodge, Laos et Thailande… 3min et une chanson de U2 pour vous faire voyager un petit peu….


Voyage en Indochine
envoyé par jef69
Vous voulez soumettre un hébergement ou une location vacances ? C’est par ici…

décembre 28th, 2006

Partie de pétanque à Dom Kralor-Voen Kham

A la frontière entre le Cambodge et le Laos, c’est un peu la désolation. La forêt est brûlée, la route en terre est défoncée et nous n’avons pas croisé une seule voiture sur une route pas prévue pour croiser.
Mais à la frontière entre le Cambodge et le Laos, côté laotien, il y a un terrain de pétanque. Il ressemble plus à un terrain de boules lyonnaises mais c’est bien à la pétanque qu’on y joue. C’est un rectangle de graviers délimité de chaque côté par de longues poutres. Il y a un râteau pour préparer le terrain et sur le tronc de l’arbre qui abrite le terrain de jeu, il y a un tableau avec un curseur pour compter les points.

Et du matin au soir, une dizaine de douaniers désoeuvrés tuent le temps sur cette unique piste.

décembre 9th, 2006

Same Same…but different !

Les voyages sur d’autres continents vous permettent de découvrir des paysages mais surtout des cultures, des peuples et des façons de vivre différentes. Et tout le long de ce voyage le long du Mékong nous étions parfois un peu surpris de cette façon de prendre la vie de la part des vietnamiens, cambodgiens et laotiens : prend la vie comme elle vient… tu m’as demandé ça ? je t’ai dit oui mais je te donne ça … c’est pareil mais différent !

Nous le sentions avec Sylvain depuis le début mais nous n’avions pas de bonnes expressions pour définir cette façon de faire. Ce sont les douaniers laotiens qui allaient nous la donner. Nous étions partis de Kratie (Cambodge) en direction de Pakse (Laos). Nous avons fait des heures de mini bus au milieu de nulle part, à travers des hectares de fôrets en train d’être abbatus par des engins de démolition chinois (à priori pour construire une route). Nous sommes arrivés au bout d’une route chaotique sur un petit poste frontière. Bon je vous le cache pas, on a derrangé tout le monde en pleine partie de pétanque. Les gardes frontières s’affèrent à leurs petits tampons et leurs grands cahiers de registres et avec un grand sourire ils nous demandent la petite taxe en plus, le petit backchish du garde frontière qui va bien. Elle est généallement tolérée à 1 $ … et bien là c’était devenu 5 $ par personne !

Nos collègues de voyages, 2 australiennes, ne l’entendaient pas de cette oreille … elles protestent… le petit douanier paraissait tout penaud face à ces backpackers expérimentées. Il murmure dans un sourire gêné: “1 $ or 5 $ … same same but different “ Il venait de mettre une expression sur cette façon de se dire que finalement tout est possible…A peu près… et que 5 $ ou 1 $ c’était pareil, prendre le bateau sur le Mékong pour le traverser ou remonter le Mékong en bâteau, c’était pareil… On retrouve souvent en Asie cette façon de voir qui diffère vraiment de la notre et cette expression est souvent reprise par les occidentaux pour expliquer cela. Par exemple ici ce blog d’expat à Bangkok qui se nomme : Same Same but different.

novembre 23rd, 2006

Quel est ce petit encas proposé en plein Cambodge ?

La bonne réponse gagne 100g de ce petit plaisir culinaire…

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